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    Europe

    Transit de gaz en Ukraine: Poutine menace l'Europe

    media Le président russe Vladimir Poutine entouré de membres de son gouvernement, le 9 avril 2014 à Moscou. REUTERS/Sergei Karpukhin

    Vladimir Poutine menace l'Ukraine et les Européens. « La Russie peut cesser de livrer du gaz à l'Ukraine si ce pays ne règle pas sa dette et ses problèmes financiers », écrit le président russe à 18 dirigeants européens.

    Il leur propose d'agir ensemble, sur un « pied d'égalité », pour résoudre les difficultés économiques de l'Ukraine. L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a pour sa part suspendu ses travaux avec la Russie.

    Avec notre correspondante à Moscou,  Muriel Pomponne

    La Russie ne veut pas porter seule le fardeau de l'économie ukrainienne. Pour le président Poutine, Moscou « a subventionné l'économie ukrainienne pendsant quatre ans », par des réductions sur le prix du gaz pour un montant de 35,4 milliards de dollars. De plus, la Russie a accordé à Kiev, en décembre, un prêt de 3 milliards de dollars. Aujourd'hui, la dette gazière de l'Ukraine à la Russie est supérieure à 2 milliards de dollars. Et comme le fait remarquer Vladimir Poutine, en mars, alors que l'Ukraine bénéficiait d'un tarif préférentiel, elle n'a pas remboursé un centime.

    Gazprom a donc annulé ce tarif et vient de multiplier par deux le prix de son gaz livré à l'Ukraine. Le président russe menace maintenant d'exiger un « prépaiement des livraisons » de gaz. Autre menace : en cas de non-respect des conditions de paiement, son pays pourrait cesser totalement ou partiellement ses livraisons. Vladimir Poutine écrit toutefois qu'« il s'agirait là d'une mesure extrême », car cela interromprait également le transit du gaz pour l'Europe.

    Eventuelles coupures

    Poutine le dit lui-même dans sa lettre, d’éventuelles coupures poseraient surtout des problèmes en hiver, et nous sommes au printemps. Cela laisse donc du temps pour la discussion car l’objectif du Kremlin est toujours d’intervenir dans la gestion de l’Ukraine.

    A Kiev, on pense que Gazprom veut mettre la main sur Naftogaz, la société ukrainienne de gaz. C’est ce que Gazprom vient de faire avec la société de gaz du Kirghizistan dont la dette a été effacée contre un rachat d’un dollar symbolique.

    Il s’agit donc encore pour le Kremlin de faire pression sur les Européens pour être incontournable sur les décisions concernant l’avenir de l’Ukraine. Moscou exerce donc aujourd’hui une pression militaire, diplomatique et économique.

    Le face-à-face se poursuit

    La seule issue, conclut le président russe, est de mener sans délai des consultations au niveau des ministres de l'Economie, des Finances et de l'Energie, pour mettre sur pied des mesures conjointes de stabilisation de l'économie ukrainienne.

    Pendant ce temps, le face-à-face se poursuit dans l'est de l'Ukraine, opposant les nouvelles autorités et les forces pro-russes. Le gouvernement ukrainien demande aux insurgés qui occupent plusieurs bâtiments administratifs de déposer les armes. En échange, il leur promet l'amnistie. Les séparatistes, eux, réclament un référendum, comme celui survenu le mois dernier en Crimée. L'Otan a publié des photos satellitaires montrant, selon l'organisation, quelque 40 000 soldats russes déployés à la frontière orientale de l'Ukraine, avec des chars, des véhicules blindés et des avions de chasse.

    → À (RE)LIRE : Les doutes de Washington sur la réunion quadripartite


    ■ La Russie suspendue par le Conseil de l'Europe

    Avec notre envoyée spéciale à Strasbourg,  Arina Makarova

    « L’annexion illégale de la Crimée n’a ni effet juridique ni reconnaissance auprès du Conseil de l’Europe. » C’est en ces termes que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) justifie sa décision de suspendre ses travaux avec la délégation russe jusqu’à la fin de l'année. La décision est lourde en conséquences, car désormais la Russie ne pourra plus voter pendant les sessions l’Assemblée. Elle ne pourra d'ailleurs plus être représentée au sein de ses instances dirigeantes, et perd le droit de participer à des missions d’observation pendant les élections dans les pays-membres.

    La résolution a été adoptée par 145 voix contre 21 (22 abstentions). La réaction des Russes a été immédiate. Convoquant une conférence de presse juste après le vote du matin, le président du comité de la Douma pour les Relations internationales Alexeï Pouchkov a déclaré que la Russie quittait cette session sur le champ. Tout en se gardant le droit de décider concernant les sessions à venir. Au-delà de cette année, l’APCE menace la Russie d’annuler, tout bonnement, les pouvoirs de la délégation russe si cette dernière ne fait pas marche arrière sur l’annexion de la Crimée.

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