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    Europe

    Ukraine: Washington cherche à organiser les sanctions face à Moscou

    media Tổng thống Mỹ Barack Obama phát biểu trước một đơn vị đồn trú của Mỹ tại Yongsan, Hàn Quốc, ngày 26/04/2014 REUTERS/Lee Jin-man

    La menace de sanctions occidentales à l'encontre de la Russie se précise. Les pays du G7 ont fait savoir de Séoul- où Barack Obama est en visite - qu'ils prendraient des mesures prochainement. Les Etats-Unis sont en train de coordonner avec leurs alliés européens de nouvelles sanctions contre Moscou qui pourraient être annoncées dès lundi s’il n’y a pas rapidement une désescalade.

    Les membres du G7, le groupe des pays les plus industrialisés de la planète ont fait savoir dans un communiqué de Séoul, en Corée du Sud, qu'ils prendraient des mesures prochainement. Bien qu’en tournée en Asie, Barack Obama s’est entretenu lors d’une conférence téléphonique avec les dirigeants de quatre pays européens dont la France, de la détérioration de la situation en Ukraine. Le président américain essaie d’obtenir de ses alliés un durcissement des sanctions contre Moscou, explique notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet. Mais ceux-ci étant encore réticents, craignant des répercussions négatives sur leur économie.

    L’objectif, a expliqué le secrétaire au Trésor américain, Jack Lew, est « d’atteindre l’économie russe tout en faisant le moins de dommage possible à l’économie américaine et mondiale ».

    Toutefois, après la violation de l’espace aérien ukrainien par des avions russes confirmée par le Pentagone et la détention par les séparatistes pro-russes d’une équipe d’observateurs de l’OSCE, l’appel de Washington a de meilleures chances d’être entendu.

    Pour la Maison Blanche, il est indispensable d’oeuvrer de concert par l’intermédiaire du G7 et de l’Union européenne pour imposer des coûts à la Russie. Les Etats-Unis pour leur part pourraient annoncer dès lundi de nouvelles sanctions visant les proches de Vladimir Poutine. Ils ne sont pas encore prêts à viser des secteurs stratégiques comme les mines, les banques et l’énergie. Mais cette retenue disparaîtrait si l’armée russe intervenait dans l’Est de l’Ukraine. Comme l’a dit Barack Obama : « Nous gardons des flèches dans notre carquois ».

    → A (RE)LIRE : Ukraine, 13 observateurs de l'OSCE retenus à Slaviansk

    Ces sanctions devraient être évoquées dès la semaine prochaine par les ministres des Affaires étrangères. La chancelière allemande a réclamé une réunion d'urgence.

    Cibler l'énergie et la finance

    Au cours du transit entre la Corée du Sud et la Malaisie, le conseiller adjoint à la sécurité nationale du président américain, Ben Rhodes, a précisé les plans de Washington. « Je m'attends (...) à ce que des sanctions ciblées soient imposées très rapidement », a-t-il ainsi assuré aux journalistes à bord.

    Ben Rhodes prévoit de cibler des « individus qui contrôlent une large partie de l'économie russe », espérant ainsi un impact fort sur l'économie de la Russie. Ces personnalités appartiendraient notamment aux secteurs de la banque et de l'énergie. Le conseille a également confessé un malaise dans les milieux privés américains, inquiets des conséquences de telles dispositions sur la stabilité de l'économie mondiale.

    Pas encore de réactions à Moscou

    A Moscou, il est encore un peu tôt pour dire quel est l’effet des ces nouvelles menaces de sanctions mais on se souvient que les premières sanctions ont provoqué l’hilarité de l’élite politique visée, rappelle notre correspondante Véronika Dorman. Certains sont allés jusqu’à se dire honorés par une telle distinction. On a qualifié les sanctions occidentales de « menaces édentées ». Le Kremlin a mis un point d’honneur à montrer qu’il n’était pas impressionné.

    Pour l’instant, le ton reste le même, en partie. Les nouvelles sanctions annoncées par les États-Unis sont loin et ne représentent aucun risque, a déclaré hier vendredi un sénateur russe, traduisant bien la position officielle du pouvoir. Mais les Européens, a-t-il ajouté, devraient réfléchir sérieusement avant de suivre l’exemple américain. Car les économies russe et européenne sont très interdépendantes. Des sanctions contre la Russie seraient tout aussi funestes pour l’Union européenne.

    → A (RE)ECOUTER : Ici l'Europe, Laurent Fabius et Frank Steinmeier

    L’antagonisme de la Russie et de l’Occident semble une fois de plus à son comble, du moins dans les discours. Dans ce contexte, il semble naïf de s’attendre à ce que Moscou fasse, subitement, marche arrière sous la pression. Cependant, la crise ukrainienne a déjà un impact sur une économie russe au bord de la récession. Et les nouvelles mesures de rétorsion annoncées par l’Occident ne feront qu’aggraver la situation.

    Les sanctions économiques et militaires : celles qui ont été déjà été prises

    C’est Washington, parmi les Occidentaux, qui a frappé le premier début mars en suspendant leur coopération militaire avec les Russes dès le début de l'insurrection en Crimée. Un mois plus tard, les 28 pays membres de l'OTAN suivront. Sur le terrain, Washington a commencé à déployer plusieurs centaines de ses soldats dans des pays alliés, proches de l'Ukraine. En Pologne, 130 militaires sont positionnés depuis mercredi, et en Lituanie, 150 soldats américains sont arrivés ce samedi matin.

    De son côté, la France mettra à disposition de l'OTAN 4 avions de chasse. Ils surveilleront l'espace aérien des pays baltes à partir de ce dimanche.

    Enfin, il y a les sanctions financières et les retraits de visa faciles à appliquer surtout pour les Etats-Unis, moins exposés que l'Europe aux contrecoups économiques. Depuis un mois, des proches collaborateurs de Vladimir Poutine et de puissants oligarques sont interdits de séjour aux Etats-Unis. Leurs avoirs sont bloqués. Pour ce qui est des sanctions économiques, un scénario qui inquiète les industriels européens, il faudra que tous les Etats de l'Union européenne soient d'accord.

    Enfin, sur le plan diplomatique, les Occidentaux ont accordé rapidement leurs violons, avec la création il y a un mois du G7, sans la Russie.

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