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    Europe

    Décès du maestro Claudio Abbado

    media Le chef d'orchestre Claudio Abbado. Marco Caselli Nirmal

    Opéré d’un cancer d’estomac en 2000, le célèbre chef d’orchestre Claudio Abbado est décédé ce lundi 20 janvier à Bologne, dans le nord de l’Italie, à l’âge de 80 ans. Chef sensible, à l’écoute et très estimé de ses musiciens, il avait dirigé encore en 2013 au Festival de Lucerne en Suisse et avait prévu d’y donner six concerts en 2014.

    Avec son regard alerte et ses deux mains très agiles, il avait l’habitude de tailler l’espace tout en finesse pour faire émerger avec un son fin et clair les œuvres. Il a dirigé les plus célèbres orchestres du monde entier. Mais, malgré sa réputation mondiale, il a toujours mis le métier du chef d’orchestre au-dessous des œuvres des compositeurs dont il a beaucoup respecté les partitions. Pour lui, la musique n’était pas un travail, mais une passion à vivre, des émotions à partager avec des musiciens et le public.

    Né le 26 juin 1933 à Milan d’un père violoniste et d’une mère qui lui enseigne le piano, c’est à l’âge de 7 ans, en 1940, qu’il avait senti la première fois une vocation pour la magie de la musique. Il assistait à un concert à la Scala de Milan quand les trois trompettes dans les Fêtes de Debussy lui avaient littéralement émerveillé. Debussy restait pour lui toute la vie une promesse.

    Elégant et adulé

    Élève du légendaire Hans Swarowsky à Vienne en Autriche, il fait ses débuts en tant que chef d’orchestre à la Scala de Milan en 1960. Le prix Dimitri Mitropoulos de l’Orchestre philharmonique de New York en 1963 et sa collaboration avec Leonard Bernstein lui propulse sur le devant de la scène internationale. Après avoir dirigé l’Orchestre philharmonique de Vienne, il prend la succession de Herbert von Karajan (« il était comme un père pour moi ») à la tête de l’Orchestre philharmonique de Berlin en 1989.

    Chef d’orchestre élégant et adulé qui restait très silencieux pendant les répétitions, il n’a pas hésité de mettre ses convictions humanistes au service des engagements plus politiques. Par exemple, il avait ouvertement condamné l’intervention américaine au Viêt Nam et l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie.

    Des concerts dans des usines, des crèches et des prisons

    Sensible à l’idée d’élargir le public de la musique classique, il a dirigé des œuvres dans des usines, des crèches, des centres de handicapés et des prisons. Pour assurer la transmission, il a créé plusieurs orchestres pour de jeunes musiciens, comme l’Orchestre de jeunes de la Communauté européenne ou l’Orchestre de jeunes Gustav Mahler, un compositeur qu’il aimait beaucoup.

    En 2003, Claudio Abbado avait fait naître le Lucerne Festival Orchestra, des solistes de renommée internationale réunis autour d’un noyau de base issu du Mahler Chamber Orchestra. En 2009, pour son retour à la Scala de Milan, il avait exigé la plantation de 90 000 arbres pour améliorer la qualité de l’air dans la ville. Aujourd’hui, il a rejoint ses deux frère et sœur qui venaient décéder ces trois dernières années.

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