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    Europe

    Ukraine: le mois de tous les dangers

    media Dans l'est de l'Ukraine, les militants pro-russes promettent des «rivières de sang» si un référendum n'a pas lieu. REUTERS/Marko Djurica

    En Ukraine, Vladimir Poutine et le président de l'OSCE Didier Burkhalter doivent discuter ce mercredi à Moscou de la tenue de tables rondes sur l'Ukraine. Bien vue par Moscou, cette initiative risque de ne pas être suffisante pour calmer la crise dans laquelle s’enfonce de plus en plus le pays. Et plusieurs dates clés approchent.

    Le 9 mai, Vladimir Poutine assistera à la parade militaire qui commémore la victoire sur l'Allemagne nazie. Il sera ce jour-là à Sébastopol, en Crimée, accompagné de son Premier ministre Dmitri Medvedev. Une visite très symbolique pour le président russe puisqu’elle sera sa première depuis le rattachement de la péninsule à la Russie. Elle confirmera la nouvelle mainmise de Moscou sur la région, mais peut susciter de dangereux débordements. « Ce sera une sorte de manifestation avec grand éclat du nationalisme grand russe qui peut encourager des mouvements de foule parmi les pro-russes à l’est et au sud de l’Ukraine », craint Galia Ackerman, historienne et spécialiste de la Russie.

    Le 11 mai, la situation risque d’être plus sensible encore. Les séparatistes veulent organiser un référendum à Lougansk et Donetsk, dans le Donbass. La question posée reste floue quant à l’adhésion à la Fédération de Russie, celle du contrôle des bureaux de vote l’est encore plus. Et la situation de cette région est bien différente de celle de la Crimée. Les affrontements quotidiens et les enlèvements font craindre des violences le jour J. D'autant que les rebelles pro-russes ont menacé : « Ce sera le référendum ou des rivières de sang ».

    Beaucoup doutent de la capacité des pro-russes à organiser un tel référendum. Mais selon Galia Ackerman, ceux-ci en ont les moyens et ils l’ont déjà fait :

    « Nous voyons avec l’exemple de la Crimée que quand on veut, on peut effectuer un tour de magie et en quelques jours tout organiser ou faire un simulacre d’organisation. On ne comprend pas quelle est la réelle emprise de ces pro-russes sur toutes les localités et quelle est leur capacité d’organisation. Mais puisque c’est un pouvoir qui n’est totalement pas légitime, ils peuvent aussi avoir des listes frauduleuses, ils peuvent utiliser le bottin de la ville… En Crimée, ce tour de magie a été réalisé en une semaine. Ce sera moins fréquenté, ce sera plus bâclé, mais ils feront un simulacre quelconque de référendum. Je n’ai pas de doute là-dessus. »

    Plus éloignée, la date du 25 mai est aussi incertaine. Le scrutin présidentiel est prévu ce jour-là, mais les pro-russes contestent le principe même de ces élections. Pour Charles Urjewicz, professeur à l'Institut des langues et civilisations orientales de Paris (Inalco), il n’est en tout cas pas possible d’envisager la tenue d’élections dans de pareilles conditions :

    « Je crois que la Russie manipule. Elle manipule d’autant plus facilement que l’État ukrainien est parfaitement incapable de contrôler la situation. Mais d’un autre côté, je pense aussi que beaucoup de ceux qui manifestent, qui occupent des lieux publics dans les régions russophones, ne sont pas toujours totalement contrôlés par Moscou. On est dans une situation où la Russie, de mon point de vue, ne contrôle pas toujours la situation. Je crois qu’on lui prête beaucoup plus de pouvoir qu’elle n’en a, du moins à ce stade.

    Je crois que pas plus le référendum que les élections parlementaires ne sont très réalistes. Toute élection a besoin de sérénité, de pluralité. Cela manque aujourd’hui, on est dans une situation complètement chaotique. »


    Russie, un livre blanc sur l'Ukraine

    Lundi, le ministère des Affaires étrangères russe a publié un rapport sur l'Ukraine. Ce livre blanc met en cause les nouvelles autorités ukrainiennes et les opposants au régime Ianoukovitch dans les violations des droits humains commises ces six derniers mois en Ukraine, y compris pour les victimes du Maïdan.

    Le document accuse une nouvelle fois les Occidentaux d'avoir activement soutenus les nationalistes et les néonazis dans leur prise du pouvoir à Kiev. Il conclut que les manifestations d'extrémisme, les sentiments néo nazis, l'intolérance religieuse, la répression, la violence physique et la criminalité sont devenus choses communes en Ukraine. Le rapport est illustré par des photos de 1941, d'un pogrom juif, attribué au nationaliste ukrainien Bandera.

    Pour ses auteurs, ce rapport apporte un avis « indépendant » et « non-politisé » sur les événements en Ukraine. Il est approuvé par la grande majorité de la classe politique russe. « Il pourrait servir de base à une plainte devant la Cour européenne des droits de l’homme », estime ainsi un membre du conseil des droits de l’homme auprès du président, même si « certains témoignages demandent à être vérifiées, surtout lorsqu’ils sont anonymes », ajoute un de ces collègues. Pour le ministère des Affaires étrangères, il démontre en tout cas l'urgente nécessité de mettre en place les réformes pronées par Moscou.

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