Le G8 menace la Corée du Nord de nouvelles sanctions et reste divisé sur la Syrie
Les ministres des Affaires étrangères du G8, qui regroupent les pays les plus industrialisés, étaient réunis à Londres ce jeudi 11 avril. Leur communiqué a été consacré en grande partie à la Corée du Nord, qui doit dorénavant s'abstenir de tout acte de provocation. Mais les ministres ont aussi écouté et entendu l'actrice Angelina Jolie, ambassadrice de bonne volonté du Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).
Avec notre correspondant à Londres, Adrien Moss
Il y avait des sujets brûlants, mais c’est sur un problème vieux comme les guerres que cette réunion des ministres du G8 est arrivée aux résultats les plus spectaculaires. Le G8 débloque près de 30 millions d’euros pour lutter contre les violences sexuelles en zone de guerre. Elles seront considérées comme des infractions à la Convention de Genève au même titre que les crimes de guerre.
C’était un combat lancé par le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, avec le soutien de l’actrice américaine Angelina Jolie qui était à ses côtés pour annoncer l’accord.
Sur la tension en Corée du Nord, les participants condamnent fermement les menaces de Pyongyang et promettent de nouvelles sanctions en cas de nouveaux tests de missiles. « Bien entendu, nous essayons tous de faire en sorte de ne pas nourrir, de ne pas encourager la rhétorique paranoïaque de la Corée du Nord, mais nous répondons à cette rhétorique d'une manière à la fois ferme, calme et unie et c'est ce qui ressort du communiqué final », a déclaré William Hague.
Le dossier syrien toujours dans l'impasse
Sur le dossier syrien, aucune décision n’a été prise sur la livraison éventuelle d’armes aux rebelles malgré des rencontres en marge de la réunion entre les représentants des rebelles et plusieurs participants, notamment John Kerry, le secrétaire d’État américain. A l'issue de la réunion, William Hague a estimé pourtant que la situation devenait critique en Syrie.
Les pays les plus riches pauvres en solutions sur la Syrie |
C'est sur un constat d'échec que s'est achevé ce jeudi le sommet du G8 consacré notamment à la Syrie. Réunis à Londres, les ministres des Affaires étrangères des pays les plus riches n'ont pas réussi à parler d'une seule voix pour trouver une solution à la crise syrienne. La question de la livraison d'armes au rebelles demeurant l'un des principaux points d'achoppement. Le communiqué final du G8 ressemble à tant d'autres. Il y est fait mention de la situation dramatique à laquelle est confrontée la Syrie depuis plus de deux ans, ainsi que du bilan sanglant de ce conflit. Les chefs de la diplomatie du G8 se sont donc dit « atterrés » par le nombre de morts, évalués à 70 000 par l'ONU, ainsi que par le nombre de réfugiés qui atteint désormais un million de personnes. Divisions des occidentaux Le sommet n'est pas allé plus loin en raison des divisions des Occidentaux sur la question de la livraison d'armes aux rebelles. Le sujet pourtant abordé la veille par les homologues britannique, français et américain avec les représentants de l'opposition syrienne, n'a pas bougé d'un iota. Plusieurs pays craignent que ces armes ne tombent aux mains d'extrémistes, et les réticences sont encore plus fortes depuis que le Front al-Nosra, le plus influent au sein de la rébellion a annoncé son adhésion à Al Qaïda. La Russie quand à elle, continue de camper sur ses positions en soutenant le président Bachar al Assad. La question de l'armement de la rébellion sera de nouveau à l'ordre du jour d'ici la fin mai, l'Union Européenne doit réexaminer ses sanctions, dont l'embargo contre la Syrie. |

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