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    Europe

    Une première étape vers une exclusion de la Russie du G8

    media Les présidents américain et russe, Barack Obama et Vladimir Poutine, le 17 juin 2013 à Enniskillen lors du précédent sommet du G8. REUTERS/Kevin Lamarque

    Malgré l’intense activité diplomatique de ce week-end, une première sanction contre la Russie a été prononcée ce dimanche 2 mars : les sept pays les plus industrialisés, ainsi que l’Union européenne et le Conseil européen, annoncent la suspension des préparatifs du sommet prévu à Sotchi en juin. Le G8 redevient le G7, comme dans la fin des années 90.

    Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

    Réécoutez notre édition spéciale Ukraine 02/03/2014 - par Julien Chavanne Écouter

    Le communiqué a été diffusé par la Maison Blanche au nom des 7 pays les plus industrialisés, et des instances européennes. La Russie est, de fait, suspendue, « jusqu’à ce que l’environnement redevienne favorable à des discussions qui ont un sens au sein du G8 ».

    Dans une série d’interventions télévisées dimanche, John Kerry avait menacé la Russie d’une exclusion du G8, qui redeviendrait ainsi le G7. La décision annoncée hier soir est une première étape. Le G7 condamne la « claire violation » de la souveraineté de l’Ukraine, et se dit uni dans son soutien à l’intégrité territoriale du pays. Il souligne le droit du peuple ukrainien à choisir son avenir.

    Moscou est par ailleurs fortement incité à accepter une médiation. Les signataires de cette déclaration se mettent à la disposition de Vladimir Poutine pour parvenir à un règlement pacifique de la crise. Il n’est pas question d’autres sanctions politiques ou économiques dans ce communiqué qui a fait l’objet d’intenses discussions pour parvenir à un consensus.

    Ballet diplomatique

    Cette annonce intervient alors que la diplomatie occidentale est à l’œuvre pour stopper l’escalade entre l’Ukraine et la Russie. Le chef de la diplomatique britannique William Hague est actuellement à Kiev où il rencontre les nouvelles autorités ukrainiennes. Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se réunissent à Bruxelles à la mi-journée.

    Ce dimanche, l’Otan s’est réunie en urgence pendant près de huit heures. Une réunion à l’issue de laquelle l’Alliance atlantique, par la voix de son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen, a réitéré sa condamnation des actes commis par Moscou en Crimée, jugés contraires au droit international. Elle a également invité les Nations unies ou l’Organisation de sécurité et de coopération en Europe (OSCE) à déployer les observateurs internationaux afin de vérifier le retour dans leur caserne des forces russes en Crimée, et a souhaité des consultations dans le cadre du Conseil de coopération Otan-Russie.

    Poutine s’ouvre au dialogue

    Mais c'est Angela Merkel, qui pour le moment, a marqué le plus de points. Depuis que la situation s’est tendue entre Kiev et Moscou, il n’y a pas eu un jour sans que la chancelière allemande n’ait le président russe au téléphone. Et ce dimanche, elle a obtenu de lui qu'il accepte la création d'une « mission d'enquête » et d'un « groupe de contact » pour entamer « un dialogue politique » sur l'Ukraine. Cette équipe de négociateurs internationaux pourrait être placée sous la tutelle de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), présidée depuis le début de l'année par la Suisse.

    « Votre intervention en Crimée est inacceptable », « vous avez violé le droit international », a reproché Angela Merkel à Vladimir Poutine. Berlin s'appuie notamment sur le Mémorandum de Budapest, une série de textes signés 1994 au moment où l'Ukraine paraphait le Traité de non-prolifération nucléaire. Le contrat était alors le suivant : Kiev acceptait de renoncer à son arsenal atomique et en échange, la Russie, les États-Unis et la Grande-Bretagne s'engageaient à respecter son indépendance, sa souveraineté et ses frontières de l'Ukraine. L'Allemagne reproche aujourd'hui à la Russie d'avoir enfreint ce mémorandum. Si elles prennent forme, les discussions autour des préparatifs militaires russes devraient donc s'engager sur cette base.

    → A (RE)LIRE : Vladimir Poutine accepte un « groupe de contact » pour «entamer un dialogue»

    À Moscou, le Kremlin n’évoque pas la mission de conciliation annoncée par Angela Merkel. Il fait seulement savoir que les contacts entre Moscou et Berlin vont se poursuivre, rapporte notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne. Mais Poutine continue à affirmer que les mesures qu’il a prises étaient totalement appropriées en raison des circonstances. Il n’en démord pas, la communauté russe et russophone d’Ukraine est menacée par les ultranationalistes installés à Kiev.

    Sans doute le président russe a-t-il écouté la chancelière allemande d’une oreille un peu plus attentive, car ils se comprennent plutôt bien tous les deux, parlant chacun la langue de l’autre, et ayant été formés dans le même moule communiste. Signe de cette très relative détente, le sous-ministre des Affaires étrangères a pris la parole ce dimanche soir pour dire que la Russie ne remet pas en cause la souveraineté de l’Ukraine, et que la Russie ne veut pas la guerre avec l’Ukraine.

    Malgré tout, la Crimée est de facto depuis samedi sous administration pro-russe et sous occupation militaire russe, avec l’annonce d’un prochain référendum sur son statut. Le Kremlin a donc obtenu ce qu’il voulait.

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