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    Europe

    Scandale de corruption en Turquie: les ministres incriminés dénoncent une machination

    media Les ministres Zafer Caglayan (tout à gauche) et Muammer Güler (tout à droite), avec leurs homologues à l'Energie et à l'Agriculture, le 18 décembre à Ankara. REUTERS/Umit Bektas

    Deux des ministres impliqués dans un vaste scandale de corruption, et dont les fils sont incarcérés depuis leur inculpation vendredi, se sont pour la première fois exprimés ce dimanche. Le ministre de l’Intérieur a expliqué pourquoi il avait relevé de leurs fonctions de nombreux responsables de la police. Depuis le début de la semaine, 85 chefs de section ont été écartés à Istanbul, Ankara et plusieurs grandes villes de Turquie.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    Il aura fallu plus de cinq jours au ministre de l’Intérieur pour s’expliquer, et finalement épouser la thèse de la machination défendue par le Premier ministre.

    Selon Muammer Güler, nombre de preuves auraient été fabriquées, les enregistrements de conversations arrangés, et surtout le secret de l’instruction violé au profit des médias pour instaurer la certitude d’une culpabilité, s’indigne-t-il dans une interview donnée à l’agence de presse Anatolie.

    Ce sentiment est renforcé, explique-t-il, par le fait que trois enquêtes sur des affaires séparées ont été réunies lors d’un vaste coup de filet simultané, mardi, plusieurs semaines après la fin des filatures. Ce qui peut se comprendre en considérant le risque de fuite, avec les preuves, de certains suspects, parfois mêlés à plus d’une affaire en même temps.

    → À (RE)LIRE : « Chasse aux sorcières » en Turquie

    M. Güler a répété que les chefs de police avaient violé l’éthique de leur fonction, en ignorant leur hiérarchie. Une attitude « irresponsable » méritant des sanctions disciplinaires.

    En résumé, dit-il en écho au ministre de l’Economie Zafer Caglayan, ce « piège répugnant » contre le parti de gouvernement est politiquement motivé et doit faire l’objet d’une enquête parlementaire. Quant à sa démission, rappelle-t-il, elle sur la table du Premier ministre depuis le premier jour. 


    ■ AUDIO : derrière le scandale, une lutte politique

    Dimanche 22 décembre, dans la province de Giresun, Recep Tayyip Erdogan s'est exprimé sur l'affaire qui ébranle son gouvernement devant une foule de partisans de l'AKP. Il a promis de « casser les bras » de ses adversaires s'ils tentaient d'utiliser politiquement le scandale de corruption qui frappe son équipe. « Quiconque ose nous faire mal, semer des troubles ou nous tendre des pièges dans ce pays, nous lui casserons les bras », a déclaré le Premier ministre turc. Car cette tempête politico-financière survient à seulement quelques mois des élections municipales. Pour Ali Kazancigil, politologue, derrière ce scandale de corruption se cache une lutte d'influence. Ci-dessous en audio, ses explications.

    Deux camps s'affrontent: le parti d'Erdogan, le Parti pour la justice et développement (...) En face, l'autre mouvement, on l'appelle le mouvement guleniste
    Ali Kazancigil Politologue 23/12/2013 - par Jelena Tomic Écouter

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