GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 11 Décembre
Mardi 12 Décembre
Mercredi 13 Décembre
Jeudi 14 Décembre
Aujourd'hui
Samedi 16 Décembre
Dimanche 17 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    France : dix Kurdes condamnés à Paris pour financement du PKK

    media Quelque 20 000 personnes avaient défilé le 16 novembre à Berlin pour demander la levée de l'interdiction du PKK en Allemagne, en vigueur depuis 20 ans. REUTERS/Tobias Schwarz

    A Marseille, une association kurde qui finançait le Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK, a été dissoute mardi après-midi par le tribunal de Paris. Dix Kurdes de nationalité turque ont été condamnés à des peines de six mois à trois ans de prison. Reconnue comme une organisation terroriste par l'Union européenne, les Etats-Unis ou encore la Turquie, le PKK se bat pour l'autonomie du Kurdistan turc, situé au sud-est du pays et la libération de son chef, retenu en Turquie. L'association marseillaise collectait des fonds pour soutenir financièrement sa lutte armée contre les forces turques.

    Sous couvert d'activités culturelles, de soirées et autres concerts, la Maison du peuple kurde (MPK) de Marseille collectait la « kampanya », autrement dit l'impôt révolutionnaire de la diaspora kurde, affirme l'accusation.

    En un an, ce sont près de 300 000 euros qui ont été récoltés, selon le responsable de l'association, qui affirmait que ces dons étaient complètement volontaires. Mais il a été condamné à la peine la plus lourde : 3 ans de prison.

    Car en réalité, cette Maison du peuple kurde n'hésitait pas à menacer les membres qui refusaient de verser leur obole. L'une des deux victimes à avoir porté plainte, un entrepreneur, s'était vu réclamer 15 000 euros au titre de la « kampanya ».

    → À (RE) LIRE : Les Kurdes en France, une diaspora soudée

    Et face aux mauvais payeurs, l'association savait se montrer insistante : appels téléphoniques, visites au domicile, et cela pouvait se terminer par l'intervention de jeunes Kurdes aux manières plutôt musclées.

    L'association kurde doit désormais verser 20 000 euros d'amende, mais les peines de prison des dix condamnés restent inférieures à ce qu'avait demandé par le parquet.

    → À (RE) LIRE : Les Kurdes, un peuple, quatre territoires, quatre histoires

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.