GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 28 Juin
Mercredi 29 Juin
Jeudi 30 Juin
Vendredi 1 Juillet
Aujourd'hui
Dimanche 3 Juillet
Lundi 4 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent
    Euro 2016: le Pays de Galles a battu la Belgique (3-1) et rencontrera le Portugal en demi-finale le 6 juillet
    Dernières infos
    Europe

    Crise politique en Italie: Enrico Letta va demander la confiance du Parlement

    media Le président du Conseil italien, Enrico Letta, devant le Parlement le 29 septembre 2013. REUTERS/Remo Casilli

    Un climat de grandes incertitudes politiques règne en Italie à la suite du « geste fou » de Silvio Berlusconi qui a demandé à ses cinq ministres de démissionner du gouvernement. Ce dimanche 29 septembre, la droite semble avoir plongé dans un véritable chaos. Mercredi 2 octobre, le président du Conseil, Enrico Letta demandera un vote de confiance au Parlement. Sa position est très claire : pas question de « gouverner à tout prix ». Il veut une majorité ample et fiable, sans quoi il jettera l'éponge.

    Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

    Dans un bref communiqué diffusé à l'issue de son entretien avec le chef du gouvernement Enrico Letta, le président de la République Giorgio Napolitano a indiqué qu'ils avaient discuté des solutions possibles pour éviter des élections anticipées.

    De son côté, Enrico Letta s'est exprimé en direct du palais de la présidence du Conseil sur la chaîne publique Raï. Il s'est montré déterminé : « Mercredi, il y aura un débat parlementaire et chacun devra assumer ses propres responsabilités. La question de confiance sera posée au Sénat et à la Chambre des députés. Je n'ai pas l'intention de gouverner à tout prix. Soit j'obtiens la confiance mais pas pour trois jours et pour recommencer ensuite comme avant, soit je n'obtiens pas cette confiance solide et j'en tirerai les conclusions.»

    Cela signifie que sans une majorité parlementaire garantie, Enrico Letta présentera sa démission.


    ■ REACTIONS : l'inquiétude des marchés

    Cette crise politique qui secoue l'Italie n'est pas sans inquiéter les marchés. La Bourse, la dette souveraine, les valeurs bancaires... aucun actif n'est épargné. Sans compter les rumeurs de dégradation de la note de l'Italie.

    Rumeurs de dégradation

    Le pessimisme domine sur le marché de la dette. Les taux d'emprunt à dix ans sont en forte hausse. Ils sont passés de 4,4% à plus de 4,7%. Bien au-delà du niveau des taux espagnols. A cela s'ajoute les rumeurs de dégradation de la note de l’Italie par Standard & Poor's.

    Les valeurs bancaires n'ont pas été épargnées. Elles ont enregistré une forte baisse de près de 5%. Il faut dire que les banques italiennes sont les premières détentrices de la dette du pays. Une dette publique de près de 2000 milliards d'euros et qui représente, aujourd’hui, 130% du produit intérieur brut.

    Confiances

    Et pourtant, certains experts n'hésitent pas à relativiser la situation. Selon eux, l'Italie ne peut revenir dans la ligne de mire des spéculateurs, comme au plus fort de la crise. Car, aujourd'hui, la zone euro dispose d'instruments de régulation qui empêchent une tempête sur les marchés.

    Les investisseurs espèrent, maintenant, un dénouement politique. Le Parlement doit décider, mercredi, s'il maintient ou non sa confiance au chef du gouvernement italien.

    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.