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    Europe

    L'empire Ikea en Suède, encore objet de polémiques

    media Un livre polémique, à paraïtre, révèle l'âpre bataille entre le fondateur d'Ikea, Ingvar Kamprad, et ses trois fils autour de plusieurs milliards d'euros. REUTERS/Olivier Pon/Files

    Dans un livre à paraître en Suède en fin de semaine, l’empire Ikea est de nouveau sur la sellette. On y apprend notamment qu’Ingvar Kamprad, le roi de l’ameublement en kit, n’aurait pas donné tous ses intérêts comme il l’a toujours prétendu à des fondations caritatives, mais aurait gardé par devers lui des droits sur la marque et un pourcentage sur les ventes. Il s’agit tout de même de quelque 3 milliards d’euros que les trois fils du patriarche ont réussi à lui arracher pour les réintégrer à la fondation familiale. Des turpitudes financières dont le groupe suédois se serait bien passé.

    Les révélations contenues dans le livre Ikea, en route vers l’avenir sont d’autant plus controversables qu’Ingvar Kamprad avait promis juré, il y a quelques années, de ne plus rien cacher des montages financiers opaques de son empire, il allait désormais jouer cartes sur table et lever tous les secrets des arcanes de la gestion d’Ikea. Des déclarations d’intention arrachées au patriarche après une émission de télévision qui révélait alors qu’un pourcentage sur les ventes était reversé à une holding luxembourgeoise, Inter Ikea, puis reversé à une fondation, Interogo, installée au Liechtenstein, pour échapper au fisc.

    Pas simple de s’y retrouver dans la nébuleuse Ikea entre les activités du groupe rassemblées dans une holding contrôlée par une fondation aux Pays-Bas, la marque qui appartient à une compagnie néerlandaise et la maison-mère au Luxembourg.

    Une procédure des fils contre leur père

    Mais pour revenir au livre intitulé, Ikea, en route vers l’avenir, il fait polémique dans le sens où il met à jour les dissensions entre Ingvar, le père et fondateur d’Ikea et ses trois fils pour, bien évidemment, des histoires d’argent. Ingvar Kamprad, qui avait dit avoir cédé tous ses intérêts et ses droits à une myriade de fondations caritatives et d’entreprises pour une gestion correcte de son empire, aurait en fait conservé des droits sur la marque ainsi qu’un pourcentage sur les produits vendus.

    Ses fils auraient engagé une grosse pointure du barreau américain pour récupérer légalement cet argent qui se monte tout de même à quelque 3 milliards d’euros qui iront dans la fondation familiale. Ingvar Kamprad est décidément incorrigible. Dans son pragmatisme d’homme d’affaires, la vérité pour lui n’est qu’une invention.

    Une querelle financière et familiale qui fait tache

    La famille Kamprad n’infirme ni ne confirme les assertions publiées dans le livre, mais, en général, pour sortir ce genre d’informations, il faut bien connaître ce milieu. Ils sont trois à avoir écrit ce livre. Un journaliste assez proche du patriarche du groupe, un ex-responsable d’Ikea Russie qui doit quand même bien connaître la maison de l’intérieur et un économiste qui s’intéresse à Ikea depuis de nombreuses années, des personnes à priori crédibles qui ne cherchent pas à publier un brûlot pour le plaisir de la polémique. Qu’ils divulguent cette querelle financière ne surprend qu’à moitié en Suède, on sait que le patriarche est près de ses sous, mais chez les luthériens, c’est plutôt une qualité.

    Ses tractations financières quasi occultes n’affectent d’ailleurs en rien sa popularité. La seule tâche au tableau c’est que ce sont ses fils, ses héritiers qui dirigent désormais Ikea qui ont agi pour récupérer ces milliards qu’ils estiment appartenir à la fondation familiale. Cela fait un peu désordre eu égard à l’image de pater familias qu’Ingvar voulait incarner. La relation à l’argent de leur père est un sujet en soi qui sera certainement débattu après la disparition du potentat.

    Une chasse aux sorcières selon certains Suédois

    Ce n’est pas la première fois qu’Ikea et surtout Ingvar Kamprad font la Une de la presse en Suède et, comme à chaque fois, cela provoque beaucoup de réactions. Certains dénoncent déjà avant même la parution du livre une chasse aux sorcières. Nombreux sont ceux qui estiment qu’Ingvar Kamprad a fait énormément pour la Suède, plus que n’importe qui d’autre, qu’il est riche grâce à son sens inné des affaires et que la saga Ikea fait des envieux.

    D’autres aiment à rappeler ses sympathies nazies de jeunesse. Son exil sur les bords du lac Léman, le fait que son groupe ait fait travailler des prisonniers politiques en Allemagne de l’Est, ses évasions fiscales à répétition. La liste est longue. Après 40 ans passés en Suisse, le patriarche a annoncé qu’il rentrait en Suède pour « vivre auprès de sa famille et de ses vieux amis », mettant ainsi fin à son exil fiscal. Et comme disait un journaliste suisse commentant ce retour, « il a raison, car à quoi cela sert d’être le plus riche du cimetière ! ».

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