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    150e congrès du SPD: en présence de Merkel, le camarade Hollande joue les diplomates

    media François Hollande, le président français, aux côtés de Sigmar Gabriel, le leader du SPD, à Leipzig, ce jeudi 23 mai. REUTERS/Kay Nietfeld

    Le Parti social-démocrate allemand (SPD) a organisé, ce jeudi 23 mai, une cérémonie à Leipzig, dans l’est du pays, à l'endroit même où l’association générale des travailleurs allemands avait été créée en 1863 avant de changer de nom. 1 600 invités, dont des responsables politiques étrangers et notamment François Hollande, ont rendu hommage au parti.

    « We shall overcome » : « Nous triompherons ». Le célèbre morceau de gospel, hymne du combat pour les droits civiques aux Etats-Unis interprété durant la cérémonie, aura sans doute réchauffé le cœur de certains sociaux-démocrates allemands. Car à quatre mois des prochaines élections législatives, le parti souffre toujours dans les sondages d’un sérieux handicap. Crédité de 23 à 28% des intentions de vote, le SPD figure loin derrière les chrétiens-démocrates d’Angela Merkel, soutenus par environ 40% des électeurs allemands.

    Angela Merkel au premier rang

    Ironie de l’histoire : la chancelière, qui avait avant le début de la cérémonie rendu hommage à ses concurrents sociaux-démocrates, trônait au premier rang, applaudissant les différents orateurs. Certains ont voulu voir dans cette participation un signe annonciateur d’une nouvelle grande coalition droite-gauche, à l’instar de celle qui a gouverné le pays entre 2005 à 2009 sous la même Angela Merkel.

    Mais pour le SPD, ces quatre années -qui se sont terminées par un fiasco électoral- ne constituent pas la constellation souhaitée au soir du 22 septembre prochain. Les sociaux-démocrates espèrent disposer d’une majorité absolue avec leurs alliés écologistes. On n’en est pas encore là, mais la cérémonie de ce jeudi a permis, en tout cas, à un SPD quelque peu désabusé de se remonter le moral en déroulant la « saga » du dernier siècle et demi.

    Les « 94 » qui n'ont pas voté les pleins pouvoirs à Hitler

    Les sociaux-démocrates ont rappelé les heures de gloire de leur parti, son combat pour les droits sociaux sous l’Empire, avant 1914, ou après la création de la République fédérale en 1949. Ils sont revenus sur l’engagement de leur parti pour la démocratie sous la fragile République de Weimar après 1919, et sur la lutte contre le nazisme. Tous les orateurs ont rendu hommage aux 94 députés sociaux-démocrates, les seuls à ne pas avoir voté la loi confiant les pleins pouvoirs à Adolf Hitler en 1933.

    Dans un discours historique, le président du groupe parlementaire SPD de l’époque, Otto Wels, déclarait alors à un Adolf Hitler furieux : « Vous pouvez nous dérober notre liberté et notre vie, mais pas notre honneur ». Le président allemand Joachim Gauck a aussi évoqué cette date centrale, en déclarant : « Ces 94 courageux députés n’ont pas seulement sauvé l’honneur de leur parti, mais aussi celui de la première démocratie allemande ».

    Hommage aux rares chanceliers sociaux-démocrates

    Les sociaux-démocrates, qui ont été peu de temps au pouvoir au cours de ces 150 années, ont rendu également hommage à leurs anciens chanceliers. A Willy Brandt, qui a voulu réformer la société allemande en la rendant plus libérale, mais aussi en cherchant le dialogue avec l’Est dans sa fameuse Ostpolitik. Les deux chefs de gouvernement sociaux-démocrates encore en vie, Helmut Schmidt et Gerhard Schröder, étaient également présents.

    Parmi les 1 600 invités à Leipzig figuraient de nombreux responsables étrangers socialistes et sociaux-démocrates. L’occasion pour le SPD de lancer, mercredi 22 mai, une nouvelle organisation associant une cinquantaine de partis réformistes internationaux. Les sociaux-démocrates ont réduit au minimum leur participation à l’Internationale socialiste. Ils critiquent l’absence de l’organisation sur les débats actuels entourant la crise économique et financière et l’adhésion de certains responsables pas toujours emblématiques en matière de droits de l’homme, comme l’ancien président égyptien Hosni Moubarak.

    François Hollande, symbole en panne

    François Hollande, invité d’honneur de la cérémonie de ce jeudi, est le seul étranger à avoir pris la parole. Lorsqu’ils ont adressé l’invitation au président français, les sociaux-démocrates voulaient profiter, peu avant les législatives allemandes de septembre, du symbole que représentait alors l’élection d’un chef d’Etat socialiste en France, le principal partenaire de l’Allemagne. Mais aujourd’hui, François Hollande a été rattrapé par son impopularité et le président français ne constitue plus, pour le SPD, la locomotive tant souhaitée. L’intéressé sait également que ses camarades allemands sont loin d’être les favoris pour l’élection du 22 septembre prochain.

    Prenant la parole devant Angela Merkel, François Hollande ne pouvait pas se permettre d’envenimer des relations déjà délicates avec la chancelière et prendre fait et cause pour le SPD, comme Angela Merkel l’avait fait sans hésiter au profit de Nicolas Sarkozy l’an dernier. François Hollande a, comme d’autres orateurs, rendu hommage à l’héritage de la social-démocratie allemande, à son combat pour la démocratie et le progrès social, et à son réformisme. Une allusion discrète aux différences avec le PS français, plus à gauche, dont les relations avec le SPD n’ont jamais été très simples.

    Une ode d'Hollande à Schröder

    François Hollande a surpris en vantant de façon très nette les réformes sociales du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder : « Le progrès, c’est aussi de faire dans les moments difficiles des choix courageux pour préserver l’emploi (...) Ces décisions ne sont pas faciles à prendre, elles peuvent faire surgir des controverses. Mais rien ne se construit, rien de solide ne se bâtit en ignorant le réel. »

    Des déclarations qui faisaient écho aux demandes pressantes de réformes plus claires adressées au président français, en Allemagne comme en France. Un journaliste allemand glissait dans le train du retour vers Berlin : « J’aurais aimé qu’à ce moment-là, il en dise un peu plus et soit plus concret ».

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