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Article publié le : mardi 16 juillet 2013 à 22:14 - Dernière modification le : mardi 16 juillet 2013 à 22:14

J.K. Rowling renoue avec le succès sous un nom d’emprunt

D'un coup de baguette magique J.K. Rowling redevient N°1 des ventes.
D'un coup de baguette magique J.K. Rowling redevient N°1 des ventes.
Getty Images/Ferdaus Shamim/WireImage

Par Christophe Carmarans

La romancière anglaise J.K. Rowling, auteure de la série Harry Potter, défraie à nouveau la chronique littéraire outre-Manche. Sorti au mois d’avril, un roman policier qu’elle a signé sous un pseudonyme voit ses ventes exploser. C’est le Sunday Times qui l’a démasquée, une aubaine pour son polar que plusieurs éditeurs avaient refusé.

Gagner de la reconnaissance en perdant un défi, c’est un peu ce qu’il vient d’arriver à la romancière J.K. Rowling, à qui l’on doit la série des Harry Potter. Désireuse de s’éviter tout le battage médiatique qui a précédé la sortie de chacun de ses livres ces quinze dernières années - et curieuse aussi de voir l’effet produit - elle a publié au mois d’avril un roman policier intitulé Cuckoo’s Calling (« L’Appel du Coucou ») sous le pseudonyme Robert Galbraith.

Démasquée par The Sunday Times

Présenté comme une première œuvre, le polar - qui met en scène un ancien soldat blessé en Afghanistan devenu détective privé - a été salué par la critique à sa sortie, sans toutefois s’arracher chez les libraires et sur les sites de vente par correspondance, du moins pas durant les deux premiers mois de sa parution. En somme, c’était pour J.K. Rowling la situation inverse de celle de septembre 2012 lorsque Une Place à Prendre, son premier roman pour adultes, s’était installé en tête des ventes dans plusieurs pays mais avait connu un accueil assez réservé de la part de la critique.

Une Place à Prendre s'était bien vendu mais n'avait pas enthousiasmé la critique.
DR

La qualité du livre a cependant intrigué le milieu littéraire, certains critiques et internautes trouvant que l’auteur faisait preuve d’une étonnante maturité pour une première œuvre (la biographie indiquait que le Robert Galbraith en question était un ancien militaire). Pour en avoir le cœur net, The Sunday Times a mené son enquête et n’a pas tardé à découvrir le pot aux roses : le fameux Robert Galbraith avait le même agent littéraire que J.K. Rowling, CQFD.

Il y aura des suites

Cette révélation a eu un effet immédiat sur les ventes. Alors que L’Appel du Coucou ne s’était vendu qu’à quelque 1 500 exemplaires, il s’est vite trouvé en rupture de stocks quand le public a appris qu’il s’agit d’un roman signé J.K. Rowling. Désormais, le livre arrive en tête des ventes sur le site Amazon au Royaume-Uni.

« Etre Robert Galbraith a été une expérience tellement libératrice », s’est enthousiasmé dans un communiqué l’auteure des Harry Potter, après avoir toutefois concédé qu’elle aurait bien aimé garder le secret un peu plus longtemps. « C'était merveilleux de publier un livre sans qu'il y ait toute cette attente ou tout ce battage autour et un vrai plaisir de voir comment il était accueilli sous un nom différent », a-t-elle ajouté.

Bref, tout est bien qui finit bien, sauf pour un éditeur qui a avoué sur le réseau social Twitter avoir refusé le livre qu’il avait trouvé « bien écrit » mais « sans éclat ». Peut-être d’ailleurs n’est-il pas le seul dans ce cas, de quoi amuser un peu plus la romancière, laquelle a précisé qu’elle publierait sans doute d’autres livres sous ce pseudonyme à l’avenir. Ses Harry Potter se sont vendus à plus de 450 millions d’exemplaires dans le monde, faisant d’elle l’une des femmes les plus riches du royaume, un argent dont elle a consacré une partie à des œuvres de bienfaisance. 

(avec AFP)

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