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    Europe

    Moscou: le candidat Navalny capitalise sur un discours anticorruption et anti-immigré

    media

    Dans trois semaines, Moscou élira son maire. Le sortant, Sergueï Sobianine, crédité d’une large avance, a face à lui cinq autres candidats, mais un seul est en mesure de lui faire un peu concurrence. Il s'agit de la figure la plus en vue de l’opposition anti-Poutine, Alexeï Navalny. Condamné récemment à cinq ans de prison en première instance, dans une affaire qu’il dénonce comme politique, il mène une campagne électorale très active, sillonnant les quartiers de la mégalopole et multipliant les rencontres avec les habitants.

    Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio

    « Je m’appelle Alexeï Navalny, j’ai 37 ans, je vis avec ma femme et mes deux enfants. Nous sommes une famille moscovite ordinaire. » Un Moscovite ordinaire qui rencontre les mêmes problèmes quotidiens que les gens venus l’écouter, comme des factures d’électricité ou des charges locatives trop élevées : voilà comment le candidat Navalny se présente, à chacune de ses rencontres avec les habitants. Un discours bien rodé, qui débute, inévitablement par les problèmes de corruption.

    « Dans quel classement la Russie est-elle en tête ? » Des personnes répondent dans la salle : « La corruption !».  Il acquiesce : « la corruption ! ». Avant d'interroger de nouveau l'assistance « En est-on fier ? ». Il y a aussi ce classement en fonction du nombre de milliardaires par pays. « En 2000, on en avait 6 et aujourd'hui, 121 : c'est une belle augmentation, mais je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas envie d'en être fier »

    Un discours anti-immigration

    Un discours jugé convainquant par ce couple de retraités du quartier : « Poutine le combat comme s'il était son ennemi personnel. Cela signifie qu'il y a quelque chose en lui » avance ainsi la dame. « Tout ce qu'il dit est juste, renchérit son mari. Il est très actif, beaucoup de choses nous plaisent en lui. »

    Autre thème qui rencontre un large écho parmi la population moscovite : la main d'oeuvre étrangère. « Le problème de l'immigration m'inquiète beaucoup. Je vois les statistiques et je constate que 50% des crimes graves sont commis par les migrants. Je sais que dans mon immeuble, les femmes on peur de sortir le soir dans la rue. Et je ne veux pas de ça, parce que je dois moi aussi aller chercher ma femme au métro à 20h. »

    Dans ce quartier-dortoir du nord-ouest de Moscou, situé à une heure de métro du centre, le discours est applaudi par les quelque 600 personnes présentes, et rares sont ceux qui y voient à redire à l’instar de ce juge à la retraite. « Il dit ce que veulent entendre les Moscovites : on va introduire des visas, il n'y aura plus d'étrangers, etc. Ce n'est pas réaliste. Nous avons besoin de la main d'œuvre étrangère. Il parle comme un candidat, il y a bien sûr du populisme chez lui. »

    « Une atmosphère magnifique »

    Malgré cela, l’homme confie qu’il votera sans doute pour Alexeï Navalny. Le candidat de l’opposition mène une campagne très active, aidé par plusieurs milliers de volontaires. Une forme de campagne que les Moscovites n’avaient pas vue depuis des décennies, et qui ravit ce chef d'entreprise.

    « Il y a de l'énergie qui émane de lui, de son équipe de campagne, s'enthousiasme-t-il. Je vais régulièrement à son état-major de campagne et je suis frappé par tous ces jeunes gens, qui s'auto-organisent. Il y a une atmosphère magnifique. Je pense que c'est quelque chose de nouveau. On n'a jamais vu ça avant et ça donne de l'inspiration à beaucoup de gens. Il arrivera à changer les choses. Peut-être pas cette fois-ci, je ne sais pas. J'y crois fort et j'aimerais que ça soit ce coup-ci. Mais tôt ou tard, ce gars-là les écrasera tous. »

    A trois semaines du scrutin, les sondages créditent Alexeï Navalny de 9% à 13% des voix. Le maire sortant décrocherait la majorité dès le premier tour.

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