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    Europe

    Le parti néonazi Aube dorée toujours dans le viseur des autorités grecques

    media Ilias Panagiotaros, l’un des leaders d’Aube dorée, arrêté par la police antiterroriste grecque, a son arrivée au tribunal le 28 septembre 2013. REUTERS/Giorgos Moutafis

    A Athènes, les autorités et la justice poursuivent toujours le parti néonazi Aube dorée. Après le meurtre du chanteur antifasciste Pavlos Fyssas en septembre, il y avait eu un vaste coup de filet. A présent, la suspension du financement public du parti a été votée par le Parlement grec, le 18 décembre. Un texte adopté, pour une fois, à une très vaste majorité : 241 députés sur 300.

    Le texte de loi ne mentionne pas directement Aube dorée, mais il vise bien évidemment le parti néonazi, qui a touché jusqu'ici près d'un million et demi d'euros de subventions en un an et demi.

    Le texte suspend « toute aide de l'Etat à un parti dont le dirigeant ou un dixième des élus sont poursuivis pour constitution ou participation à une organisation criminelle ». C'est donc le cas d'Aube dorée, puisque son chef et fondateur Nikos Michaloliakos ainsi que deux autres députés sont actuellement en détention provisoire et poursuivis, entre autres, pour constitution et participation à une organisation criminelle.

    Des parlementaires poursuivis en justice

    Trois autres parlementaires avaient été inculpés dans le cadre de cette procédure début octobre. Quelques semaines plus tard, le Parlement a voté la levée de l'immunité parlementaire de trois nouveaux députés, dont la comparution devant le juge a été reportée au 11 janvier prochain. Nul doute que des poursuites vont également être engagées contre ces trois hommes.

    Toutes ces décisions confirment donc la fin d'un statu quo, la fin d'une impunité qui avait choqué jusqu'au niveau européen, car Aube dorée était à l'origine de nombreuses agressions racistes et de propos xénophobes.

     → A (RE) LIRE : Grèce : la fin de l'impunité pour le parti néonazi Aube dorée?

    Le blocage du financement d'un parti, une première en Grèce 

    Cette loi est inédite depuis le retour de la démocratie en 1974. Si la mesure a convaincu une vaste majorité, elle a cependant fait l'objet de débats assez intenses. Ce n'était pas si simple de prendre une telle décision, car cela renvoie à la question de l'interdiction d'un parti politique. Une question très sensible pour les Grecs, qui ont connu jusqu'en 1974 l'interdiction du Parti communiste.

    On trouvait ainsi les plus fervents opposants à l'interdiction d'Aube dorée dans les rangs de la gauche grecque, pourtant la plus mobilisée face à la montée néonazie. D'ailleurs, l'une des personnes qui a voté contre la suspension du financement n'est autre que Manolis Glezos, le doyen de l'Assemblée, figure de la résistance contre l’occupant nazi et ancien communiste. « C'est dans le champ politique qu'il faut combattre Aube dorée, pas en prenant des décisions », a-t-il déclaré pour justifier sa position.

    L'électorat grec semble opposé à cette loi

    C'est là le paradoxe. Malgré toutes ces poursuites, le socle des électeurs ne baisse pas. Au contraire, il tourne autour de 8 % dans les sondages, alors que le parti Aube dorée était entré au Parlement avec près de 7 % des voix en juin 2012.

    Même après le meurtre du musicien et la vague d'arrestations qui a suivi, le parti néonazi n'a pas été ébranlé. L'effet fut inverse. Cela a conforté leurs théories du complot et la stratégie de victimisation du parti.

    Un rejet politique et une intolérance exacerbés

    Il y a deux semaines, une nouvelle avalanche de preuves sur le caractère profondément nazi de l'organisation a été publié par la presse. Aucune inflexion au niveau des intentions de vote n'a pour autant été constatée.

    Toute cette histoire montre en définitive qu'Aube dorée n'exprime pas seulement le dégoût des électeurs envers le système politique mais également une violence et une intolérance jusque-là enfouies chez une partie de la population et contre lesquelles la justice ne suffit pas.

    → A (RE) LIRE : Grèce: Aube dorée va-t-elle disparaître?

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