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    Europe

    Le président du Conseil italien défend à Berlin une politique de relance européenne

    media Le président du Conseil italien Enrico Letta et la chancelière allemande Angela Merkel, ce mardi 30 avril, à Berlin. REUTERS/Fabrizio Bensch

    12,1%, c'est un taux de chômage record pour la zone euro au mois de mars, et l'annonce tombe le jour où le nouveau Premier ministre italien, Enrico Letta, est en Allemagne. Le chef du gouvernement italien plaide pour une politique de relance européenne, alors que la tendance est plutôt à l'austérité. A Berlin, il a demandé à la chancelière allemande plus d'Europe et moins d'austérité. Angela Merkel a déclaré que consolidation budgétaire et croissance ne sont pas contradictoires.

    « L’Italie veut continuer sur la voie de la réduction des dépenses publiques, mais elle attend de l’Union européenne une politique de croissance et pas seulement une politique d’austérité », clame Enrico Letta. Le nouveau Premier ministre a plaidé à Berlin pour un assouplissement des contraintes budgétaires européennes à l'égard de l'Italie afin de se ménager une marge de manœuvre pour relancer une économie plongée dans la récession. Réponse sibylline d’Angela Merkel : consolidation budgétaire et croissance ne sont pas contradictoires et peuvent déboucher sur une meilleure compétitivité. Demain à Paris et à Bruxelles, Enrico Letta défendra les mêmes idées. Il attend une réponse concrète : un prolongement de deux ans de son déficit avant de passer sous le seuil des 3%. Cela lui permettrait de trouver la dizaine de milliards nécessaires pour financer sa politique. Et comme l’avait fait son prédécesseur Mario Monti, il s’appuiera sur François Hollande pour constituer un axe franco-italien en faveur d’une politique de croissance européenne.

    Les Italiens ne sont pas les seuls à réclamer moins d’austérité

    Le ministre français des Affaires européennes, Thierry Repentin, a vu dans le discours du président du Conseil italien un signe que « sur la politique de relance, aujourd'hui, François Hollande a plus d'écho, est moins isolé » dans l'UE. François Hollande, accusé par la droite de vouloir isoler Angela Merkel depuis le début de son quinquennat, fait effectivement feu de tout bois pour tenter d’infléchir la rigueur prônée à Bruxelles et à Berlin. Il est poussé par la gauche de son parti qui dénonce l’intransigeance égoïste de la chancelière au sein de la majorité. Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartelone, a même encouragé à la confrontation avec l’Allemagne ou plutôt avec la droite allemande. « La chancelière de l’austérité », comme l’appellent les socialistes français, « engloutit l’Europe dans le trou noir des égoïsmes nationaux avec l‘aide des conservateurs européens ».

    Pour certains, il y a péril à voir se développer des expressions bellicistes et réflexes germanophobes là où au contraire l’Allemagne et la France ensemble peuvent contribuer à la relance de l’Union européenne et à la sortie de crise. Pour d'autres, l’amitié franco-allemande ne doit pas empêcher un débat sur l’austérité. Débat qui est aujourd’hui porté sur tout le continent ; une fracture se dessine et les droites européennes deviennent une cible parce qu’elles soutiennent les politiques d’austérité alors que les sociaux-démocrates, et même les sociaux-démocrates allemands, considèrent que l’austérité en Europe ne fonctionne pas.

    En Espagne ou au Portugal, les gouvernements de droite appliquent la rigueur à la lettre

    Au Portugal, l’opposition socialiste réclame une renégociation du plan de sauvetage accordé au Portugal en mai 2011, mais les socialistes sont co-signataires des engagements pris par le Portugal auprès de ses créanciers internationaux en échange d'une aide financière de 78 milliards d'euros. Cela limite sa capacité de critiquer la politique de rigueur du gouvernement même si les socialistes portugais la jugent « excessive » parce qu’elle conduit à « l'appauvrissement et à la destruction de l'Etat social ». Les politiques de rigueur mises en œuvre au Portugal depuis deux ans ont eu pour conséquence une aggravation sans précédent de la récession et du chômage. L'économie doit reculer cette année de 2,3%, selon les prévisions officielles.

    Avec la publication des nouvelles statistiques du chômage en Europe, le débat sur l’austérité n’a pas fini de rebondir

    Le chômage a atteint un nouveau record absolu dans la zone euro : 12,1% en mars, soit près de 20 millions de chômeurs. Sans surprise, c’est dans trois des pays bénéficiant d'une assistance financière internationale qu'il est le plus élevé: 27% en Grèce, presque autant en Espagne et au Portugal 17,5%. La situation ne devrait pas s’arranger à court terme. Rien dans les plans adoptés par ces pays ne semble de nature à inverser la tendance. Le Parlement grec a adopté dimanche soir une loi mettant en œuvre de nouvelles mesures imposées par la troïka qui prévoit le renvoi d'ici fin 2014 de 15 000 fonctionnaires. A Chypre, le Parlement vient d'adopter, dans le cadre de son plan de sauvetage de 10 milliards d'euros, une baisse des effectifs de la fonction publique.

    La réponse fédéraliste du président du Conseil italien Enrico Letta

    Enrico Letta va poursuivre son voyage mercredi en France puis à Bruxelles pour défendre également son idée de l’Europe. Il rêve d’une politique de relance européenne et à plus long terme des Etats-Unis d’Europe. Il a nommé Emma Bonino ministre des Affaires étrangères. L’ancienne commissaire européenne ne cache pas ses convictions : « Nous n’avons plus le choix, on ne peut plus défendre le statu quo, si on veut éviter de tomber dans des nationalismes effrayants, il faut faire le saut des Etats-Unis d’Europe ».

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