GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 20 Août
Mercredi 21 Août
Jeudi 22 Août
Vendredi 23 Août
Aujourd'hui
Dimanche 25 Août
Lundi 26 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Hong Kong: la police antiémeute a chargé les manifestants prodémocratie dans le quartier de Kwun Tong (journaliste AFP)
    • Spatial: le vaisseau «Soyouz» avec le premier robot humanoïde russe à son bord ne parvient pas à s'arrimer à l'ISS
    Europe

    Ukraine: les séparatistes pro-russes rejettent l'accord de Genève

    media Une homme armé devant une barricade jouxtant la mairie de Slaviansk, le 18 avril 2014 REUTERS/Gleb Garanich

    Les insurgés pro-russes refusent l'accord conclu à Genève pour apaiser la crise dans le pays. Et ce malgré les propositions des autorités de Kiev. Côté russe, le porte-parole du Kremlin a confirmé vendredi que des troupes restaient en alerte près de la frontière ukrainienne.

    Les pro-Russes, maîtres de plusieurs localités dans l'est de l'Ukraine, n'ont pas suivi la ligne adoptée à Genève, jeudi 17 avril, par les chancelleries russes, ukrainiennes, américaines et européennes. Sur le terrain, ils n’ont pas non plus l’intention de quitter les bâtiments administratifs qu’ils occupent, notamment dans toute la région de Donetsk. Ils multiplient les actes de défiance envers le pouvoir.

    A Slaviansk, où notre envoyée spéciale Anastasia Becchio suit l'évolution de la situation, trois hommes armés en treillis militaire montent la garde devant un haut mur de sac de sable qui barre la quasi-totalité de l’entrée de la mairie de Slaviansk. « Nous partirons quand tout sera fini », explique le plus bavard d’entre eux qui s’écarte pour laisser sortir un homme portant blouson noir et casquette sur la tête et qui s’avère être le nouveau maire autoproclamé de Slaviansk, Viatcheslav Ponomarev.

    Stella, qui se présente comme une porte-parole du nouveau pouvoir pro-russe de la ville est occupée à préparer une nouvelle manifestation de soutien. Les quelques annonces venues de Kiev promettant notamment un statut spécial pour la langue russe ou une décentralisation ne la rassurent pas vraiment.

    En attendant un hypothétique assaut des forces ukrainiennes, les mystérieux hommes en uniformes verts se prêtent de bonne grâce aux séances photo avec des passants qui les voient déjà comme des héros.

    Kiev tend la main aux pro-Russes

    A Dontesk, l'ancien Premier ministre Ioulia Timochenko est venue porter en personne le message du gouvernement de Kiev. Dans une adresse commune à la nation, le président par intérim Olexandre Tourtchinov et son Premier ministre Arseni Iatseniouk ont promis une importante décentralisation et un statut protecteur pour la langue russe.

    Ioulia Timochenko lors d'une conférence de presse à Donestk, le 18 avril 2014. REUTERS/Baz Ratner

    Ioulia Timochenko est venue tendre la main dans une région où elle n’est pas vraiment la bienvenue. La candidate à la présidentielle du 5 mai a beaucoup parlé d’harmonie, d’unité, de rassemblement. Comme pour mieux faire passer son message, elle a parlé en russe, la langue dans laquelle s’exprime 70% de la population ici et dont le statut soulève bien des passions.

    En écho aux propositions faites par Kiev, Timochenko a plaidé en faveur d’un statut spécial pour la langue russe, d'une décentralisation avec des pouvoirs élargis pour les régions. Ioulia Timochenko a précisé qu’elle était venue apporter son soutien aux brigades spéciales de défense qui se mettent en place ici, sorte de mouvement de résistance qu’elle affirme avoir initié. Dans le même temps, elle voulait aussi rencontrer les insurgés qui occupent l’administration régionale. Mais l’un de leurs porte-paroles lui a poliment répondu qu’il ne lui conseillait pas de venir.

    « Si la Russie ne fait pas marche arrière... »

    Pour ne pas se départir de son image de femme forte, Ioulia Timochenko a aussi tenu un discours aux accents guerriers : « Je pense que Poutine est le seul chef d’Etat du monde à ne pas voir de soldats russes sur le territoire ukrainien », a-t-elle dit, avant de prévenir :

    « Si la Russie ne fait pas marche arrière, jeudi prochain, les leaders de l’Union européenne pourraient se réunir en sommet pour décider d’engager un troisième train de sanctions contre la Fédération de Russie, a prévenu l'ancienne icône de la révolution orange. Après les pourparlers de Genève, nous avons toutes les chances d’éviter la confrontation et surtout la guerre. Mais si après toutes ces discussions et tous les engagements pris, la Russie ne retire pas ces unités spéciales, l’Ukraine se défendra par les armes. Aujourd’hui, le peuple ukrainien est prêt à défendre son pays les armes à la main ».

    Pour la Russie, l'accord est « une responsabilité collective »

    A Moscou, le porte-parole du Kremlin a confirmé que la Russie gardait ses troupes positionnées à proximité de la frontière, « en raison de la situation ». « Certaines y sont basées, d'autres ont été envoyées en renfort en raison de la situation en Ukraine », a déclaré le porte-parole, Dmitri Peskov.

    Par ailleurs, la Russie refuse enfin de porter seule la responsabilité du respect de l'accord de Genève sur l'Ukraine comme essaient de le faire, selon Moscou, les Occidentaux.

    Enfin, le Kremlin juge « inacceptables » les menaces de nouvelles sanctions américaines. D'après l'ambassadeur russe auprès de l'Union européenne, Vladimir Tchijov, Kiev aurait mal interprété les termes de l'accord de Genève. « Si nous parlons de la façon dont les autorités au pouvoir à Kiev ont interprété le document de Genève, alors, malheureusement, elles l'ont compris de travers », a-t-il dit à la chaîne officielle Russia 24. « En particulier le fait qu'il ne s'applique qu'aux provinces de l'est et du sud et à ceux qui réclament le fédéralisme, mais ne s'applique pas à Kiev où tout est légal, y compris l'occupation en cours de Maïdan (la place de l'Indépendance) ».

    Réponse de Washington : « L'accord prend effet immédiatement, il y a donc clairement des mesures qui doivent être prises », a martelé la porte-parole du département d'Etat Jennifer Psaki. « Je ne vais pas faire de prédiction sur notre degré de confiance. Je dirais que nous sommes lucides quant au bilan de la Russie, dans le passé, pour ne pas mettre en oeuvre des mesures » agréées.

    → A (RE)LIRE : Ukraine: l'accord de Genève, une «surprise» qui «ne règle pas tout»

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.