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    Europe

    Ukraine: la visite de Joe Biden ne convainc pas les séparatistes

    media Des militants pro-Russes montent la garde aux abords du siège de l'administration à Donetsk, lundi 21 avril. REUTERS/Marko Djurica

    Pour le deuxième jour de sa visite officielle à Kiev, le vice-président des Etats-Unis Joe Biden doit rencontrer aujourd'hui le président par intérim ainsi que le Premier ministre ukrainien pour évoquer la préservation de l'unité nationale. Dans l'est du pays, les séparatistes pro-russes continuent de se faire entendre.

    Avec nos envoyés spéciaux en Ukraine, Damien Simonart, à Lugansk, et Anastasia Becchio et Boris Vichith, à Donetsk

    A Donetsk, le 11e et dernier étage de l’administration régionale de Donestk est une longue enfilade de cabinets fermés à clef. C’est là que les nouveaux maîtres des lieux ont pris leurs quartiers. En treillis, Alexandre Yakov, qui se présente comme responsable du comité chargé de coordonner le travail avec les forces de l’ordre reçoit ses visiteurs dans un petit bureau encombré de grands fauteuils et d’un appareil de musculation. La visite du vice-président américain, Joe Biden, à Kiev, ne l’émeut pas outre mesure. « Ça ne m’intéresse pas. Pourquoi ça devrait m’inquiéter ? Nous avons nos propres affaires. Qu’il vienne à Kiev s’il a des choses à y faire, s’il a des rencontres diplomatiques, qu’il discute, grand bien lui fasse », lâche Alexandre Yakov.

    → A (RE)LIRE : Joe Biden à Kiev pour soutenir les autorités ukrainiennes

    Pourtant, les Etats-Unis sont visiblement dans tous les esprits, à Donestk, à en juger par les caricatures de Barack Obama et les messages en anglais du type : « les Américains, rentrez chez vous », placardés dans la cage d’escalier du bâtiment occupé par les pro-russes. « Je n’ai écrit aucun de ces slogans. C’est la jeunesse qui les a écrits. Cette jeunesse qui a été élevée dans la propagande américaine, avec les films américains. Mais visiblement, ils commencent à en avoir marre de l’américanisation et ils veulent maintenant revenir à des valeurs qui sont plus les nôtres ». A l’extérieur du bâtiment, une poignée de manifestants regardent sur grand écran la télévision russe qui diffuse l’arrivée à Kiev de Joe Biden.

    Joe Biden, vice-président américain, à son arrivée à l'aéroport de Kiev, le 21 avril 2014. REUTERS/Valntyn Ogirenko

    Défiance des pro-russes face aux observateurs de l'OSCE

    A Lugansk, ville de 400 000 habitants, les pro-russes se sont rassemblés dans le centre-ville sous les yeux des observateurs de l'OSCE. Devant le siège des services de sécurité occupés par les séparatistes pro-russes, un millier de manifestants sont venus réclamer l'autonomie de la région. Parmi la foule, deux observateurs de l'OSCE portent chacun un brassard distinctif. Ils sont rapidement interpellés par certains, dans la foule. « C'est dégueulasse d'entendre tous ces mensonges ! Les télés ont montré Donetsk, les autres régions, mais elles ont tout déformé. Pourquoi ? Le peuple a raison ! Le peuple en a assez ! L'Ouest nous étouffe ! », leur lance notamment une militante pro-russe très remontée.

    → A (RE)LIRE : Ukraine: les séparatistes pro-russes rejettent l'accord de Genève

    Face aux manifestants, les deux observateurs écoutent et posent parfois quelques questions. Leurs observations restent secrètes. Andrea Cellino, le responsable des observateurs de l'OSCE à Lugansk, affirme toutefois que son équipe a été bien accueillie par la population locale. « On établit des relations avec les interlocuteurs officiels, ici, dans la région et aussi avec d'autres acteurs politiques. Jusqu'à présent, on n'a pas eu de problèmes. On a pu rencontrer et observer presque partout », affirme Andrea Cellino.

    La mission de l'OSCE est particulièrement difficile en Ukraine, tant les points de vue des pro-Ukrainiens et des pro-Russes sont différents. L'organisation a envoyé 100 personnes, réparties dans dix villes du pays. Sa mission doit durer au minimum jusqu'au 30 septembre.

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