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    Europe

    Taksim: l'AKP, parti du Premier ministre, peut-il pâtir de la tournure des événements?

    media Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan se lève pour s'exprimer devant les parlementaires de sa majorité, le 11 juin 2013. REUTERS/Umit Bektas

    Quinze jours après le brutal assaut de la police contre les campeurs du parc Gezi, qui s’opposent à sa destruction, les manifestants de Taksim ont décidé de poursuivre « symboliquement » leur mouvement, malgré les promesses faites dans la nuit de jeudi à vendredi par le Premier ministre. Kemal Kiliçdaroglu, président du principal parti d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), dénonce au micro de RFI un gouvernement de moins en moins maître de la situation. Dans les rangs des partisans de l'AKP aussi, les avis divergent sur la posture prise par l'exécutif.

    L’opposition social-démocrate a, comme le parti au pouvoir, été prise de court par la contestation de Taksim. Et elle a décidé, comme le gouvernement, de constituer un groupe de travail sur les attentes et les revendications de la jeunesse.

    Preuve s’il en fallait, pour M. Kiliçdaroglu, que son parti n’est pas l’instigateur de la révolte de Taksim : « Le gouvernement AKP (Parti de la justice et du développement, actuellement au pouvoir, NDLR) a d’abord dit que le CHP était derrière ces manifestations, puis il a dit que c’était des puissances étrangères, puis il a dit que c’était des espions, puis il a dit que c’était des groupes marginaux, raille le leader d'opposition. En fait, l’AKP ne sait pas quoi dire, il n’a rien compris. »

    « Trop tôt » pour une motion de censure

    Le président du CHP promet de passer à la contre-attaque sur le terrain politique, mais pas avant que les troubles ne soient terminés, au nom des quatre morts et milliers de blessés, dont une soixantaine dans un état grave et douze qui ont perdu un oeil.

    Pour Kemal Kiliçdaroglu, « il est trop tôt pour censurer le gouvernement, il faut d’abord voir jusqu’où vont continuer ces manifestations, il faut que leurs revendications se clarifient, il faut que les responsables politiques soient identifiés plus précisément, et alors seulement nous poserons la question de confiance, certainement ! »

    « Dommage pour le pays »

    Selon M. Kiliçdaroglu, la perte de confiance de la population envers le parti de gouvernement se traduira forcément par un recul de son électorat lors des scrutins à venir, l’an prochain. Même si, souligne M. Kiliçdaroglu, c’est surtout la personnalité du Premier ministre qui focalise la colère populaire.

    Recep Tayyip Erdogan désavoué dans les urnes ? S'il est trop tôt pour le savoir, de fait, les partisans de l’AKP, dont il est issu, ne sont pas tous sur la même ligne face à l’évolution du mouvement de contestation. Pour Abdullah, restaurateur de 64 ans qui vote pour l’AKP, le gouvernement aurait dû agir différemment :

    « Avant qu’on en arrive à ce point-là, il aurait fallu instaurer un dialogue avec ces gens, cette plate-forme, confie-t-il. D’ailleurs, je ne sais même pas qui en fait partie ou pas. Il fallait mettre en place un dialogue sain, il fallait prendre des précautions avant que ça n’éclate ! Instaurer un dialogue après ces événements, c’est trop tard, et c’est dommage pour le pays. »

    Objectif 2014 et les municipales

    Si, pour certains, le gouvernement n’a pas forcément réagi de la bonne manière, d'autres continuent cependant de le soutenir, et dénoncent éventuellement la médiatisation des événements à l’étranger. Ils la jugent exagérée.

    C’est l’avis de Celal, retraité de 51 ans acquis à la cause de l’AKP, qui confie : « Erdogan a raison, il a vraiment raison ! Il y a treize reporters de guerre européens qui sont ici depuis quelques jours. Est-ce qu’il y a une guerre en Turquie ? Je vous le redemande : y a-t-il une guerre en Turquie ? »

    L'AKP organise ce samedi 15 juin à Ankara, et dimanche 16 juin à Istanbul, deux meetings électoraux. En ligne de mire : les élections municipales de 2014.

    Il y a deux appréciations, une plus sentimentale, beaucoup plus ancrée dans une radicalité de jeunesse, et l'autre plus politique, plus organisationnelle
    Dans le camp des manifestants, deux approches différentes aussi Ahmet Insel, politologue, professeur à l'Université de Galatasaray (Istanbul) 11/10/2013 - par Caroline Paré Écouter

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