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    Europe

    L’accord de Genève sur l’Ukraine difficile à mettre en oeuvre

    media A Donetsk, dans l'est du pays, une manifestation de soutien à Kiev s'est déroulée le 17 avril aIors que les négociateurs internationaux pour l'Ukraine étaient réunis à Genève. Reuters/Marko Djurica

    Contre toute attente, la réunion de Genève sur l'Ukraine a donc abouti hier, jeudi 17 avril, à un accord, pour tenter de désamorcer la crise dans l'est du pays. Les Etats-Unis, l'Union européenne, la Russie et l'Ukraine se sont entendus sur un texte qui prévoit le désarmement des groupes armés illégaux et l'évacuation des bâtiments occupés. Une avancée importante et inattendue même si l’accord comporte encore des zones d’ombre.

    Personne hier, au coup d’envoi des pourparlers, n’aurait parié sur l’éventualité d’un dialogue constructif et encore moins sur la possibilité d’une telle déclaration commune, explique notre envoyé spécial à Genève, Daniel Vallot. Des deux côtés la barre avait été placée très bas pour ces discussions et finalement, non seulement ces pourparlers ont duré beaucoup plus longtemps que prévu, mais en outre un accord a donc été trouvé.

    Les points de l'accord

    Les participants à la réunion sont tombés d'accord sur, dans un premier temps, le désarmement des milices, l’évacuation des bâtiments occupés pour faire baisser la tension, puis, dans un second temps sur un processus de consultation politique, en amont de l’élection présidentielle du 25 mai et d’une réforme constitutionnelle qui portera, bien entendu, sur les relations entre Kiev et les régions ukrainiennes. En ligne de mire une autonomie renforcée pour ces régions.

    Il reste la question de la mise en oeuvre de cet accord qui comporte quelques points restés dans l'ombre. Parmi ceux-ci : que vont faire les troupes russes massés à la frontière et les soldats des forces spéciales russes qui sont accusés par Kiev et par les Occidentaux, d’aider directement les insurgés de l’Est ? Sur ces deux points cruciaux, la déclaration est imprécise.

    Par ailleurs, la déclaration de Genève ne dit pas quels sont les groupes de miliciens qui doivent désarmer et quitter les bâtiments qu’ils occupent. La déclaration parle de tous les groupes illégaux de toutes les places publiques d’Ukraine.

    Pas de calendrier précis

    Cela concerne les miliciens pro-Russes dans l’est du pays peut concerner également ceux de Maïdan, ce que les miliciens de l’Est ne manqueront pas de le faire valoir. Et c’est un point crucial car à Maïdan, à Kiev, certains miliciens rechignent aujourd’hui à rendre leurs armes et surtout à quitter la place emblématique de la révolution anti-Ianoukovitch.

    Enfin dernier point encore resté dans l'ombre, le calendrier. La déclaration de Genève ne donne aucune date butoir, aucune échéance. Hier, John Kerry, le chef de la diplomatie américaine, a affirmé qu’il s’attendait à des résultats très rapidement, d’ici au début de la semaine prochaine. Faute de quoi il y aura de nouvelles sanctions – conclut John Kerry – à l’encontre de la Russie.

    Un accord compliqué à mettre en oeuvre

    Cela s'annonce donc compliqué pour l'OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, chargée d’aider les autorités ukrainiennes à mettre en oeuvre l’accord de Genève. Les séparatistes s'engouffrent dans les nombreuses zones d'ombres du texte notamment sur le désarmement des « groupes illégaux » et l’évacuation des sites occupés, mais sans préciser lesquels. Du coup à Donetsk les pro-Russes affirment déjà que c'est Kiev qui doit faire le premier pas en désarmant le mouvement nationaliste paramilitaire Pravy Sektor et la garde nationale, avant qu'eux-mêmes, « éventuellement », ne rendent les armes.

    à Donetsk, les opposants à Kiev dans l'attente

    Les militants masqués, qui gardent les barricades à l’entrée du bâtiment de 12 étages de l’administration régionale à Donetsk, ne sont pas pressés de dégager les lieux. La vie quotidienne du campement suit son cours, des hauts parleurs diffusent de la musique patriotique et des gens armés surveillent les entrées du bâtiment transformé en quartier général de la République souveraine du Donbass, racontent nos envoyés spéciaux à Donetsk, Anastasia Becchio et Boris Vichith.

    « Si Lavrov le dit, c’est que c’est peut être une bonne chose, mais on attend de voir ce qui se passera, explique un homme cagoulé. En tout cas, on restera jusqu’au bout ». Les manifestants n’en démordent pas : ils veulent obtenir un référendum le 11 mai, qui définira le statut de leur région russophone. A Kiev, le Premier ministre a annoncé hier soir le lancement d’une réforme constitutionnelle mais Kiev est toujours opposé à une fédéralisation du pays.

    Farouches opposants au gouvernement de Kiev qu’ils traitent volontiers de junte fasciste (un terme récurrent à la télévision russe), les insurgés qui contrôlent les administrations locales d’une bonne dizaine de villes de la région, ne sont en tout cas pas disposés à faire le premier pas : « il faudra commencer par le Maïdan à Kiev », dit l’un des responsables du mouvement de protestation à Donestsk.

    « On nous a coupés en deux…. Et rien ne dit qu’on pourra recoller les morceaux », expliquait hier soir une jeune femme arborant le drapeau ukrainien à une manifestation pour l’unité de son pays à Donetsk. Le bras de fer va donc se poursuivre.

    L'analyse de Florent Parmentier, maître de conférence à Sceinces Po -
    Ukraine: l'accord de Genève, une «surprise» qui «ne règle pas tout»

     

    à (re)lire : Accord pour un plan de sortie de crise à Genève

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