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    Ukraine: l'accord de Genève, une «surprise» qui «ne règle pas tout»

    media Le responsable des séparatistes pro-russes a déclaré qu'ils ne sentaient pas liés par l'accord conclu à Genève jeudi 17 avril 2014. REUTERS/Gleb Garanich

    Etats-Unis, Russie, Union européenne et Ukraine ont conclu un accord hier à Genève pour une désescalade rapide des tensions en Ukraine. L'accord prévoit également une amnistie pour ceux qui respecteront ces dispositions, à l’exception de ceux qui sont coupables de crimes de sang. L'analyse de Florent Parmentier, maître de conférence à Sciences Po Paris.

    RFI : Etes-vous surpris par la signature de cet accord ?

    Florent Parmentier : Il est vrai que les dernières semaines nous ont plutôt habitués à une hausse de tension et, de part et d’autre, à des événements, parfois à des discours extrêmement musclés, avec peut-être de la part de Kiev une alternance. C’est-à-dire que les autorités centrales de Kiev étaient à la fois sur des discours critiques par rapport à l’ingérence de Moscou dans ses frontières, mais en même temps Kiev a toujours eu des réactions plutôt modérées. Donc, d’une certaine manière, il y avait les ferments d’une désescalade. Mais le fait d’être arrivé à un accord assez rapidement est plutôt une surprise. Une surprise, mais qui ne règle pas évidemment tous les problèmes auxquels se confrontait l’Ukraine depuis cette crise, mais aussi depuis plusieurs années.

    Et, selon vous, que peut changer cet accord ?

    Ce qu'il va changer d’abord, c’est une dynamique. C'est-à-dire que quand on est dans une escalade de conflit, on va d’un côté de menaces d’actions bien précises et pointues à une réponse des Américains beaucoup, des Européens un peu moins, en termes de sanctions. Pour la première fois depuis quelques mois, il semble qu’on ait réussi à trouver un dialogue constructif qui va poser plusieurs questions, notamment celle de l’évacuation des bâtiments publics à l’Est, à Donetsk. Ce à quoi les Russes répondent que ce doit être de même à Maïdan. Donc, ce dialogue va permettre de quitter un peu cette atmosphère politique extrêmement tendue à laquelle nous assistons. Ça, c’est pour le court terme. Et une réponse qui est plus de moyen terme, qui concerne bien évidemment le dialogue politique en Ukraine tel qu’il est souhaité dans le cadre de l’accord, notamment en ce qui concerne les questions de décentralisation, d’autonomie régionale. Il faut voir aussi dans quelle mesure le débat sur la place que doivent avoir les régions de l’Ukraine au sein du système politique ukrainien peut s’articuler avec l’élection présidentielle du 25 mai.

    Cette élection présidentielle est-elle toujours menacée, selon vous ?

    Moins aujourd’hui qu’hier. Elle est moins menacée parce que le principal problème de ces élections ne tenait pas tant finalement à la date ou à différents éléments. Il y a le fait que la Russie ne souhaite pas les reconnaître. En tout cas, elle estime qu’elles ne sont pas légitimes. Pourtant, on peut penser que c’est par le suffrage universel que l’Ukraine sortira de sa crise. Ce qui pourrait arriver de pire à ces élections, finalement, ce serait une forme de boycott par les régions des l’Est. Nous verrons donc dans les prochains jours si cette nouvelle ambiance de travail facilitera le travail qui a été fait dans le cadre de la préparation de ces accords.

    Concernant Donetsk, le porte-parole des séparatistes a dit ce vendredi ne pas se sentir lié par l'accord conclu. Il accepte d’évacuer les bâtiments si seulement les autorités pro-européennes de Kiev quittent elles aussi ceux qu’elles occupent illégalement, selon lui, depuis leur coup d’Etat. Comment analysez-vous cette prise de position ce matin ?

    Cela montre sans doute un peu les ambiguïtés qui restent dans cet accord. Quand vous parlez d’évacuation des bâtiments occupés, tout le monde est d’accord sur le principe. Mais tous n'accordent pas la même importance à l’occupation de tel ou tel bâtiment. C'est-à-dire que du côté de la Russie on a beaucoup de mal à reconnaître la légitimité de Maïdan. Du côté des Européens, des Américains, de Kiev, on a aussi beaucoup de mal à voir de qui se réclame cette « République de Donetsk » qui pour beaucoup semble être suscitée par l’extérieur.

    Et doit-on être optimiste, selon vous, ou plutôt sceptique comme le président américain qui parle toujours de sanctions ?

    D’une certaine manière, le fait de parler de sanctions vise à montrer que ni les Européens, ni les Américains ne sont dupes de ce qui pourrait arriver par la suite. On peut tout à fait imaginer par exemple que la situation sur le terrain ne s’améliore pas parce qu'à Donetsk on pourrait dire qu’à partir du moment où à Kiev on n’a pas quitté les bâtiments, on ne quitte pas non plus les bâtiments à Donetsk. Donc, il est possible de dire qu’il reste encore des interstices dans ces accords dans lesquels les problèmes pourraient émerger. Je pense que le message c'est de dire qu’il faut malgré tout essayer de faire confiance à cette déclaration conjointe. Mais il faudra surtout être vigilant, car un certain nombre de problèmes sont laissés de côté dans l’accord, notamment le statut de la Crimée.

    Quid alors de la Crimée aujourd'hui dans tout cela ?

    La Crimée est moins concernée par l’accord...

    Elle est Russe aujourd’hui, dans l’esprit de tout le monde ?

    Dans le cœur des Ukrainiens, elle ne l’est pas. Dans le cerveau des Ukrainiens, il est possible qu’elle le soit.

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