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Moïse, un projet pharaonique pour sauver Venise des eaux

media Le projet Mose devrait être achevé en 2016 et protéger la cité pour au moins 100 ans. Getty Images

Menacée plus qu’une autre par la montée du niveau des mers, la ville de Venise est en train de se doter d’un ingénieux système de digues destiné à la protéger durablement des inondations. Ce gigantesque projet baptisé « Mose » (Moïse en italien) a mobilisé plus de 4 000 personnes pour un coût de 5,5 milliards d’euros. Il doit être terminé en 2016.

A l’heure où la montée des océans provoquée par le réchauffement climatique semble inéluctable, Venise, cité lacustre par excellence, se sent concernée au premier plan. En réalité, cela fait plus de quarante ans que la menace d’un engloutissement progressif est prise au sérieux dans la perle de l’Adriatique, depuis un funeste 4 novembre 1966 lors duquel une conjonction d’événements climatiques sans précédent a fait monter les eaux 194 cm au-dessus du zéro marégraphique établi en 1897.

Le choc de 1966

Même si une bonne douzaine de marées exceptionnelles ont sévi depuis à Venise, aucune n’a atteint les même proportions que celle de 1966, laquelle a servi de déclic, bien avant, donc, que le GIEC ne sensibilise les populations aux répercussions de la fonte des glaces. Dès le début des années 1970 a germé l’idée d’un projet de défense contre les marées. Une loi spéciale promulguée en 1973 a même décrété la protection de Venise « d’intérêt national prioritaire ». Il a pourtant fallu attendre 2003 pour que le projet Mose démarre concrètement à Venise.

Mose - Moïse en italien - est l’acronyme de Module Expérimental Electromécanique, un système de protection qui, une fois terminé, comptera 78 digues articulées réparties sur 1 600 m et destinées à empêcher l’eau de pénétrer dans la lagune à travers les goulets naturels formés par les trois passes du Lido, du Malamocco et de la Chiogga (v. animation ci-dessous). Si la fin des travaux n’est annoncée que pour 2016 moyennant un budget estimé à plus de 5 milliards et demi d’euros, la direction du consortium Venezia Nova, le maître d’œuvre, est fière de pouvoir annoncer que 80% des équipements sont déjà installés.

L’entreprise était colossale puisqu’au total 45 km de plages ont été renforcés alors que, dans un même temps, 100 km de rives habitées et 11 km de quai étaient surélevés, et que 8 km de dunes côtières et 12 îlots lagunaires étaient aménagés. Les fameuses digues ne sont donc, si l’on peut dire, que la partie émergée de ce chantier monumental. Elles n’en sont pas moins une prouesse technologique, comme l’a démontré l’installation récente des quatre premières unités disposées samedi dernier 12 octobre dans la lagune.

Tranquille pour un siècle

En temps normal, ces énormes coffres en béton (20 m de large pour 20 à 30 m de long et 5 m d’épaisseur) reposeront au fond de la mer, très peu profonde en ces endroits. Elles entreront en action dès que les prévisions annonceront une marée supérieure à 110 cm : grâce à des injections d’air comprimé, elles seront vidées de l’eau contenue dans leur partie creuse pour se soulever automatiquement en pivotant sur l’axe de leurs charnières et bloquer ainsi de façon hermétique le passage de l’eau. La durée de soulèvement des blocs est estimée à 30 mn, un laps de temps suffisant pour prévenir toute inondation.

« Venise sera protégée des grandes inondations pendant au moins un siècle, même en tenant compte d’un relèvement du niveau de l’Adriatique, 60 cm en un siècle dans l’hypothèse la plus pessimiste », a déclaré au Figaro daté du 15 octobre Mauro Fabris, ingénieur et président du consortium Venezia Nova. Non content de protéger l’une des merveilles du patrimoine mondial, l’entreprise a permis de créer 4 000 emplois. Intéressé au plus haut point depuis le passage de l’ouragan Sandy dans sa ville l’année dernière, le maire de New York, Michael Bloomberg, a reçu cette semaine des représentant du consortium pour étudier la possibilité d’adapter le système à la défense de la baie de l’Hudson, révèle Le Figaro

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