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    Europe

    En Turquie, Erdogan répond aux manifestants par l’invective

    media Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a qualifié les manifestants anti-gouvernementaux de «rigolos», lors d'un meeting politique de l'AKP. REUTERS/Umit Bektas

    Après les manifestations massives de mercredi en Turquie, à l’issue desquelles deux personnes ont été tuées, des rassemblements de moindre ampleur ont été rapidement dispersés ce jeudi 13 mars. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a accusé les manifestants d’être des « rigolos » n’ayant pour seul objectif que de « terroriser la rue ».

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    Des manifestations ont de nouveau eu lieu ce jeudi après-midi en Turquie, notamment dans la capitale Ankara, au lendemain des funérailles de Berkin Elvan, décédé après un long coma des suites de blessures causées par une grenade lacrymogène de la police en juin dernier, lors des manifestations au parc Gezi. Les incidents qui ont émaillé ces manifestations, un peu partout dans le pays, ont causé la mort de deux personnes la nuit dernière : un policier a été victime d’une crise cardiaque après avoir respiré des gaz lacrymogènes et un jeune homme de 22 ans a été tué par balle lors d’une altercation entre deux groupes de jeunes.

    « Des malhonnêtes »

    Ce jeudi, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a pris la parole pour, à nouveau, attaquer ses détracteurs. « Ce sont des rigolos et des malhonnêtes, pas des défenseurs de la démocratie ! », a-t-il lancé lors d’un meeting, s’exprimant pour la première fois au sujet de la mobilisation autour de la mort du jeune Berkin Elvan. La seule chose que veut voir M. Erdogan dans la journée de manifestations de mercredi, ce sont les bureaux de son parti, l’AKP, saccagés en marge des manifestations réprimées par la police. Le chef du gouvernement en fait porter la responsabilité à la confrérie Gülen, qu’il accuse d’ « exciter la rue pour jeter de l’ombre sur le scrutin municipal et local du 30 mars ». Il accuse également ses opposants de provocations et de vouloir « terroriser la rue ». « Ils ne sont pas honnêtes, ils n'ont rien à voir avec la démocratie », a-t-il martelé.

    → A (RE)LIRE : Turquie: 200 000 personnes aux funérailles de Berkin Elvan

    Des propos qui ne sont pas de nature à apaiser les tensions de plus en plus vives dans le pays, avec des attaques de groupes civils armés qui semblent se multiplier entre les différents segments de la société, droite contre gauche ou anti et pro-gouvernement.
    Depuis jeudi soir, à la suite de l’altercation entre des islamistes et des partisans du jeune Berkin, les attaques de bureaux de vote de l’opposition se sont multipliées. Et si des manifestations ont repris çà et là, à Istanbul, les opposants appellent ce jeudi soir à ne pas sortir pour éviter de tomber dans le piège des provocations politiques.

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