GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 15 Septembre
Lundi 16 Septembre
Mardi 17 Septembre
Mercredi 18 Septembre
Aujourd'hui
Vendredi 20 Septembre
Samedi 21 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    L’hypothèse d’une intervention russe en Ukraine peu probable

    media Le président ukrainien par intérim a mis en garde la flotte russe basée à Sébastopol de toute agression militaire. REUTERS

    Le président russe Vladimir Poutine a annoncé ce mercredi 26 février une vaste inspection de toutes les troupes stationnées à l'ouest de la Russie, c’est-à-dire celles stationnées dans les régions qui bordent l'Ukraine, pour vérifier leur aptitude aux combats. Mais une intervention est peu probable.

    Les relations diplomatiques entre la Russie et l'Ukraine se tendent d'heure en heure. Hier, le président Vladimir Poutine annonçait une inspection des troupes stationnées près de la frontière ukrainienne pour vérifier leur aptitude aux combats. Ce jeudi matin, l'aviation russe a été placée en état d'alerte à la frontière occidentale de la Fédération. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur russe à Kiev et demande des consultations immédiates à Moscou.

    Pourtant, estime un expert militaire, le risque d’une intervention russe en Ukraine est assez faible, car la Russie y perdrait plus qu’elle n’y gagnerait. Elle serait d’autant plus difficile à justifier que la Russie n’a subi aucune agression de la part de l’Ukraine.

    En cas d’attaque russe, la flotte basée à Sébastopol, en Crimée, ne pourrait sans doute plus naviguer dans les eaux ukrainiennes et se retrouverait donc immobilisée. L’Ukraine pourrait également couper les gazoducs qui transitent par son territoire. le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov avait mis en garde la flotte russe en mer Noire contre toute « agression militaire ».

    Et si la Crimée faisait sécession, ce serait une région que la Russie devrait porter à bout de bras, comme l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, ces ex-provinces géorgiennes indépendantes par la grâce de la Russie.

    Par ailleurs, Moscou s’est forgé une image de médiateur intransigeant, habile, mais qui sauvegarde la paix dans les dossiers syriens et iraniens. Surtout, la Russie est à la tête du G8 dont le prochain somme doit avoir lieu à Sotchi en juin. On imagine difficilement Poutine le sacrifier.

    Mais la Russie veut faire pression sur l’Ukraine, montrer qu’elle est incontournable. Ses intentions de départ ont cependant été probablement dépassées par l’hystérie médiatique qui règne dans le pays autour de la situation en Ukraine. La plupart des Russes sont ainsi persuadés que les fascistes, voire les nazis, sont arrivés au pouvoir à Kiev. Ils sont persuadés que les Russophones d’Ukraine sont en danger, qu’il faut les protéger. Au point que dans le sud du pays, à l’initiative de groupes ultranationalistes, des milices s’organisent pour aller aider leurs frères d’Ukraine.

    Les États-Unis mettent en garde Moscou contre une intervention en Ukraine

    L’ordre donné par Vladimir Poutine de vérifier l’aptitude au combat des troupes russes basées non loin de l’Ukraine et de renforcer la protection de la flotte russe de la mer noire en Crimée a amené les États-Unis à lancer une mise en garde à Moscou.

    Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis-Pourtet

    L’administration Obama a mis en garde la Russie contre toute intervention militaire qui violerait la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. John Kerry a rappelé aux Russes qu’ils s’étaient opposés vigoureusement à toute intervention étrangère en Libye, en Syrie et ailleurs, et qu’ils feraient donc bien de se souvenir de leur position d’alors au moment où ils examinent comment réagir aux derniers événements en Ukraine.

    Dans une interview sur MSNBC, le secrétaire d’État a rejeté l’idée d’une confrontation de type guerre froide avec Moscou. « Nous voyons cela comme une opportunité pour la Russie, les États-Unis et d’autres pays de soutenir l’Ukraine, de l’aider pendant sa transition et il n’y a pas de raison pour qu’elle ne puisse pas se tourner à la fois vers l’Est et l’Ouest. Nous ne pensons pas qu’il devrait y avoir une rivalité entre l’Est et l’Ouest. Vous savez, ça n’est pas Rocky 4 », a déclaré John Kerry.

    Énumérant les trois priorités de l’Ukraine – formation d’un gouvernement, réformes et redressement économique avec l’aide du FMI –, John Kerry a annoncé que les États-Unis ont offert leur garantie financière sur un milliard de dollars pour un éventuel prêt international.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.