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    Europe

    Suisse: le cantonnement des demandeurs d’asile à Bremgarten, une forme d'apartheid?

    media Vue de Bremgarten en Suisse. Paebi / Wikimedia

    L'affaire fait la Une de la presse et anime le débat politique en Suisse. Ouvert en début de semaine à Bremgarten dans le canton d'Argovie, le nouveau centre d'accueil des requérants, le Centre fédéral pour requérants d'asile (AG), agite les esprits en raison des conditions imposées par les autorités locales aux demandeurs d'asile. Ici on parle de racisme, là, de simple maladresse. L'opinion est divisée et le gouvernement central appelé à intervenir.

    Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu

    C’est le retour à une forme d’apartheid. Cette analyse de la presse témoigne de la virulence, de la polémique suscitée par les mesures prises à l’encontre des demandeurs d’asile.

    Comme « prix » de l’implantation de son nouveau centre d’accueil, l’Office fédéral des migrations (ODM) a accepté les conditions posées par la commune de Bremgarten. Un périmètre d’exclusion y a été dressé. On parle de 32 zones d’où sont bannis les demandeurs d’asile. Ils ne doivent pas approcher de certains établissements publics comme les écoles, les centres sportifs. La piscine leur est ainsi interdite.

    La cité de Bremgarten assume

    La révélation de ce régime qui relève de l’ostracisme a déclenché une tempête dans la presse et dans les milieux politiques. Les autorités fédérales sont dénoncées avec force pour avoir cédé à la pression de la commune où vivent 6 200 habitants. Le centre, censé accueillir à terme 150 requérants, est actuellement occupé par 23 ressortissants d’Erythrée, du Soudan, du Sri Lanka et du Tibet.

    Les autorités communales ne sont pas le moins du monde gênés par l’affaire. Elles en confirment « le bien fondé », parlant de simples erreurs de communication.

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