La revue de presse des Balkans - 
Article publié le : vendredi 06 septembre 2013 à 23:50 - Dernière modification le : vendredi 06 septembre 2013 à 23:50

A la Une : guerres des Balkans et bombardements de l’Otan, les ravages durables de l’uranium appauvri

Par Jean-Arnault Dérens

Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans.

Depuis le début des années 2000, des militaires occidentaux qui ont servi dans les Balkans meurent de cancer. Ce « syndrome des Balkans » est une conséquence directe des bombardements à l’uranium appauvri, pratiqués par l’Otan, tant en 1995 qu’en 1999. En Bosnie-Herzégovine comme en Serbie et au Kosovo, la situation sanitaire devient catastrophique, malgré le black-out des autorités.

Selon le Comité international de la Croix-Rouge, près de 12 000 personnes sont toujours portées disparues après les conflits qui ont déchiré l’ancienne Yougoslavie durant les années 1990. Les associations des familles dénoncent l’apathie des gouvernements de la région, responsables de la lenteur du processus d’identification.

Rachat de la JAT, devenue Air Serbia, par Etihad, investissements massifs de la compagnie Al-Dahra en Voïvodine : les Émirats arabes unis sont en passe de devenir le premier investisseur étranger en Serbie. D’où vient donc un tel emballement ? Et le phénomène n’est-il pas exagéré par les politiques ? Ne prend-on pas, encore une fois, des promesses et des illusions pour des réalités ? Omer Karabeg en discute avec les consultants Mahmut Bušatlija et Milan Kovačević.

La « Madame Union européenne » serbe est aussi la « Madame consensus »... Tanja Miščević, qui vient d’être nommée négociatrice en chef de la Serbie avec l’Union européenne est l’ancienne directrice du Bureau pour l’intégration européenne du précédent gouvernement démocrate. Cette « technicienne » jouit d’un soutien unanime.

Être une femme rom n’est jamais facile : aux discriminations issues de la société environnante, s’ajoutent les difficultés particulières liées aux traditions patriarcales des communautés roms. Leader des mobilisations contre les expulsions des Roms de Belgrade, BorkaVasić casse les clichés.

Les secrets des couloirs ténébreux du régime monténégrin s’échappent peu à peu. Des « triades noires » avaient pour but d’assassiner ou d’intimider les opposants – journalistes, écrivains ou intellectuels. Ces groupes, directement placés sous les ordres du chef de la police nationale, seraient notamment les responsables du meurtre de Duško Jovanović, le rédacteur en chef du quotidien Dan, en 2004.

Ancien chef du Bureau de presse du gouvernement serbe, devenu homme de confiance et VRP de Milo Đukanović, spécialiste des coups tordus en tout genre, Vladimir Beba Popović semble avoir été pris d’un coup de folie, hier à Podgorica, attaquant sans raison des journalistes de Vijesti. À moins qu’il ne cherchait à détourner l’attention de quelque chose ou de quelqu’un...

Lundi, 145 000 élèves ont repris le chemin de l’école en Republika Srpska. Certains, toutefois, boycottent les cours : des familles bosniaques ont pris la décision de ne pas envoyer leurs enfants à l’école, ne voulant pas qu’ils suivent les programmes serbes dans les matières « à caractère national ». L’affaire prend, naturellement, un tour politique.

Amis, frères, cousins, témoins de mariage : voici comment s’organise l’élite politique macédonienne. Le VMRO-DPMNE a mis en place un étroit maillage de l’administration publique, qui ne laisse aucune place aux personnes extérieures au clan. Ces pratiques, toutefois, ne sont pas inconnus de l’opposition sociale-démocratique ni des partis albanais.

Malgré les campagnes du gouvernement pour attirer des investisseurs étrangers, la Macédoine n’arrive toujours pas à décoller. Dans le dernier rapport de la conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), le pays occupe la 153e position en termes d’investissements étrangers directs, ce qui place la Macédoine au dernier rang des pays du sud-est de l’Europe.

L’ambassadeur de France en Bulgarie, Philippe Autie, ne recevra pas l’ordre de Stara Planina, la plus haute distinction honorifique bulgare, normalement attribuée aux ambassadeurs étrangers en fin de mandat. En cause : son soutien aux manifestations anti-gouvernementales, qui reprennent ce mercredi à l’occasion de la rentrée parlementaire.

Depuis février, la Bulgarie vit au rythme de la contestation populaire. L’arrivée au pouvoir d’une coalition rose-brun n’a pas calmé la colère des Indignés. Sofia semble plus que jamais prise entre le marteau, l’UE, et l’enclume, la Russie, deux puissances dont les intérêts divergents font la pluie et le beau temps. La lutte contre l’oligarchie et l’injustice a du plomb dans l’aile. Analyse.

Depuis dimanche, il flotte dans les rues de Bucarest un air de révolte. Tous les soirs, des milliers de personnes se retrouvent pour manifester contre le projet minier de Roșia Montană. Après bientôt seize ans d’attente, la mise en exploitation de l’or serait imminente. La semaine dernière, le gouvernement a donné le feu vert à la compagnie canadienne Gabriel Ressources.

Dans les Balkans, les retraités sont les plus touchés par la crise - plus encore que dans les pays d’Europe occidentale. Avec des pensions très faibles par rapport au salaire moyen, ils sont de plus en plus à devoir faire appel aux aides publiques voire même à faire la queue à la soupe populaire. État des lieux pays par pays.

 

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