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    Europe

    Entre l'Ukraine et la Russie, la guerre commerciale fait rage

    media Tout a commencé avec une interdiction d'importation des produits de la marque ukrainienne Roshen. RFI / Sébastien Gobert

    L'Ukraine est en guerre commerciale avec la Russie. Tout a commencé par des sanctions commerciales contre une marque ukrainienne de chocolat. Elles se généralisent désormais à des dizaines de produits. Pour beaucoup, il s'agit d'une nouvelle tentative des Russes pour pousser les Ukrainiens à rejoindre leur union douanière, plutôt que de signer un accord avec l'UE. Cette géopolitique affecte une Ukraine en récession.

    De notre correspondant à Kiev

    Des centaines de wagons de train et de camions bloqués à la frontière entre l'Ukraine et la Russie. Des manifestants qui brûlent des produits alimentaires russes devant l'ambassade de la Fédération à Kiev, aux cris de « Bas les pattes de l'Ukraine ! » et « Non à la terreur économique ! ». Aucune déclaration de guerre n'a officiellement été annoncée, mais les relations entre Kiev et Moscou semblent de nouveau sur le fil du rasoir.

    Le 13 août, les douanes russes ont classé tous les produits en provenance d'Ukraine sur une liste d'importations « à risque ». Conséquence : des contrôles renforcés aux frontières, qui compliquent des échanges normalement intenses entre les deux pays, tous deux membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

    « Même les mauvais voisins n'agissent pas de la sorte »

    Selon la Fédération des employeurs d'Ukraine, l'offensive russe pourrait coûter au moins 2,5 milliards de dollars aux exportateurs ukrainiens. Le Premier ministre, le très russophile Mykola Azarov, s'est refusé à critiquer ouvertement la Russie, voire à annoncer des mesures de représailles. Il attend de son gouvernement une série de propositions pour dénouer la situation d'ici au 19 août.

    Mais pour un des leaders du parti d'opposition Batkivshyna (Patrie), Arseniy Iatseniouk, les raisons de la querelle dépassent de simples problèmes techniques. « Cette guerre commerciale a pris une ampleur menaçante (…) Même les mauvais voisins n'agissent pas de la sorte, en particulier pas quand ils sont partenaires. »

    Pour lui, ainsi que pour la majorité des experts, ce n'est là qu'une nouvelle tentative pour dissuader l'Ukraine de signer un accord d'association avec l'Union européenne (UE) en novembre. Un accord qui prévoit la création d'une vaste zone de libre-échange, qui pourrait détourner une partie du commerce ukrainien vers les 28 Etats membres de l'UE.

    Union douanière

    Tout avait commencé avec une simple « guerre du chocolat ». Les autorités sanitaires russes avaient imposé, à partir du 29 juillet, une interdiction d'importation des produits du confiseur et chocolatier Roshen, un des plus importants au monde, pour « violations systématiques » des normes sanitaires de production.

    Le Kazakhstan, la Moldavie ou encore le Bélarus ont alors entrepris leurs propres séries de tests sanitaires. Aucun danger n'ayant été révélé, leurs importations ont continué, ce qui laisse perplexe sur la nature des tests russes.

    Ces tensions commerciales ont éclaté juste après les cérémonies, à Kiev, du 1 025e anniversaire de la christianisation de la « Kyiv Rus » (27-28 juillet). L'occasion était censée rappeler l'inaliénabilité d'un destin commun à Moscou et Kiev, à l'heure où cette dernière est soumise à une forte pression pour rejoindre une union douanière formée par la Russie, le Bélarus et le Kazakhstan.

    « Ça pousse les entrepreneurs à chercher de nouveaux marchés »

    Si le président russe Vladimir Poutine avait reconnu, le 28 juillet, que le commerce entre la Russie et l'Ukraine avait diminué de 18% au premier trimestre 2013, il avait insisté sur la nécessité de s'unir : « Il y a une féroce concurrence sur les marchés mondiaux. Je suis sûr que la plupart d'entre vous réalisent que ce n'est qu'en alliant nos forces que nous pouvons être compétitifs et prévaloir dans ce dur combat », avait-il déclaré.

    Mais les mesures de coercition visiblement utilisées par Vladimir Poutine pour contraindre son homologue Viktor Ianoukovitch ont déclenché une levée de boucliers en Ukraine, et ce au sein même du Parti des régions, la majorité présidentielle. « L'Ukraine est poussée vers l'Union Douanière d'une manière très peu civilisée », dénonce le député Volodymyr Oliynyk.

    Dans le même temps, le parti nationaliste Svoboda, affilié au Front national français et vainqueur de 10% des voix aux élections législatives d'octobre 2012, se réjouit de cette guerre commerciale. Ce serait là le début d'une émancipation de l'Ukraine vis-à-vis de la Russie. « Tout ceci pousse les entrepreneurs ukrainiens à rechercher de nouveaux marchés, ainsi qu'à employer des nouvelles technologies », analyse le député Oleksandr Myrny.

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