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    Europe

    Edward Snowden redemande l'asile à la Russie

    media Sur l'écran, Edward Snowden lors de sa rencontre avec des activistes à l'aéroport de Moscou. AFP PHOTO / STR

    L'ex-consultant du renseignement américain, invisible depuis son arrivée le 23 juin dans un aéroport de Moscou, a rencontré des avocats et des défenseurs des droits de l'homme russes ce vendredi 12 juillet.

    Il a déclaré qu'il allait demander l'asile à la Russie faute de pouvoir rejoindre l'Amérique latine.

    L'informaticien américain Edward Snowden s'est exprimé, ce vendredi, depuis la zone de transit de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo, en présence de treize personnalités russes, dont deux avocats célèbres et des représentants des ONG Amnesty International et Human Rights Watch (HRW). Selon Tatiana Lokchyna (HRW), qui s'est exprimée après sa rencontre avec l'homme par qui le scandale « Prism » est arrivé, ce dernier « veut rester là, il ne peut pas partir pour l'Amérique latine ».

    Edward Snowden avait pourtant reçu le soutien des bolivaristes sud-américains, le président vénézuélien Nicolas Maduro en tête. Chez l'allié cubain, à l'aéroport de La Havane, pour la troisième fois cette semaine, une centaine de journalistes se sont même pressés ce vendredi suite à la propagation d'une rumeur selon laquelle l'Américain était sur le point d'arriver. Mais sur sa page Facebook, Tatiana Lokchyna avait publié, avant la rencontre de ce vendredi à Moscou, un message signé du consultant lui-même, qu’elle disait avoir reçu jeudi soir. Dans ce texte, que Tatiana Lokchyna qualifiait d' « étrange » et de « maladroit », l’auteur parlait d'une véritable campagne menée par les Etats-Unis pour l'empêcher d'obtenir l'asile politique en Amérique latine.

    « L'ampleur des menaces est sans précédent : jamais auparavant dans l'histoire, les Etats-Unis n'ont conspiré pour forcer à atterrir l'avion d'un président pour le fouiller à la recherche d'un réfugié politique », écrivait Ed Snowden dans son message, en référence à l'avion du président bolivien Evo Morales, contraint de faire escale à Vienne, en Autriche, la semaine dernière à son retour de Moscou. Plusieurs pays européens, dont la France, lui avait même fermé leur espace aérien, craignant que l'Américain soit à bord.

    Après les déclarations de M. Snowden concernant la Russie, ce vendredi, la réaction du Kremlin ne s'est pas fait attendre. Le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov a immédiatement réitéré via l'agence Interfax les conditions déjà fixées la semaine dernière par Vladimir Poutine lui-même : s'il formule réellement une demande d'asile à la Fédération russe, « Snowden pourrait théoriquement rester si, premièrement, il renonce totalement à ses activités qui font du tort à nos partenaires américains, et, deuxièmement, si lui-même le souhaite », déclare M. Peskov.

    Selon l'avocat russe Guenri Reznik, présent lors de la rencontre avec l'ancien consultant de la NSA à l'aéroport de Moscou, Edward Snowden se serait bel et bien engagé à « ne plus nuire aux Etats-Unis ». De hauts représentants russes prennent son parti, à l'instar du président de la Douma, la chambre basse du Parlement. Pour Sergueï Narychkine, qui s'est exprimé ce vendredi sur la chaîne de télévision Vesti 24, Moscou « doit accorder à Snowden l'asile politique ou un asile politique temporaire », car il est un « défenseur des droits de l'homme ».

    L'informaticien réside en transit à l'aéroport de Moscou-Cheremetievo depuis son arrivée de Hong Kong, le 23 juin dernier. Dans un communiqué publié par WikiLeaks ce vendredi, M. Snowden affirme n'avoir « aucun regret » quant à ses fracassantes déclarations sur les agissements de son pays en matière d'espionnage. « La décision morale d'alerter le public sur l'espionnage qui affecte chacun d'entre nous m'a coûté cher, mais c'était la bonne chose à faire », justifie-t-il.

     

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