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    Europe

    Situation explosive dans l'est de l'Ukraine, le président réagit

    media Manifestants pro-russes face au siège local de la police à Slaviansk, le 12 avril 2014. REUTERS/Gleb Garanich

    L'est de l'Ukraine est en ébullition. Des combats auraient éclaté dans plusieurs villes ce samedi 12 avril. Le président Olexandre Tourtchinov a convoqué un Conseil de sécurité national. Kiev dénonce « un acte d'agression » russe. Plus tôt dans la journée, le siège de la police de Donetsk avait été pris d'assaut, ainsi qu'un commissariat et le siège local des services de la sécurité d'Etat à Slaviansk. En somme, la visite du Premier ministre par intérim Arseni Iatseniouk, vendredi 11 avril à Donetsk, n’a pas permis de calmer le jeu avec les insurgés, qui réclament le rattachement de leur territoire à la Russie.

    Article mis à jour en fonction des dernières informations disponibles

    Lors de sa venue vendredi, Arseni Iatseniouk n'avait pas eu de contacts directs avec les insurgés, mais il avait néanmoins tenté de calmer le jeu, en déclarant que la crise devait se régler par des moyens pacifiques. Raté : la prise ce samedi du commissariat de Slaviansk par des hommes armés en tenue de camouflage, puis d'un deuxième bâtiment par des militants pro-russes - à savoir le siège local des services de la sécurité de l'Etat -, et enfin l'attaque du siège de la police de Donetsk par quelque 200 manifestants, ont mis le feu aux poudres.

    Le ministre de l'Intérieur du gouvernement de Kiev, Arsen Avakov, a annoncé que des combats se déroulaient ce samedi soir dans plusieurs villes de la province de Donetsk. A Kramatorsk, « des inconnus » auraient ouvert le feu sur l'administration locale. Les forces de l'ordre répliqueraient à ces tirs. A Krasnyï Lyman par ailleurs, des combattants armés auraient attaqué la police. Et ce, avec des armes de fabrication russe AK100 qui seraient, toujours selon le ministre de l'Intérieur, utilisées exclusivement par les forces armées russes.

    « Un acte d'agression de la part de la Fédération de Russie »

    Un homme armé devant le siège de la police à Slaviansk, le 12 avril 2014. REUTERS/Gleb Garanich

    En conséquence, M. Avakov ne mâche pas ses mots. Il dénonce « un acte d'agression de la part de la Fédération de Russie ». Le président intérimaire ukrainien Olexandre Tourtchinov, au pouvoir depuis le renversement du président Ianoukovitch fin févier, a convoqué en urgence un Conseil de sécurité ce samedi soir. Plus tôt, son ministre de l'Intérieur avait indiqué que des forces spéciales avaient été envoyées à Slaviansk, précisant que la réaction serait très forte, car « il y a une différence entre protestataires et terroristes. »

    Il faut dire qu'avec les bâtiments pris à Slaviansk, avec ces barrages routiers dressés autour de cette ville par des hommes en uniforme, c'est quasiment toute la localité qui se trouve sous contrôle d'éléments favorables à la Russie. Ils auraient mis la main sur plusieurs centaines d'armes à feu et nul part en ville, on ne voit d'agent de police ukrainien. Les assaillants, qui ont reçu le soutien d'une partie de la population, viendraient de Donetsk. Le ministre de l'Intérieur n'a en revanche fait état d'aucune victime pour l'instant. Mais à Donetsk justement, les quelque 200 manifestants qui ont pénétré ce samedi dans le siège de la police ont forcé son chef à démissionner.

    Dialogue de sourds

    Des hommes armés devant le siège de la police, à Slaviansk, le 12 avril 2014. REUTERS/Gleb Garanich

    Slaviansk est une ville de 100 000 habitants située dans la province de Donetsk à la frontière avec la Russie, là où sont massés des soldats russes prêts à intervenir en Ukraine. Plusieurs centaines d'insurgés pro-russes tiennent depuis près d'une semaine des bâtiments publics à Donetsk et Lougansk, deux grandes villes de l'Est. Ils réclament un référendum d'autodétermination et le rattachement à la Russie, comme en Crimée.

    Le ministre ukrainien des Affaires étrangères a demandé à son homologue russe Sergueï Lavrov « l'arrêt des actions provocatrices des agents russes dans l'est de l'Ukraine ». Réponse de la diplomatie russe : les menaces des autorités pro-occidentales de Kiev de lancer un assaut contre les manifestants pro-russes sont « inadmissibles ». Un véritable dialogue de sourds.

    Des manifestants pro-russes, à proximité du commissariat pris d'assaut, à Slaviansk, le 12 avril 2014. REUTERS/Gleb Garanich


    ■ DÉCRYPTAGE

    Comment comprendre ce qu'il se passe en ce moment dans l'est de l'Ukraine ? S'agit-il d'un mouvement coordonné ? Elements de réponse avec l'écrivain et journaliste Pierre Laurrain, spécialiste du monde russe.

    « Le mouvement peut être coordonné, tout comme il peut être spontané. Nous sommes dans des quantités de protestataires relativement limitées. On parle de 200 personnes qui se sont emparées d'un commissariat. Il y a, depuis un certain temps, un mouvement à Donetsk pour bloquer les bâtiments publics et éventuellement les investir. Il ne s'agit pas, comme en Crimée, de groupes armés ; il s'agit réellement de manifestants. Et ce n'est pas très étonnant, dans la mesure où il s'agit de villes qui sont, depuis très longtemps, non seulement russophones mais également russophiles, et dont l'industrie dépend en grande partie des rapports avec la Russie. Donc, ces gens ne défendent pas seulement une identité linguistique ou culturelle, mais également leur travail. Par conséquent, rien, à ce stade, ne permet de dire qu'il s'agit réellement d'un mouvement concerté et de grande ampleur. »

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