GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 12 Octobre
Dimanche 13 Octobre
Lundi 14 Octobre
Mardi 15 Octobre
Aujourd'hui
Jeudi 17 Octobre
Vendredi 18 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent

    «Nous souhaitons que les autorités iraniennes se montrent transparentes dans ce dossier et agissent sans délai pour mettre fin à cette situation inacceptable», a déclaré Agnès Von Der Mühll, porte-parole du Quai d'Orsay, lors d'un point de presse électronique ce mercredi après la révélation dans la presse de cette arrestation, survenue en juin dernier. Roland Marchal, chercheur à l'Institut d'études politiques, est un collègue de Fariba Adelkhah, une Franco-Iranienne directrice de recherche au centre de recherches internationales de Sciences Po à Paris. Tous deux devaient se retrouver en Iran et ont été arrêtés au printemps par les Gardiens de la révolution islamique, lesquels évoquent des soupçons d'espionnage.

    Europe

    La volte-face de l’Ukraine met en échec le sommet de Vilnius

    media Manifestation à Kiev des partisans de l'accord d'association Ukraine-Union européenne suspendu par le gouvernement, le 25 novembre 2013. REUTERS/Vasily Fedosenko

    A Vilnius doit s'ouvrir le sommet du partenariat oriental. Les 28 Etats de l'Union européenne ont en face d’eux six pays de l’espace ex-soviétique. Il y a quelques jours, l’annonce faite par l'Ukraine de renoncer à signer l'accord d'association avec l’UE est tombée comme un coup de tonnerre. A son tour, l’Arménie avait annoncé dès septembre dernier qu’elle allait rejoindre l’Union douanière mise en place par la Russie. L'Azerbaïdjan est réticent à se rapprocher des 28 et les relations avec la Biélorussie sont gelées pour cause de régime totalitaire à Minsk. Moscou est en passe d’imposer sa vision d’une Europe bipolaire.

    Le Partenariat oriental est un accord d'association, un cadre que l'Union européenne a commencé à élaborer à partir de 2009. Il devrait faciliter les échanges économiques et la circulation en Europe des ressortissants des six pays de l’espace ex-soviétique. Charles Urjewicz, professeur à l'Institut national des langues et civilisations orientales de Paris, pense que le sommet de Vilnius reste une belle opportunité d’ouverture, mais il met en garde les ressortissants des pays concernés contre « l’illusion de se rapprocher très rapidement de l’Union européenne, d’y accéder d’une certaine manière, car c’est l’accession à l’Union qui fait rêver beaucoup de ceux qui vivent dans les Etats postsoviétiques ».

    à (re)lire : Partenariat oriental à Vilnius : l'aimant russe trop puissant pour l'UE ?

    La volte-face de l'Ukraine, sous la pression de la Russie qui veut avoir sa propre Union douanière, a été un véritable coup de théâtre mais ce n'est pas la première déconvenue du partenariat oriental. Isabelle Facon, chercheur à la Fondation pour la Recherche stratégique rappelle que « l’Azerbaïdjan est réticent et que l’Arménie avait annoncé dès le mois de septembre qu’elle allait rejoindre l’union douanière mise en place par la Russie ». Quant à la Biélorussie, le régime totalitaire du président Loukachenko n’incite guère les 28 à avancer vers un accord d’association.

    L’Ukraine reste le pays pivot de la région

    La Moldavie est très pro-européenne, mais là aussi des problèmes persistent. Une bonne partie de son territoire, la Transnistrie, a fait sécession depuis une vingtaine d’années et des troupes russes y sont stationnées. Quant à la Géorgie, elle aussi, se rapproche petit à petit du giron de Moscou, alors qu’il y a quelques années, sous le régime du président Mikhaïl Saakachvili, elle voulait à tout prix se rapprocher de l’Occident.

    On voit bien que l’Ukraine reste le pays pivot de la région, surtout à cause de sa taille et de sa population de près de 50 millions d’habitants. Charles Urjewicz explique que le choix de l’Ukraine de se rapprocher de Moscou au détriment de l’Union européenne n’est pas dû uniquement au fait que le président Viktor Ianoukovitch est pro-russe. « L’industrie lourde ukrainienne reste grande consommatrice d’énergie et Kiev se fournit en énergie, surtout en gaz, auprès de Moscou. Le marché russe reste très important pour l’Ukraine, non seulement pour l’industrie agroalimentaire, mais aussi, par exemple, pour l’industrie automobile ».

    La Russie veut une Europe bipolaire

    En l’absence d’avancées notables lors du sommet de Vilnius, un nouveau cadre se dessine, celui d’une Europe bipolaire, souhaitée depuis longtemps par la Russie. Pour Isabelle Facon, « cela s’explique par une certaine frustration de Moscou par rapport au nouvel ordre européen tel qu’il s’est établi après la guerre froide ». La Russie se sent isolée et elle veut donc constituer autour d’elle un ensemble basé sur des accords économiques assez étroits, avec des implications politiques.

    Pour l’heure, Moscou semble avoir pesé de tout son poids pour dissuader l’Ukraine de signer l’accord d’association avec le Partenariat oriental. Celui-ci, étant donné la position annoncée par Kiev, semble avoir du plomb dans l'aile. Les pro-européens ukrainiens se sont fortement mobilisés ces derniers jours, mais ils savent déjà que leur combat pour se rapprocher de l’Union européenne sera de longue haleine.
     

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.