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    Europe

    Ukraine: Lougansk tombe aux mains des pro-Russes

    media Des activistes pro-russes armés lors de l'assaut du commissariat de police de Lougansk, le 29 avril 2014. REUTERS/Vasily Fedosenko

    Les forces pro-russes ont lancé un nouvel assaut, mardi 29 avril, à Lougansk. Il y a quelques jours, les autorités de ce chef-lieu régional disaient craindre une reprise de l'offensive après les fêtes de Pâques. Des milliers de manifestants pro-russes se sont emparés de plusieurs bâtiments officiels. A Sloviansk, sept observateurs militaires de l'OSCE sont toujours retenus en otages. Un climat de peur s'est emparé des habitants. Reportages.

    Avec nos envoyés spéciaux dans la région, Anastasia Becchio et Betrand Haeckler

    La police est démoralisée, les autorités locales ne disposent plus de structures en état de résister. C'est ce que confiait, il y a à peine quelques jours, le maire-adjoint de la ville qui disait s'attendre à un assaut des pro-Russes qui occupaient déjà depuis le début du mois le bâtiment des services spéciaux.

    → A (re)lire: les accrochages entre pro-Russes et pro-Kiev se multiplient

    C'est désormais chose faite. L'administration régionale et les sièges du parquet et de la télévision sont désormais entre leurs mains ce soir. Selon un scenario bien rôdé, des hommes armés ont forcé les entrées, le drapeau russe a aussitôt été hissé, les forces de l'ordre n'ont pas opposé de vive résistance.

    En fin d'après-midi, des miliciens pro-russes armés se sont attaqués au commissariat central de Lougansk. Le bâtiment a été encerclé par une cinquantaine d'hommes en uniformes ou en tenue de combat noire, portant kalachnikov et lance-roquettes.

    Dans la soirée, une foule dense était rassemblée devant ce bâtiment occupé, et scandent « Russie, Russie » et la police est avec le peuple. Une voix dans un haut-parleur a annoncé que le chef des forces de sécurité de la ville s'était retiré et qu'un nouvel homme allait être nommé dans la foulée.

    Ce spectacle fait hausser le ton au président ukrainien par intérim. Olexandre Tourtchinov dénonce « l'inaction » et « la trahison » des forces de l'ordre dans l'est du pays où les forces pro-russes occupent maintenant des bâtiments officiels dans une douzaine de villes.

    → A (re)lire: «La Russie n'a pas forcément intérêt à envahir l'est de l'Ukraine»

    Peur sur Slaviansk

    Autre ville tenue par les rebelles pro-Russes : Slaviansk, à une centaine de kilomètres au nord de Donetsk, véritable bastion des insurgés où sont détenus notamment sept observateurs étrangers de l'OSCE. Le maire autoproclamé de la ville a instauré un couvre-feu nocturne et les voix discordantes se font rares. Reportage.

    Il y a une semaine encore, Oksana, sortait régulièrement dans la rue pour y distribuer des autocollants jaune et bleu aux couleurs de l’Ukraine. Mais depuis quelques jours, cette adhérente du parti pro-occidental Batkyvchyna a mis ses activités de militante en sourdine. Pour se confier, elle choisit une cour à l’écart des oreilles indiscrètes.

    « Ca fait une semaine qu'on ne sort plus manifester, parce que les pro-Russes peuvent toujours nous attaquer avec des matraques, des battes de base-ball, comme ça s'est produit à Donetsk, Lougansk. Ici, c'est une petite ville et les gens ont décidé de ne pas les affronter directement, pour tenter de sauver leur peau. Ici tout le monde se connaît. Si tu poses une question à quelqu'un, il te répond en faisant "chut". Ils ont peur. »

    La presse locale s’est retrouvée rapidement dans le viseur des autorités autoproclamées de la ville. Conséquence : sur les kiosques à journaux, un écriteau indique que la presse n’est plus disponible.

    « Ca fait deux semaines que les journaux ne sortent plus. Parce qu'on a dit aux journalistes locaux qu'on surveillerait ce qu'ils écriraient dans les journaux, sur internet. La presse locale ne veut pas entrer en conflit avec les soit disant autorités. »

    Selon les services spéciaux ukrainiens, une quarantaine de personnes sont détenues par les insurgés de Slaviansk, parmi lesquels des journalistes.

    Galina Kovalchuk, dont le fils Vitaly est gardé prisonnier, discute avec un activiste pro-Russe, sur une barricade érigée près du bâtiment de la sécurité d'Etat, à Slaviansk, le 28 avril 2014. REUTERS/Gleb Garanich

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