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    Europe

    Les enjeux des élections au Parlement européen

    media Après la crise financière qui a frappé la plupart des Etats membres de l’Union européenne, ce sont les premières élections européennes qui se déroulent en mai prochain. DR

    La campagne pour les élections européennes en France est lancée cette semaine, elles auront lieu entre les 22 et 25 mai prochains dans les 28 Etats membres de l’Union européenne. Ce scrutin va permettre de désigner les 751 députés du nouveau parlement européen.

    Juncker - Schulz : duel pour la Commission européenne. Ecoutez l'émission « Ici l'Europe » de RFI et France 24 (diffusion sur France à 17h10 et sur RFI à 19h10 (HF) : débat entre les deux principaux candidats à la tête de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et Martin Schulz.

    Les enjeux sont importants car les parlementaires auront plus de pouvoir dans la prochaine législature, notamment celui de désigner le prochain président de la Commission européenne. Les candidats à la succession de José Manuel Barroso font déjà campagne. « Pour la première fois, explique le politologue Thomas Klau, du Conseil européen des Relations étrangères, les grands partis européens entrent en lice avec des candidats leaders comme Martin Schulz pour les sociaux-démocrates ou Jean-Claude Juncker pour le PPE, le parti de centre-droit. Ils vont mener campagne comme les candidats des libéraux et des Verts pour essayer de rassembler sur leur parti un maximum de votes ». Jusqu’à présent le Parlement se contentait d’approuver le choix des dirigeants européens pour désigner celui qui dirige l’exécutif européen. Il en sera différemment cette fois-ci, explique Yves Bertoncini, directeur de Notre Europe, un institut de réflexion et de recherche sur les questions européennes fondé par Jacques Delors : « Il y aura en effet un bras de fer entre les Parlements et les dirigeants européens comme François Hollande, Angela Merkel, David Cameron, qui doivent proposer un candidat au Parlement européen ».

    Un contexte économique et social particulièrement difficile

    Ce sont les premières élections après la crise financière qui a frappé la plupart des Etats membres de l’Union européenne. « C’est la première fois que nous avons au cœur du débat européen un sujet partagé par l’Europe toute entière : la question de la bonne gestion d’un point de vue économique, poursuit Thomas Klau. En résumé : austérité, rigueur budgétaire ou bien une politique qui favorise et qui stimule la croissance à court terme ». Des choix stratégiques qui ne devraient pas échapper aux parlementaires selon Yves Bertoncini : « On peut attendre de ce Parlement européen que ses élus nous disent comment l’Europe va contribuer à la sortie de crise ces prochaines années, comment l’Europe va s’affirmer dans la mondialisation. Il y a des décisions à prendre en matière de politique commerciale d’énergie-climat, donc, au total, des enjeux qui sont assez substantiels ».

    Et les conséquences de la crise sur ce scrutin seront politiques. « Une poussée nette de l’extrême droite anti-construction européenne, affirme Thomas Klau, cela risque de donner des clivages beaucoup plus nets et plus vigoureux que nous avons connus par le passé ».

    Il y a donc un avis de tempête sur le Parlement européen, mais pour Yves Bertoncini le paysage politique ne sera pas totalement bouleversé : « Il y aura au Parlement, certainement, un groupe d’extrême-droite. Mais ça ne sera pas la première fois, mais la quatrième. Il y a déjà aujourd’hui un groupe eurosceptique avec l’UKIP du Royaume-Uni, il pourrait donc y avoir deux groupes mais ce ne sont pas ces deux groupes qui domineront le Parlement européen ; cela restera les sociaux-démocrates et les conservateurs ». Et la campagne sera acharnée entre les sociaux-démocrates et les conservateurs qui ont actuellement la majorité au Parlement.

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