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    Europe

    Le Premier ministre Edi Rama, le nouveau visage de l'Albanie

    media Le Premier ministre albanais, Edi Rama, le 15 septembre 2013 à Tirana. REUTERS/Arben Celi

    Le Parlement albanais a voté hier, dimanche 14 septembre, l’investiture du gouvernement de coalition du Premier ministre socialiste Edi Rama. Artiste peintre de profession et pro-européen par conviction, il s’est engagé à transformer l’Albanie, l’un des pays les plus pauvres d’Europe, en un Etat moderne, et à la rapprocher de l’Union européenne.

    L’Albanie s’est vu refuser le statut de candidat à l’adhésion à l’Union européenne à deux reprises. Parmi les principales raisons, peu de résultats concrets dans la lutte contre la corruption et le crime organisé, mais surtout une transition très difficile à une vie démocratique après plusieurs décennies de dictature communiste.

    → A (RE)LIRE : Adhésion des Balkans à l'UE: quelles perspectives après la Croatie?

    C’est l’une des rares fois depuis la chute de celle-ci qu’un gouvernement entre en fonction sans s’exposer à une longue contestation violente. Après les législatives de 2009, l’actuel Premier ministre Edi Rama lui-même était à la tête du mouvement de protestation contre l’investiture de son rival de droite Sali Berisha. La contestation a duré plusieurs années, a frôlé la guerre civile, et ne s’est terminée qu’il y a un an.

    A l’issue des élections du 23 juin dernier, Sali Berisha a reconnu sa défaite, ouvrant la voie à une vie politique apaisée, que l’Union européenne espère durable. Elle ne cache pas que la transition actuelle constitue un « test crucial pour les institutions du pays » et pour son avenir européen.

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