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Article publié le : jeudi 19 septembre 2013 à 14:43 - Dernière modification le : jeudi 19 septembre 2013 à 14:45

Italie: Silvio Berlusconi s'accroche à la politique

Silvio Berlusconi a annoncé qu'il resterait sur la scène politique, même dans le cas très probable où il perdrait son poste de sénateur à Rome (photo du 4 Août 2013).
Silvio Berlusconi a annoncé qu'il resterait sur la scène politique, même dans le cas très probable où il perdrait son poste de sénateur à Rome (photo du 4 Août 2013).
REUTERS/Alessandro Bianchi

Par RFI

En Italie, Silvio Berlusconi refuse de quitter la scène politique, même si, comme c'est probable, il perdra son poste de sénateur en raison d'une condamnation devant la justice. L'ancien chef du gouvernement italien ne semble d'ailleurs pas non plus décidé à renverser le gouvernement Letta auquel est associé son parti le Peuple de la liberté.

Avec notre correspondant à Rome, Eric Jozsef

Formellement, Berlusconi est encore sénateur tant que la haute assemblée n’a pas voté son exclusion définitive du Parlement. Ce vote en séance plénière aura sans doute lieu avant la mi-octobre. Mais il y a clairement une majorité favorable à la déchéance de l’ancien chef de gouvernement, comme l’a montré le premier vote en commission, le mercredi 19 septembre.

Sauf surprise, les élus du Parti démocrate, du Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo et les centristes devraient ainsi confirmer sa mise à l’écart du Parlement. Silvio Berlusconi a néanmoins annoncé dans un message vidéo qu’il n’entendait pas prendre sa retraite. « Déchu ou pas, je serai à vos côtés », a-t-il lancé à ses partisans. Il a également souligné que l’on pouvait faire de la politique même en étant en dehors du Parlement et a appelé ses troupes à se mobiliser en vue des futures élections.

La grande coalition en sursis ?

Difficile de maintenir une majorité de large union lorsqu’une partie de cette majorité, à savoir la gauche et les centristes, vote pour l’exclusion du leader de la droite. Mais Silvio Berlusconi n’a pas décrété hier la crise politique, il n’a pas appelé ses ministres à sortir du gouvernement.

Il entend néanmoins faire monter la pression sur l’exécutif en exigeant des réformes économiques et fiscales. Faute de les obtenir, il pourra avancer ainsi des raisons politiques pour faire chuter le cabinet Letta. Des raisons à priori beaucoup plus nobles et acceptables aux yeux de l’opinion publique que ses simples ennuis judiciaires.

tags: Italie - Justice - Silvio Berlusconi
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