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    Europe

    Turquie : Le pianiste Fazil Say condamné pour des propos anti-islam sur Twitter

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    Le très renommé pianiste turc Fazil Say a été condamné ce lundi 15 avril par un tribunal d'Istanbul à dix mois de prison avec sursis. L’artiste a été reconnu coupable d’ « insultes aux valeurs religieuses d’une partie de la population ». Cependant, le juge a souligné que sa peine ne sera appliquée qu’en cas de récidive dans les cinq ans. Comme Fazil Say avait publié ses tirades sur Twitter, le jugement a provoqué un vif débat sur la liberté d’expression en Turquie.

     

    Les réactions d’indignation et de soutien, même de ceux, nombreux, qui n’apprécient pas particulièrement la personnalité un peu sulfureuse du virtuose, ont commencé à pleuvoir après cette condamnation qui est une première et risque, surtout, de faire jurisprudence.
     
    Le verdict énonce certes une peine inférieure à celle requise par le procureur (qui était de 18 mois de prison), et elle est certes assortie d’un sursis, mais de toute évidence elle passe comme une nouvelle limitation à la liberté d’expression en Turquie. Ce jugement est une première par sa rapidité – le tweet de Fazil Say date d’il y a un an, et l’ouverture de la procédure ne remonte qu’à juin dernier. Il est aussi inédit parce que c’est le premier à condamner une publication sur les réseaux sociaux. Et enfin et peut-être surtout, il est le premier – en même temps qu’un verdict pour blasphème rendu aujourd’hui même au sujet d’un post sur Facebook – à condamner une atteinte aux valeurs religieuses.
     

    Fazil Say, poursuivi par des membres d’une confrérie islamiste baptisée Fondation pour la Science pour avoir cité un poète persan du XIIe siècle, est persuadé qu’il est victime d’un procès politique orchestré par le parti islamo-conservateur de la Justice et du Développement au pouvoir, avec qui il a depuis des années des relations tendues.

     

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