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    Europe

    Russie: poussée de xénophobie et rafles de migrants

    media La police moscovite vient d'arrêter des travailleurs immigrés lors d'une descente dans un entrepôt de légumes, dans le quartier de Biryulyovo, le 14 octobre 2014. REUTERS/Ivan Stolpnikov

    Lundi 14 octobre, les autorités russes ont lancé à Moscou une vaste opération de police afin de contrôler les immigrés. Cette vaste opération intervient après des émeutes xénophobes qui ont agité un quartier de la banlieue sud de Moscou, dimanche dernier. Les habitants de ce quartier s’en étaient pris à un entrepôt de fruits et légumes, persuadés que l’assassin d’un jeune homme russe s’y cachait. Les forces de l’ordre ont fermé ce marché de gros, et procédé à des rafles dans les lieux où vivent les migrants originaires du Caucase.

    Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne

    Pour les autorités russes, il fallait très vite calmer la tension. Car des nationalistes radicaux, prompts à faire le coup de poing, s’étaient mêlés aux habitants du quartier. Et Moscou ne voulait pas revivre les événements de décembre 2010, quand de violentes émeutes avaient éclaté au centre de la capitale.

    Le pouvoir a donc décidé de jouer l’apaisement à l’égard des émeutiers. Parmi les 380 personnes arrêtées, seules 70 ont eu une amende et deux ont été maintenues en détention, alors que les émeutes avaient fait plusieurs blessés dont des policiers, ce qui est généralement lourdement sanctionné. Ces mouvements ne sont généralement pas hostile à Poutine, qui joue justement sur la fibre nationaliste.

    Xénophobie

    D'autre part le maire de Moscou a mobilisé les forces de l’ordre dans une chasse au meurtrier qui s'est transformée en rafle dans les milieux caucasiens.

    « J'ai fait un rapport au président sur les événements d'hier, lors de notre rencontre, rapporte Serguei Sobianine. Il a été décidé de mobiliser des forces supplémentaires pour ramener l'ordre, y compris les services de contrôle migratoire et d'autres services d'Etat. »

    L’Etat ne cherche pas à atténuer le sentiment xénophobe, comme le démontre ce communiqué du comité d’enquête, soulignant « la grande quantité de crimes graves et très graves commis par des étrangers et des apatrides, y compris ceux de l’ex-URSS ».

    Au mois d'août une nouvelle loi est entrée en vigueur, stipulant le renvoi immédiat d'un immigré qui ne respecterait pas la loi sur l'immigration. Ces restrictions ont encouragé les violences de certains éléments nationalistes et orthodoxes radicaux contre les non-Russes.

    Olga Abramenko

    Directrice de l'ONG centre anti-discrimination «Memorial»

    15/10/2013 - par Jelena Tomic Écouter

    Une campagne axée sur l'immigration

    Seuls quelques défenseurs des droits de l’homme osent exprimer un point de vue différent, comme Svetlana Gannouchkia, présidente de « coordination civile » : « Cela fait peur. Après une telle campagne électorale, on pourrait s'y attendre. Cette campagne a trop excité les gens. C'est comme si les migrants étaient responsables de tout, alors que pour l'instant il n'y a aucune preuve et personne ne sait qui est le meurtrier. »

    C’est notamment l’opposant Alexei Navalny qui avait mis le thème de l'immigration au centre de la campagne des municipales. Il réclame l’instauration de visas avec les républiques d’Asie centrale. Mais pour l’instant le Kremlin s’y oppose tant pour des raisons économiques que politiques.

    Tension pour l’Aïd

    Le contexte de ces attaques et de ces rafles est particulièrement sensible. C’est en effet la fête du sacrifice ce mardi 15 octobre, et cette fête musulmane peut être une cause de tension. Il y a tout d’abord le problème de l’abattage pour lequel rien n’est prévu. Certains musulmans l’ont remplacé par l’envoi d’une somme d’argent à leur famille qui abattra un mouton en leur nom. Il manque ensuite des lieux de prières. Celles-ci ont lieu parfois dans la rue.

    En tout cas les musulmans vont être plus visibles que d’habitude alors même que la Fédération des migrants leur a recommandé la plus grande prudence face aux risques d’attaques des nationalistes. Toutes les forces de police de Moscou sont donc mobilisées.

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