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    Europe

    Ukraine: les observateurs de l’OSCE toujours captifs, la pression monte

    media L'observateur suédois libéré dimanche 27 avril 2014 à Slaviansk, dans l'est de l'Ukraine. REUTERS/Gleb Garanich

    Le sort des huit observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe détenus depuis vendredi par des séparatistes pro-russes à Slaviansk, dans l'est de l'Ukraine, inquiète. Ils font l’objet de tractations et leur sort fait monter encore d’un cran la tension entre les Occidentaux et la Russie, malgré l’annonce dimanche de la libération de l’un d’entre eux. A Donetsk, la journée a été marqué par la prise de la télévision publique par les pro-Russes.

    Avec notre correspondant à Vienne, Blaise Gauquelin

    L’OSCE a confirmé la libération de l’observateur suédois qui semble avoir été relâché en raison de son état de santé : il souffre d’un léger diabète. Mais l’organisation a démenti l’information selon laquelle son secrétaire général Lamberto Zannier allait se rendre dans l’est de l’Ukraine. Kiev avait annoncé qu’il avait décidé de venir négocier lui-même la libération des officiers détenus.

    L’OSCE n’est pas préparée à ce genre de crise. Elle a dépêché à Slaviansk une équipe de négociateurs. Les diplomates retenus en otage dans une cave depuis trois jours font partie de la mission spéciale forte d’une centaine d’observateurs, déployée en Ukraine avec le soutien de la Russie. Une mission décidée après l’accord de Genève et qui désormais risque d’être compromise.

    Les séparatistes pro-russes accusent les militaires allemands, tchèque, polonais et danois d’être des espions de l’Otan, sur lesquels ils auraient trouvé des documents falsifiés qualifiés de suspects. Des allégations qui n’ont pas été commentées au siège de l’organisation, créée pendant la Guerre froide pour rapprocher l’Occident du bloc soviétique. Ces hommes sont normalement protégés par leur statut diplomatique.

    « Nous ne sommes pas des prisonniers de guerre »

    Avec nos envoyés spéciaux dans l'est de l'Ukraine, Anastasia Becchio et Bertrand Haeckler

    Dimanche matin, les séparatistes pro-russes avaient exhibé devant la presse les huit observateurs.

    « Nous ne sommes pas des prisonniers de guerre, nous sommes des invités du maire de Slaviansk. Nous ne savons pas quand nous serons autorisés à rentrer chez nous ».

    Parlant au nom du groupe des observateurs retenus, cette déclaration du colonel allemand Axel Schneider résume à elle seule la position délicate dans laquelle se trouvent les envoyés de l’OSCE aux mains des insurgés pro-russes.

    Les huit observateurs militaires étrangers ont été amenés dans la salle du conseil municipal et installés face à la presse, autour d’une table posée sur une estrade, le maire autoproclamé de Slaviansk se tenant juste derrière eux. L’air un peu perdus, mais en bonne santé.

    « Nous avons accepté cette conférence de presse pour que nos familles nous voient, a expliqué le colonel allemand Axel Schneider qui a confié qu'ils n'avaient été soumis à aucun mauvais traitement physique, ajoutant que le maire autoproclamé de Slaviansk, Viatcheslav Ponomarev, s'était porté personnellement garant de leur sécurité.

    Le maire autoproclamé de Slaviansk, Viatcheslav Ponomarev, entouré des observateurs de l'OSCE. REUTERS/Gleb Garanich

    Les huit observateurs – quatre Allemands, un Tchèque, un Danois, un Polonais et un Suédois (désormais libre) – avaient été arrêtés vendredi alors qu'ils circulaient tout près de Slaviansk. Ils étaient accompagnés d’officiers de l’armée ukrainienne qui eux n’ont pas été montrés au public et dont le sort demeure inconnu. Samedi, Viatcheslav Ponomarev affirmait qu’ils étaient des « prisonniers de guerre » qui pourraient être échangés contre des insurgés pro-russes aux mains des autorités de Kiev. Les autorités autoproclamées de la ville rebelle ont annoncé qu’il n’y aurait pas d’autres libérations dans l’immédiat : les tractations vont donc se poursuivre, dans un climat de plus en plus tendu, alors que les insurgés se préparent à un assaut des forces spéciales, qui stationnent à quelques 10aines de km de là.
     

    A Donetsk, les pro-Russes contrôlent la télévision publique

    Des militants séparatistes pro-russes occupaient dimanche la télévision régionale de Donetsk, toujours dans l'est du pays. Des hommes en treillis, armés de couteaux et de battes de baseball barrent l’entrée de la chaîne de télévision régionale. Ici, rapporte notre envoyée spéciale, Anastasia Becchio, c’est désormais la « République autoproclamée de Donetsk » qui donnera le la, explique Semion, qui se présente comme un militant de cette entité pro-russe :

    « Ici, il y aura des représentants de la République populaire de Donetsk qui aideront les équipes en place, qui leur fourniront des informations, qui feront des corrections et qui coordonneront les actions de la chaîne. Nous voulons simplement rajouter ici un peu de vérité ».

    En attendant de diffuser leurs programmes, les insurgés ont décidé de relayer Rossya 24, l’une des chaînes russes interdites par les autorités de Kiev qui les accusent de propagande anti-ukrainienne. Les équipes resteront en place, assurent les nouveaux maîtres des lieux, mais les hommes en uniformes paramilitaires que dirige Stanislav seront là pour les remettre sur le droit chemin :

    « Nous avons pris cette chaîne et maintenant nous allons montrer ce que nous voulons. Enfin, nous allons montrer ce qui se passe en réalité. Je ne pense pas que quelqu'un soit contre notre politique. Et de toute façon, si ces gens existent, ce sont des personnes qui ont été achetées par nos oligarques, j'en suis sûr ».

    Des militants en treillis portent de lourds sacs de sport à l’intérieur du bâtiment. A quelques mètres de là, quatre policiers observent tranquillement la scène de leur véhicule.

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