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    Europe

    Pollution du Danube: la Commission européenne lance une procédure contre la Hongrie

    media Des Hongrois ramassent les boues rouges qui avaient ravagé le pays en octobre 2010. REUTERS

    En octobre 2010, la Hongrie était frappée par une catastrophe écologique. Après la rupture de la digue d'un réservoir à l'ouest du pays, un million de m3 de boues rouges toxiques se déversait sur les villages environnants, faisant dix morts et contaminant un millier d'hectares. La Hongrie est à nouveau pointée du doigt car un autre site potentiellement dangereux se trouve au nord de Budapest.
     

    Le 20 novembre, la Commission européenne a lancé une procédure d'infraction contre la Hongrie pour non respect des directives européennes sur la gestion des déchets. Dans l'immédiat, le site incriminé n'est pas encore dangereux. Mais ce terrain de 167 hectares qui se trouve à Almasfüzitö, à 80 km au nord de Budapest, est porteur de risques. Il y a sept réservoirs de boues rouges, déchets issus de la production d'alumine, qui y sont entreposées depuis un demi-siècle. Aujourd'hui il n'y a plus de production d'alumine et ces boues rouges sont solidifiées.

    Le premier problème est que ce site est adossé au Danube. Et de l'autre côté des réservoirs se trouve le fleuve or il s'agit d'une zone inondable et à risque sismique.

    Le deuxième problème est que le site appartient à une entreprise hongroise (Tata) qui fait officiellement du compostage de déchets par traitement biologique. Elle récupère des déchets un peu partout dans le pays et les empile sur les boues rouges du réservoir n° 7 - le seul utilisé actuellement - afin d'empêcher la dispersion de poussière de boues toxiques dans l'environnement.

    Alertée par Greenpeace, la Commission européenne a découvert que l'entreprise faisait du compostage avec des déchets dangereux : du plomb, du mercure, de l'arsenic... Ce qui est contraire aux normes européennes, d'où la procédure d'infraction.

    → A (RE)LIRE : La boue rouge dangereuse selon Greenpeace

    Le contrôle des pouvoirs publics

    Il existe un contrôle de la part des pouvoirs publics, mais l'autorité environnementale de la région délivre des permis un peu trop facilement à cette entreprise. Le dernier permis, délivré en 2010 pour six ans, autorise l'utilisation de 161 produits toxiques ! Difficile de savoir qui se cache derrière les actionnaires de la firme. Peut-être des politiciens ou des proches de politiciens, de gauche comme de droite, qui ont pu influencer l'autorité environnementale.

    Ce que change la procédure d'infraction

    A court terme, la procédure ne devrait rien changer. La Commission donne un délai de deux mois à la Hongrie pour s'expliquer, c'est le déroulement normal de la procédure. Samedi, le ministère des Affaires étrangères a confirmé à RFI que la Hongrie était prête à collaborer avec la Commission. Dans deux mois, cette dernière évaluera la situation.

    Greenpeace demande que l'activité de traitement de déchets soit complètement arrêtée. Il y a déjà des fuites de produits toxiques dans le Danube, qui ont été constatées par l'Académie hongroise des sciences en 2011. L'idéal, pour Greenpeace, serait de déménager les réservoirs ailleurs. En étant si près du Danube, Almasfüzitö représente un gros risque écologique pour au moins cinquante ans .

    → A (RE)LIRE : Hongrie, les victimes des boues rouges ont peur de l'avenir

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.