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    Europe

    Annexion de la Crimée: la réponse de Maïdan

    media Des membres d'une milice d'autodéfense devant le Parlement ukrainien, le 17 mars 2014. REUTERS/Alex Kuzmin

    La cohésion de l’Ukraine est en danger. Son gouvernement se réunit ce dimanche 23 mars alors qu’une manifestation est prévue sur la place de l’Indépendance, là où le soulèvement a commencé contre les dirigeants pro-Kremlin.

    Avec notre envoyé spécial en Crimée, Daniel Vallot

    Les choses sont maintenant claires : les forces russes contrôlent les bases militaires en Crimée, avec la prise hier de deux complexes supplémentaires dont celui de Belbek, situé non loin de Sébastopol. Son commandant ukrainien, depuis le début de la crise, réclamait en vain à son état-major et au gouvernement de Kiev des consignes. Cet officier rencontré par RFI dans sa base affirmait ne pas savoir comment réagir face à ses adversaires. Hier, il a donc dû céder, les Russes ayant fait usage d’un véhicule blindé pour rentrer sur la base.

    Visiblement, depuis que la Russie considère la Crimée comme faisant partie de son territoire, les soldats russes sur place prennent beaucoup moins de précautions pour investir les bases ukrainiennes. Hier, ils ont tiré en l’air et pointé leurs armes sur des soldats ukrainiens qui n’auront opposé qu’une résistance symbolique et pacifique à leurs adversaires.

    Rassemblement sur Maïdan

    Dans ce contexte, les autorités ukrainiennes espèrent une forte mobilisation à Kiev. Il y a toujours beaucoup de monde sur Maïdan. Le nombre de tentes n’a pas radicalement baissé. Il y a toujours ces miliciens d’autodéfense qui patrouillent et ces familles d’Ukrainiens qui viennent en pèlerinage sur les lieux de la fusillade de février dernier. Il y a donc une présence continuelle.

    Mais, devant l’estrade, où viennent s’exprimer les orateurs, les politiques, il y a peu de monde, comme si la parole politique avait du mal aujourd’hui à trouver sa place à Maïdan.

    Cela étant, on ressent très nettement sur la place de l’Indépendance une sorte de fièvre patriotique, une volonté de ne pas laisser la Russie déstabiliser davantage l’Ukraine. Et le gouvernement intérimaire va sans doute aujourd’hui essayer de jouer cette carte-là pour conserver au moins en partie le soutien de la population ukrainienne. Il en a besoin, ne serait-ce que pour tenir le cap jusqu’au 25 mai, jusqu’à l’élection présidentielle qui aura lieu ce jour-là.


     ■ ZOOM : Partir ou rester en Crimée, le dilemme de nombreuses familles

    Avec notre envoyé spécial en Crimée, Daniel Vallot

    Cela fait une semaine qu’ils sont partis avec leurs deux enfants pour l’ouest de l’Ukraine. Chez eux, ils n’ont laissé que les meubles, un peu de literie et de vaisselle au moment du départ. ils ont confié les clés à Sacha, une étudiante qui sera chargée de surveiller leur maison.

    « Ils vont rester là-bas un an, et puis ils vont voir comment ça évolue ici, raconte cette dernière. La Crimée, c’est devenu dangereux, surtout avec des enfants et je comprends que ces familles s’en aillent. On ne sait pas ce que l’avenir nous réserve ! »

    « On s'y prépare »

    Les familles ukrainiennes ayant quitté la Crimée sont encore peu nombreuses. Pour l’heure, la plupart hésitent à partir. C’est le cas de Léna, jeune mère de famille qui envisage de quitter la péninsule, mais n’a pas encore pris sa décision : « On n’a pas fait nos valises pour le moment, mais on s’y prépare, et j’ai déjà en tête ce dont j’aurais besoin en cas de départ précipité. Partir ou rester, c’est difficile comme décision ! Aller dans un endroit où je ne connais personne, recommencer de zéro, c’est ça qui me fait peur ! »

    Depuis que les troupes russes se sont déployées en Crimée, Léna a du mal à trouver le sommeil. Elle s’inquiète pour elle, mais surtout pour ses enfants. « Ils sont Ukrainiens, et je n’ai pas envie, dit-elle, de les voir grandir en territoire russe. »

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