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    Europe

    Ukraine: accord sur un plan de sortie de crise à Genève

    media Sergueï Lavrov annonce à la presse qu'un accord a été trouvé spécifiant les étapes d'une sortie de crise en Ukraine. REUTERS/Denis Balibouse

    C'est la Russie qui l'annonce : un accord a été trouvé à Genève. Une solution en plusieurs étapes aurait été négociée entre Moscou et Kiev pour stopper l'escalade de la violence en Ukraine. L'Union européenne, ainsi que des Etats-Unis qui affichent leur fermeté, sont également signataires.

    Ce jeudi matin, peu de diplomates occidentaux auraient parié sur un tel accord. Mais alors que les tensions sur le terrain restent vives, les participants à la réunion de Génève ont affiché leur volonté d'amorcer une désescalade de la crise.

    Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a eu la primeur de l'annonce : les pays présents à Genève pour chercher une solution à la crise ukrainienne sont tombés d'accord sur les étapes d'une désescalade des violences et des tensions.

    «Désarmement des groupes armés illégaux»

    Face à la presse, le patron de la diplomatie russe a assuré que Moscou souhaitait éviter une intervention militaire. « Nous n'avons aucune espèce de désir d'envoyer des troupes en Ukraine. Cela serait contre nos intérêts fondamentaux », a-t-il insisté.

    Selon Sergueï Lavrov, l'accord prévoit le désarmement de « tous les groupes armés illégaux » et la remise à leurs propriétaires légitimes de tous les bâtiments saisis illégalement. Le document réclamerait également que « toutes les rues, les places et les autres lieux publics dans les villes ukrainiennes » soient libérés. Il a par ailleurs souhaité l'ouverture d'un dialogue national en Ukraine, un dialogue qui devrait déboucher sur une plus grande autonomie des régions.

    L'accord implique les différents acteurs réunis à Genève pour négocier une solution. En plus de la Russie et l'Ukraine, ce sont les Etats-Unis et l'Union européenne qui s'engagent dans ce processus. Ce sera aux autorités de Kiev de mettre en œuvre les mesures, avec l'aide de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Elles doivent être appliquées dans les prochains jours.

    Washington reste ferme

    La réaction de la Maison Blanche n'a pas tardé. Barack Obama, qui reste très prudent après l'accord, a affirmé n'avoir aucune certitude qu'il sera appliqué. « Les Russes ont signé ce texte. Vont-ils user de l’influence qu’ils ont utilisée dans la déstabilisation pour restaurer l’ordre, afin que les Ukrainiens puissent organiser leurs élections et revenir sur le chemin de la croissance et de la démocratie ? Mon espoir est que nous puissions voir cette percée dans les jours qui viennent. Mais je ne pense pas, vu les actes passés, que nous puissions compter dessus. Nous devons être prêts à répondre éventuellement à de nouvelles interférences russes dans l’est et le sud de l’Ukraine », a ainsi déclaré Barack Obama.

    Un peu plus tôt, le secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, annonçait que Washington fournirait une « assistance militaire non létale » à l'Ukraine. D'après le patron du Pentagone, Barack Obama aurait avalisé cette décision visant à envoyer aux forces de sécurité ukrainiennes des fournitures médicales, des casques, des matelas, des générateurs, des abris, des pompes à carburant et des unités de purification d'eau.

    De son côté, le secrétaire d'Etat John Kerry annonçait l'accord quadripartite de Genève en l'accompagnant d'un avertissement : la Russie, si elle ne respectait pas son engagement, sera soumise à de « nouvelles sanctions ».

    Enfin, dans l'est de l'Ukraine, à Donestk notamment, les séparatistes pro-russes qui occupent le siège du gouvernement local, ont eux aussi réagi. Ils assurent qu'ils ne quitteront pas les lieux tant que les partisans des nouvelles autorités au pouvoir à Kiev ne lèveraient pas leur camp sur la place de l'Indépendance dans la capitale.

    Vladimir Poutine souffle le chaud et le froid

    Lors d'une longue séance télévisée de questions-réponses diffusée avant l'annonce de l'accord de Genève, Vladimir Poutine a averti qu'il espérait fortement ne pas être « obligé de recourir » à l'envoi de ses forces armées en Ukraine. « J'espère vraiment ne pas en arriver là », a déclaré le président russe, rappelant que le Conseil de la Fédération lui avait donné le droit d'intervenir militairement en Ukraine.

    Pour ne pas en arriver là, Vladimir Poutine a rabâché la nécessité du dialogue et des garanties à donner aux populations russophones d'Ukraine. Les appels au dialogue ont donc alterné avec les avertissements. En avouant que « Oui, les bonshommes en vert apparus en Crimée étaient bien des militaires russes », il sème un peu plus le trouble sur sa capacité d'intervention, alors que dans le même temps, il qualifie d'« ineptie », les affirmations sur la présence dans l'est de l'Ukraine d'hommes des services secrets russes.

    Vladimir Poutine affirme pouvoir parler avec tous les hommes politiques ukrainiens, même Ioulia Timochenko dont il minimise les propos anti-russes, mais il n'est pas sûr de reconnaitre les résultats de la présidentielle. Oui, il préfère le dialogue à l'usage de la force, mais elle existe dans les relations internationales. Et désormais, il n'y a plus « un seul pays capable d'en fait usage », il y a en a deux, et ça crée un équilibre. Des propos en forme d'avertissement : accord ou pas sur l'Ukraine, le Kremlin reste vigilant et prêt à réagir.

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