GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 18 Novembre
Mardi 19 Novembre
Mercredi 20 Novembre
Jeudi 21 Novembre
Aujourd'hui
Samedi 23 Novembre
Dimanche 24 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    Ukraine: les enjeux de la réunion de Genève

    media Des habitants font face à des militaires ukrainiens dans la ville russophone de Kramatorsk où Kiev a déployé l'armée ce mercredi 16 avril. REUTERS/Maks Levin

    L'Ukraine est au bord de la guerre civile, le pouvoir pro-européen de Kiev ayant déployé des forces face aux séparatistes pro-russes qui contrôlent l'Est du pays. La réunion quadripartite prévue jeudi à Genève pourra-t-elle mettre un terme à cet engrenage ?

    Certains diplomates ont présenté la tenue de la réunion de Genève comme un succès en soi. Pour la première fois en effet, le ministre russe des Affaires étrangères va rencontrer son homologue ukrainien, issu de la révolution de Maïdan. Mais à moins d'un miracle, il y a peu de chances de voir ces pourparlers aboutir sur un résultat concret.

    Ce jeudi matin, côté russe, on fait monter la pression. Lors d'une séance de questions-réponses à la télévision, Vladimir Poutine a déclaré qu'il espérait vraiment ne pas avoir à utiliser le droit de recourir à la force militaire dans l'est de l'Ukraine. Le président russe a aussi reconnu pour la première fois que des forces armées russes étaient présentes en Crimée lors du référendum. Et il a prévenu que les autorités ukrainiennes menaient le pays vers le « gouffre » si elles n'acceptaient pas le « dialogue ».  Les premières réunions bilatérales ont débuté tôt ce jeudi matin avant l'ouverture formelle de la réunion en milieu de matinée.

    à (re)lire: Le show du tsar Poutine en Russie

    André Filler, de l'institut de géopolitique de l'université Paris 8, s'interroge sur la possibilité de faire fléchir Moscou. Et il n'est guère optimiste :

    « Le régime de Poutine tient par une sorte d’affirmation permanente de sa puissance impériale et cherche à fidéliser son électorat très sensible à cette rhétorique impérialiste. Est-ce que pour la Russie, cette restauration de l’empire est plus importante que, par exemple, la participation dans le réseau économique global ? C’est très compliqué pour la Russie de se voir amputé le marché européen, mais en même temps, il y a aussi le marché chinois qui est tout prêt d’accueillir notamment le pétrole et le gaz russe .

    De quoi la Russie aurait-elle peur ? On a vu que certaines sanctions américaines n’ont pas du tout eu l’effet escompté sur la Russie et n’ont pas empêché l’embrasement du conflit ukrainien ».

    Risque d'éclatement de l'Ukraine

    Après l’annexion de la Crimée, il y a un risque d’éclatement de l’Ukraine ou, pire encore, de conflit au sein même de l’Europe qui se veut un espace de sécurité. Les Russes ont fait monter la pression depuis plusieurs jours en orchestrant directement ou indirectement la prise de bâtiments officiels dans les grandes villes de l’est de l’Ukraine. Ils ont démontré l’impuissance des autorités de Kiev à rétablir l’ordre dans la partie russophone du pays. Les soulèvements à l’est démontrent également l’impuissance des Etats membres de l'Union européenne qui restent divisés sur la politique de sanctions contre Moscou et se contentent de dénoncer une situation à haut risque.

    Les Russes pourraient tenter d'exiger à Genève la reconnaissance du rattachement de la Crimée à la Russie. Ils veulent en outre que l’Ukraine devienne une fédération pour limiter la souveraineté de la partie occidentale. A Kiev, les représentants de la révolution ukrainienne s’inquiètent : ils sont convaincus que si les Européens et les Américains cèdent aux exigences du Kremlin, rien n'empêchera plus Vladimir Poutine de continuer de dépecer les frontières de l'Europe.

    Le commissaire européen à l'Elargissement et à la Politique de voisinage rappelle la position de l'Union : « Les actions coordonnées et professionnelles des groupes armés, notamment ceux qui sont venus de l'extérieur pour occuper l'est du territoire ukrainien, rappellent le scénario de la Crimée. L'UE a demandé à la Russie de rappeler ses troupes massées à la frontière ukrainienne et de mettre fin à toutes les actions de déstabilisation. »

    Des gardes armés pro Russes occupent la mairie de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine. Reuters

    Le Parlement européen durcit le ton

    En présence du Commissaire européen Stefan Fülle, les eurodéputés ont mené à Strasbourg ce mercredi un débat sur les pressions de la Russie contre l’Ukraine et les autres voisins orientaux de l’Union européenne. La plupart des eurodéputés ont souligné la gravité de la situation en Ukraine et la responsabilité de la Russie.

    Arnaud Danjean, membre de la délégation française au groupe conservateur du Parti populaire européen (PPE), dénonce une « entreprise méthodique de déstabilisation d'un Etat libre et souverain ». Il n'hésite pas à affirmer que « la responsabilité de Moscou et sans ambiguïté et d'autant plus écrasante qu'elle repose sur la violation flagrante de principes de souveraineté, d'intégrité territoriale et de la garantie de sécurité donnée à Budapest en 1994 par la Russie elle-même ».

    Incisif, comme à son habitude, l’eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit, a mis en cause les relations très proches de certains grands groupes industriels allemands avec Moscou. Il a aussi lancé un vibrant appel à l’Union européenne, « si nous laissons tomber les Ukrainiens, demain nous laisserons tomber d’autres peuples », a-t-il martelé. Les eurodéputés ont pointé aussi la menace russe qui guette la république de Moldavie.

    Même son de cloche pour le libéral néerlandais Hans van Baalen : « Nous assistons, dans l'est de l'Ukraine, à ce qui s'est déja passé en Crimée. La Russie reproduit une stratégie qui a commencé en Géorgie, en Moldavie avec la Transnistrie, en Crimée, et qui recommence partout. Le temps est venu de passer à l'action. » Le parlementaire réclame d'investir massivement dans une Europe de l'énergie garantissant l'indépendance vis-à-vis du gaz russe ainsi que dans l'Otan, qu'il décrit comme « notre meilleur atout ».

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.