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    Europe

    Françoise Daucé sur RFI: «En Russie, il y a un discours de plus en plus nationaliste»

    media Faute de lieux à Moscou, les prières se font dans la rue. Les forces de l'ordre sont mobilisées. La fédération des migrants a recommandé aux musulmans la plus grande prudence face aux risques d’attaques. REUTERS/Sergei Karpukhin

    C’est pour tenter d’étouffer le mouvement de colère des habitants, suite à la mort d'un jeune homme, que les autorités russes ont décidé de procéder à des arrestations massives dans les milieux caucasiens. Il existe dans le pays un fort sentiment anti-migrants du aux difficultés économiques, à la corruption, aux séquelles de la guerre en Tchétchénie, et surtout du au populisme des partis politiques, qui ont une chose en commun : désigner le « Caucasien » comme le responsable de toutes les difficultés des Russes. Françoise Daucé, maître de conférences, spécialiste de la Russie, répond aux questions de RFI.

    RFI : Pourquoi une telle répression face à un fait divers, un assassinat isolé ?

    Françoise Daucé : La question du nationalisme et des tensions interethniques est très importante à Moscou en ce moment et c’était l’un des principaux thèmes de la campagne électorale municipale qui a eu lieu début septembre. Et donc, d’une certaine façon, il y a un lien avec le contexte politique général, avec des hommes politiques qui ont beaucoup mis l’accent sur la question nationale. Ce qui explique la réaction, effectivement, et ces arrestations très importantes.

    Cette forme de crise dans la capitale russe met aussi en lumière le problème de la crédibilité de la police ?

    Oui. En fait, si les manifestations ont été aussi importantes, c’est aussi parce qu’il y a une défiance de la population à l’égard des pouvoirs publics, à l’égard de la police, à l’égard de la justice aussi, avec l’idée que l’administration est inefficace et que donc c’est à la population elle-même de faire justice. On a donc vu se déchaîner d’une certaine façon la population, épaulée par des groupes nationalistes qui appellent à une justice punitive, mais de la population elle-même.

    Est-ce que ces violences racistes sont dénoncées par les autorités ?

    Pour l’instant, il n’y a pas eu de réaction officielle de Vladimir Poutine. Le pouvoir a une position extrêmement ambiguë. D’un côté, il dénonce les violences. Il a tenté ces derniers temps de lutter contre les mouvements nationalistes, et dans le même temps il joue aussi avec le feu en mobilisant sans cesse cette thématique, cette rhétorique nationaliste. Donc c’est un petit peu paradoxal, c’est le résultat de ces discours où on cible systématiquement les migrants qui est très développé dans la presse politique.

    Et en ciblant en particulier cette population que l’on désigne en Russie comme d’ « origine caucasienne » ?

    Oui, les populations d’origines caucasiennes, les populations d’Asie centrale. Alors aussi, dans un contexte plus large de crise démographique en Russie, la population russe baisse et donc le pays a besoin de cette force de travail qui vient des anciennes républiques de l’URSS. Donc il y a d’une part ce besoin de main-d’œuvre et en même temps un discours de plus en plus nationaliste face à ces migrants qui viennent travailler à Moscou.

    La question qui se pose aussi, c’est comment les milieux nationalistes ont-ils exploité ou ont-ils relayé l’affaire de l’assassinat, qui a en quelque sorte mis le feu aux poudres. Quels sont ces canaux ? Ce sont les médias, le bouche à oreille ou des groupes militants ?

    Oui, ce sont les médias et les réseaux sociaux qui sont quand même maintenant très actifs en Russie, avec des réseaux sociaux très exploités par les nationalistes. C’est essentiellement ce type de mobilisation.

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