GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 16 Janvier
Vendredi 17 Janvier
Samedi 18 Janvier
Dimanche 19 Janvier
Aujourd'hui
Mardi 21 Janvier
Mercredi 22 Janvier
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • L'opposant vénézuélien Juan Guaido rencontrera mercredi à Bruxelles le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell
    • Irak: trois manifestants tués à Bagdad (médecins)
    • Chine: le virus transmissible entre humains, selon un expert gouvernemental
    • Venezuela: Pompeo pour «soutenir» les efforts contre la «tyrannie» de Maduro
    • RDC: une panne de l'émetteur de RFI à Goma empêche actuellement la diffusion de nos programmes
    • Réforme des retraites: nouvelle intrusion au siège de la CFDT avec coupure d'électricité revendiquée par la CGT Energie IDF (syndicats)
    • Russie: Vladimir Poutine a déposé ses propositions d'amendements à la Constitution (Parlement)
    • Détroit d'Ormuz: huit pays européens soutiennent la création d'une mission maritime, annonce le ministère français des Affaires étrangères
    • Norvège: les populistes du Parti du Progrès quittent le gouvernement après le rapatriement d'une femme de jihadiste
    • Virus en Chine: l'épidémie doit être «résolument enrayée», dit le président Xi Jinping
    • Tony Hall, le directeur de la BBC, annonce qu'il démissionnera cet été
    Europe

    Ukraine: quels sont les intérêts de la Russie et des autres voisins?

    media En février 2012, au centre de Kiev, une statue représentant l'amitié entre la Russie et l'Ukraine. REUTERS/Gleb Garanich

    Le tout nouveau pouvoir ukrainien commence à se mettre en place difficilement à Kiev, après la disparition du président Viktor Ianoukovitch de la scène politique. Le pays est au bord de la cessation de paiement. La Russie met en cause la légitimité des nouvelles autorités de Kiev, elle les accuse notamment de prendre des mesures contre les russophones de l'est et du sud du pays. De l’autre côté, la Pologne et certains pays voisins de l’Ukraine plaident pour une perspective d’adhésion du pays à l’Union européenne, mais Paris et d’autres capitales européennes refusent d’en entendre parler. La communauté internationale évoque, pendant ce temps, le risque d’une partition de l’Ukraine.

    Moscou évoque les « méthodes dictatoriales » des nouvelles autorités ukrainiennes, ainsi que les « mesures anti-russes » qu’elles ont prises. En effet, dès dimanche, la nouvelle majorité parlementaire de Kiev a abrogé les lois et les dispositions qui faisaient du russe la deuxième langue officielle du pays, dans certaines régions. Mais Moscou va plus loin, le Premier ministre Dmitri Medvedev met en cause la légitimité du nouveau pouvoir de Kiev, alors que les décisions prises par le Parlement ukrainien ont été reconnues comme légitimes par l'Union européenne et par nombre de ses Etats membres, comme la France, l'Allemagne et la Pologne, ainsi que par les Etats-Unis d'Amérique.

    A (RE) LIRE : La Russie hausse le ton à propos de l'Ukraine

    La Russie a rappelé son ambassadeur à Kiev et certaines déclarations ambiguës, notamment venant de Dmitri Medvedev, laissent penser que les aides financières promises par Moscou à l'Ukraine pourraient ne pas être honorées en totalité.

     L’Ukraine dépend économiquement de la Russie

    Après la dislocation de l'ancienne URSS au tout début des années 1990, Moscou a perdu son influence sur plusieurs pays de l'Europe centrale et orientale, dont les pays baltes. Il y a presque dix ans, l'Ukraine, qui est le deuxième pays en Europe par sa superficie et dont la population est en grande partie russophone, se tournait à son tour vers l'Occident, avec la « révolution orange » et l'accession au pouvoir du président Viktor Iouchtchenko. Mais le Premier ministre de ce dernier, Ioulia Timochenko, a perdu l'élection présidentielle de 2010, au profit de Viktor Ianoukovitch, ce qui a permis à Moscou de reprendre la main en Ukraine.

    Mal géré par le clan Ianoukovitch, qui est aujourd'hui accusé de corruption à grande échelle, le pays dépend économiquement du pétrole fourni par Moscou et de ses exportations vers la Russie. C'est d'ailleurs en jouant sur les leviers économiques que le président russe Vladimir Poutine a réussi, en novembre dernier, à faire en sorte que le président ukrainien ne signe pas l'accord avec l'Union européenne, ce qui a déclenché les manifestations à Kiev.

    A (RE) LIRE : L'opulente résidence secrète de Ianoukovitch révélée

    Les pays de l’UE ne sont pas tous sur la même longueur d’onde

    C'est notamment sous la pression de la Pologne, pays voisin de l'Ukraine et qui défend sa cause à Bruxelles, que l'Union européenne a proposé en novembre dernier un accord aux autorités de Kiev. Mais Bruxelles n’a pas mis beaucoup d’argent sur la table, notamment pour compenser les efforts demandés à l’Ukraine pour intégrer les standards européens. En même temps, la Russie a promis au régime du président Viktor Ianoukovitch environ 15 milliards d'euros sous forme de prêts, de crédits et de contrats de livraison de gaz à prix préférentiel.

    La déclaration du chef de la diplomatie française Laurent Fabius est d’ailleurs assez symptomatique ; en visite à Pékin, il a rappelé l'état catastrophique des finances ukrainiennes, pas loin de la cessation de paiement, mais il n'a évoqué comme solution, pour l'heure, que les aides promises par... la Russie. Ni même après le soulèvement de Kiev, qui a mis fin au régime de Viktor Ianoukovitch, la France, et avec elle d'autres Etats membres de l'Union européenne ne veulent entendre parler d'une éventuelle adhésion de l'Ukraine, alors que, pas plus loin qu'au début du mois de février, la diplomatie des Vint-Huit évoquait l'élargissement comme une possible perspective pour les Ukrainiens qui se battaient contre le régime pro-russe de Kiev.

    Le risque d’une partition de l’Ukraine semble bien réel

    S’il est bien difficile de savoir, aujourd’hui, qui va aider l’Ukraine à sortir de l’impasse économique, la possible partition du pays entre l’ouest pro-occidental et l’est pro-russe taraude toute la communauté internationale. Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a appelé à préserver « l'unité et l'intégrité territoriale » du pays et a dépêché un émissaire à Kiev. Les pays du groupe de Visegrad - la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie -, pays limitrophes de l'Ukraine, ont à leur tour tiré le signal d'alarme. Et la présidence grecque de l'Union européenne est favorable à une réunion internationale consacrée à l'Ukraine, y compris pour l'aider économiquement.

    Malgré les signaux envoyés par Moscou, malgré ses accusations contre les nouvelles autorités de Kiev, les régions russophones ne semblent pas décidées à franchir le pas et à s'engager dans l'immédiat sur la voie de la partition du pays. Mais à plus long terme, si la communauté internationale n'arrive pas à aider l'Ukraine, tout reste possible, y compris le scénario de la partition du pays.


    QUID DES ACCORDS MILITAIRES ?

    Le changement de pouvoir à Kiev pourrait remettre en cause le statut de la base de Sébastopol en Crimée, où se trouve la flotte russe de la mer Noire, qui donne à la Fédération de Russie un accès direct à la Méditerranée. Au printemps 2010, le président Ianoukovitch avait signé un accord prévoyant le maintien de cette base navale jusqu'en 2042, en échange d'une substantielle ristourne sur le prix du gaz facturé par Moscou. Borys Tarassiouk, député du parti de Ioulia Timochenko, Batkivchtchina, et ancien ministre des Affaires étrangères, estime qu'il faudra rapidement « revenir sur cet accord ».

    Borys Ivanovych Tarasyuk

    Député ukrainien

    25/02/2014 - par Anastasia Becchio Écouter

    « Ce sera l’une de nos priorités, assure-t-il. C’était une faute terrible de Ianoukovitch. Avoir signé ce traité, cela équivaut à une trahison. Il n’y avait absolument aucune nécessité pour un tel accord. Nous ne sommes pas assez stupides pour ne pas comprendre que nous devons garder de bonnes relations avec la Russie, et cela ne dépend que de la Russie d’accepter ou non cette amitié. Mais nous ne pouvons pas développer nos relations avec la Russie aux dépens de l’intérêt de notre pays. Notre pays devrait être guidé par notre seul intérêt et pas par celui de la Russie, comme cela a été le cas avec le régime de Ianoukovitch. »

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.