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    Les «condoléances» du Premier ministre turc déçoivent les Arméniens

    media Serge Sarkissian, président arménien, a pointé du doigt la politique de déni total de la Turquie après les déclarations de Recep Tayyip Erdogan. AFP/Michal Cizek

    L'Arménie commémore ce jeudi le génocide perpétré il y a 99 ans, sous l'Empire ottoman, sur le territoire de l'actuelle Turquie. Selon les Arméniens, un million et demi de personnes ont été tuées lors des persécutions et déportations. De son côté, la Turquie reconnait des massacres, qui ont fait environ 300 000 victimes, mais refuse d'utiliser le terme de génocide. Dans ce contexte, les condoléances présentées mercredi par le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan aux « petits-enfants des Arméniens tués en 1915 » font couler beaucoup d'encre. Ce jeudi, François Hollande a salué ce geste, et assuré qu'il se rendrait en Arménie l'an prochain.

    Le geste de Recep Tayyip Erdogan était inattendu. C'est la première fois qu'un chef de gouvernement turc s'exprime aussi ouvertement sur la tragédie qui a frappé les Arméniens pendant les dernières années de l'Empire ottoman, plus précisément entre 1915 et 1917. Ce génocide a été reconnu comme tel par de nombreux pays. En France, une loi qui punissait la négation du génocide arménien a été votée par l'Assemblée nationale, mais elle a été ensuite censurée par le Conseil constitutionnel.

    Sans évoquer explicitement la déclaration de Recep Tayyip Erdogan, le président arménien Serge Sarkissian a déclaré : « Nous approchons du 100e anniversaire du génocide arménien. Cela peut donner à la Turquie une chance de se repentir et de se libérer de cette lourde charge ». Mais Serge Sarkissian a pointé du doigt la politique de déni total de la Turquie : « Nous sommes convaincus que le déni d'un crime constitue sa continuation directe. Seules la reconnaissance et la condamnation du génocide peuvent empêcher la répétition d'un tel crime à l'avenir. »

    En France, le chanteur d'origine arménienne Charles Aznavour a déclaré que le terme « condoléances » utilisé par le Premier ministre turc « devait être lu non comme une reconnaissance et encore moins comme une présentation d'excuse pour le génocide, mais comme une simple volonté personnelle à vouloir se montrer en homme politique prétendument ouvert. »

    Les Etats-Unis évoquent un geste « historique » de leur allié turc

    Pour ce qui est des réactions sur le plan international, le président américain Barack Obama a appelé dans un communiqué à une reconnaissance pleine, franche et juste des faits, mais il n'a pas utilisé le mot « génocide ». Washington veut ménager la Turquie, un allié important au sein de l'Otan, et le porte-parole du département d'Etat a qualifié les condoléances turques d'« historiques », estimant qu'elles pourraient ouvrir la voie à une normalisation entre l'Arménie et la Turquie.

    La presse turque, dans sa grande majorité, a salué une démarche « historique » du Premier ministre, mais les intellectuels du pays ont accueilli d'une manière assez réservée le message de Recep Tayyip Erdogan. Ils y ont vu surtout une volonté d'atténuer les critiques qui risquent de s'abattre sur la Turquie l'année prochaine, à l'occasion du centenaire du génocide arménien. Il faut dire aussi que le sujet n'est plus tabou en Turquie ; les archives sont désormais ouvertes aux historiens et le débat a gagné les plateaux des émissions de télévision.

    Le rapprochement entre la Turquie et l’Arménie reste à construire

    L’Arménie et la Turquie n'ont pas de relations diplomatiques et une démarche de normalisation a été initiée en 2007, mais elle n'a pas abouti en raison du conflit qui oppose l'Arménie à l'Azerbaïdjan, au sujet du Haut-Karabakh. Pour Recep Tayyip Erdogan, la priorité c'est l'Azerbaïdjan et donc toute normalisation avec l'Arménie semble impossible tant que ce conflit perdure.

    La Turquie avait tout de même fait un pas important, il y a quelques mois, lorsque le chef de sa diplomatie, Ahmet Davutoglu, avait évoqué le génocide lors d'une visite dans la capitale arménienne Erevan. Il avait parlé alors de « tragédie inhumaine ». Mais les propos du premier ministre turc, ses « condoléances » n'apportent rien de nouveau, en tout cas, rien de substantiel et de satisfaisant pour les Arméniens.


    ■ François Hollande se rendra à Erevan l'an prochain pour le centenaire

    Des commémorations ont eu lieu un peu partout en Europe. Ce jeudi Paris, François Hollande a déposé une gerbe devant une statue du révérend père Komitas en hommage aux victimes. Le président français a ensuite prononcé un discours devant plusieurs dizaines d’Arméniens de France. A cette occasion, il a salué une « évolution » de la Turquie sur le sujet.  « C’est un mot qu’il faut entendre mais qui ne peut pas encore suffire », a expliqué le président français au sujet de la déclaration de M. Erdogan. François Hollande a par ailleurs annoncé qu’il se rendrait à Erevan dans un an pour les commémorations du centenaire du génocide.

    Je serai à cette cérémonie parce que nous devons continuer jusqu'au bout le devoir de mémoire

    François Hollande, président de la République française 24/04/2014 - par Pierre Firtion Écouter

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