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    Europe

    Affaire Snowden: la détention de David Miranda fait des vagues

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    La détention, dimanche 18 août, durant neuf heures d’un collaborateur du Guardian à l’aéroport d’Heathrow provoque un vif émoi en Grande Bretagne et en dehors. Compagnon de l’un des journalistes auquel Edward Snowden a fait des révélations en mai dernier, David Miranda s’est vu confisquer son matériel électronique sous prétexte d’activité « terroriste », une méthode jugée illégale.

    La paranoïa suscitée par l’affaire Snowden - cet ancien consultant de la NSA (l’Agence américaine de renseignement) auteur de la fuite de documents ultrasecrets dans les médias - continue d’agiter le monde politique et diplomatique de part et d’autre de l’Atlantique. Dernier épisode en date, la détention dimanche 18 août durant neuf heures par la police anglaise de David Miranda, compagnon et collaborateur de Glenn Greenwald, le journaliste américain du quotidien anglais The Guardian auquel Edward Snowden a divulgué des informations confidentielles à partir de mai 2013.

    Détention illégale

    Alors qu’il transitait par l’aéroport d’Heathrow en provenance de Berlin et en partance pour Rio de Janeiro où il devait retrouver Glenn Greenwald, David Miranda, 28 ans, a été arrêté par la police anglaise en tant que suspect d’activité terroriste, un chef d’accusation qui a permis aux policiers de lui confisquer tous ses appareils électroniques (téléphone portable, ordinateur, clefs USB, DVD, consoles de jeux, etc.) et de le soumettre à un interrogatoire poussé durant neuf heures, soit le maximum prévu par l’article 7 de la loi antiterroriste promulguée en 2000 au Royaume-Uni.

    La nouvelle de la détention de David Miranda, illégale au strict regard des faits, a déclenché un torrent d’indignation. « La rétention de David Miranda était illégale et inexcusable. Il est de toute évidence victime de tactiques de représailles (de la part des gouvernements anglais et américains, ndlr) », s’est par exemple insurgé Widney Brown, un responsable d’Amnesty International cité par l’Agence France-Presse. « L’arrestation est sans justification puisqu’elle concerne un individu contre lequel aucune charge ne peut justifier l’utilisation de cette juridiction », a protesté officiellement le Brésil, pays dont David Miranda est ressortissant.

    Accréditant un peu plus la thèse de représailles ciblées, la Maison Blanche, un rien gênée, a pour sa part reconnu par la voix d’un porte-parole avoir été informée par avance de l’arrestation de David Miranda par la police anglaise. Les États-Unis n’étaient évidemment pas sans savoir que le collaborateur de Glenn Greenwald s’était rendu à Berlin pour y rencontrer Laura Poitras, une réalisatrice américaine travaillant aussi sur les révélations d’Edward Snowden.

    Contre-attaque en règle

    Scandalisé par la tournure des événements, Alan Rudsbridger, le rédacteur en chef du Guardian a révélé dans un article paru ce mardi 20 août, avoir été obligé, sous la menace de lourdes sanctions financières pour son journal et après avoir subi de nombreuses pressions émanant du pouvoir, d'autoriser le mois dernier la destruction de documents fournis par Edward Snowden. « Un des moments les plus bizarres de la longue histoire du Guardian s’est produit », décrit-il dans son article. « Deux experts en sécurité des services secrets ont supervisé la destruction de disques durs dans les sous-sols du journal. »

    De son côté, David Miranda a annoncé qu’il allait engager une poursuite judiciaire contre sa détention par les autorités britanniques. « David Miranda engage des poursuites au sujet du matériel qui lui a été confisqué lors de son interrogatoire dimanche à l'aéroport londonien d'Heathrow et pour la façon dont il a été traité », a déclaré sur la chaîne BBC Alan Rudsbridger. « Il veut récupérer ce matériel et il ne veut pas qu'il soit copié », a ajouté le rédacteur en chef du Guardian. C’est toutefois Glenn Greenwald qui s’est montré le plus vindicatif. « Je vais être bien plus agressif à partir de maintenant », a-t-il déclaré à Rio, où il est basé. « Je vais publier beaucoup plus de documents. (…) J’ai de nombreux documents sur le système d’espionnage britannique. Je pense qu’ils vont regretter ce qu’ils ont fait », a-t-il menacé.

    L’opposition britannique s’est également saisie de l’affaire, le Parti travailliste demandant des explications sur les raisons qui ont poussé les autorités à appliquer la loi antiterroriste à un passager en transit contre lequel aucun chef d’inculpation n’a été notifié. « Cela provoque une consternation considérable et il est nécessaire d’apporter rapidement une réponse », a déclaré Yvette Cooper, la députée travailliste chargé des questions de police, citée par l’AFP. « L’article 7 est une partie essentielle des disposition britanniques sur la sécurité. C’est à la police de décider quand il est nécessaire et approprié de recourir à ces mesures », s’est borné à répliquer le ministère anglais de l’Intérieur par l’intermédiaire d’un porte-parole.

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