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Article publié le : samedi 27 avril 2013 à 19:45 - Dernière modification le : samedi 27 avril 2013 à 19:45

France: le PS qualifie Angela Merkel de «chancelière de l’austérité»

Angela Merkel, ici le 16 avril dernier, lors d’une conférence de presse à Berlin, est la cible de virulentes critiques de la part des socialistes français.
Angela Merkel, ici le 16 avril dernier, lors d’une conférence de presse à Berlin, est la cible de virulentes critiques de la part des socialistes français.
REUTERS/Fabrizio Bensch

Par RFI

Angela Merkel est dans le collimateur des socialistes français qui dénoncent «l'intransigeance égoïste» de la chancelière allemande et font pression sur François Hollande pour qu'il engage un bras de fer avec elle. Jean-Marc-Ayrault tente de son côté de calmer les mécontents, au premier rang desquels le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone.

À travers les attaques contre l’Allemagne, c’est l’austérité qui fait débat. Après un an de gouvernement, les critiques de la politique de réduction des déficits engagée par François Hollande se font de plus en plus vives, à gauche.

Et les socialistes s’en prennent maintenant sans ménagement à une cible : l’Allemagne de la chancelière Angela Merkel. Cette dernière est jugée responsable d’une situation qui empêche la mise en œuvre de mesures de relance et de croissance par un assouplissement des contraintes budgétaires.

Et ce ne sont plus simplement les représentants de la gauche de la gauche, comme Jean-Luc Mélenchon, qui cognent. Même le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, s’y est mis, appelant à « entrer dans une confrontation » avec l’Allemagne.

De la « tension amicale » à « l'affrontement »

Si la « tension amicale » prônée par François Hollande ne suffit pas à changer le rapport de force au sein de l’Europe, alors il faut plus. Au Parti socialiste, on évoque même le terme « d’affrontement. »

Un vocabulaire guerrier qui inquiète l’opposition, car il participe, selon elle, à entretenir un climat de défiance à l’égard du principal partenaire de la France, dont les conséquences pourraient être graves. Alain Juppé a même évoqué un « péril mortel. »

Officiellement, aucun changement de stratégie vis-à-vis de l’Allemagne n’est à l’ordre du jour. Conscient de l’impact de ces critiques, Jean-Marc Ayrault a essayé d’apaiser le débat, en rappelant dans un tweet rédigé en allemand [le Premier ministre est professeur d'allemand, Ndl] que l’amitié franco-allemande est indispensable pour redonner un élan au projet européen.

tags: Allemagne - Crise économique - France - Politique française - Union Européenne
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