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    Europe

    Berlin, Washington, Moscou... chacun sa solution pour sauver l’Ukraine

    media Frank-Walter Steinmeier (d) avec le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk, le 22 mars 2014. REUTERS/Gleb Garanich

    Dans une interview accordée à quatre quotidiens européens, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a estimé que le risque d'une confrontation militaire en Ukraine se rapprochait. Pour éviter qu'une guerre civile éclate en Ukraine, le chef de la diplomatie allemande prône la tenue d'une nouvelle conférence internationale à Genève.

    Les pays occidentaux se montrent de plus en plus alarmés par la tournure que prennent les événements dans l’est de l’Ukraine. Pour le gouvernement allemand, le point essentiel dans cette crise ukrainienne est de maintenir le dialogue avec Moscou. Le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier appelle donc à une deuxième réunion internationale qui tirerait les leçons de l'échec de la première. Cette fois, explique-t-il, il faut rendre « obligatoire chaque étape nécessaire pour atteindre une désescalade ». Cette deuxième conférence devrait aussi servir, selon les Allemands, à parvenir à un accord sur la tenue de l'élection présidentielle anticipée en Ukraine, scrutin actuellement prévu le 25 mai.

    La semaine dernière, la chancelière Angela Merkel avait déclaré à Washington qu'elle s'était fixé comme « objectif personnel » le maintien de cette date. Une ligne partagée par l'ensemble des pays occidentaux. Mais ce mardi, Frank-Walter Steinmeier a exprimé pour la première fois tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : « Les conditions actuelles ne sont pas bonnes et il y a des craintes qu'elles ne soient pas meilleures le 25 mai ».

    Les Etats-Unis œuvrent pour la tenue des élections

    À Washington, on estime également que les embûches sont de plus en plus nombreuses pour la tenue d’élections, nous confirme notre correspondante sur place, Anne-Marie Capomaccio. Et le référendum d’autodétermination que les pro-russes menacent d’organiser dimanche 11 mai à Donesk est l’un des points de fixation. « Nous ne resterons pas les bras ballants, a déclaré John Kerry. C’est un scénario semblable à la tactique utilisée par Moscou en Crimée ».

    Le gouvernement américain ne baisse donc pas les bras pour autant et tente manifestement de sauver ces élections. La secrétaire d’État adjointe Victoria Nuland continue ainsi de son côté à travailler à l’organisation du scrutin présidentiel avec les Ukrainiens. « Si les élections se tenaient aujourd’hui, elles pourraient avoir lieu quasiment partout sur territoire ukrainien, sauf la Crimée où des mesures spécifiques ont été prises et en fait, également, dans la plus grande partie de Lugansk et un tiers de Donesk », estime Victoria Nuland.

    Au Sénat, la commission des Affaires étrangères presse l’administration Obama de ne pas attendre le dimanche 11 mai et l’action des séparatistes pour prendre de nouvelles sanctions contre la Russie. Les élus américains craignent une annexion de nouveaux territoires ukrainiens par Moscou, et estiment que la réaction occidentale n’est pas assez sévère, et pas assez rapide. Les Allemands, eux, misent toujours sur le dialogue avec Moscou pour trouver une issue à la crise ukrainienne. « Nous ne devons pas permettre au président Poutine de devenir un adversaire », conclut Frank Walter Steinmeier.

    L'OSCE à Moscou

    « Comment aider au démarrage d'un dialogue national en Ukraine ? » C'est ainsi que cette rencontre, entre le président russe Vladimir Poutine et le président de l'Organisation de sécurité et de coopération en Europe (OSCE), est présentée par le ministère russe des Affaires étrangères. Elle aurait été décidée à l'issue d'un récent entretien entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président russe.

    Pour la Russie, il faut s'appuyer sur l'accord de Genève du 17 avril dernier pour sortir de la crise. Et c'est l'OSCE qui contribuera à sa mise en oeuvre, en favorisant le dialogue inter-ukrainien et en surveillant l'execution des décisons prises. L'OSCE semble donc être l'un des outils que Moscou est prête à utiliser, en accord avec les Européens, pour faire baisser la tension en Ukraine. Selon certains observateurs, Moscou serait en effet dépassée par l'ampleur de la crise.

    A l'approche du 11 mai, date du referendum promis par les séparatistes de Donetsk, Moscou semble donc envisager une désescalade. On redoute une montée des tensions, dès le 9 mai, date de la commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui risque de rimer avec patriotisme exacerbé et tensions nationalistes.

    Sergueï Lavrov accuse l'Europe de « fermer les yeux » sur le « fascisme »

    Alors qu’il participait à une cérémonie en l’honneur des soldats russes morts pendant la Seonde Guerre mondiale, ce mardi, Sergueï Lavrov, le ministre russes des Affaires étrangères, a eu des propos très dur à l’égard des Européens, les accusant de fermer les yeux sur « l’idéologie fasciste ». « Cela fait de nombreuses années que l'on ferme les yeux, en Europe, sur le fait que l'idéologie fasciste attire de nouveaux adeptes et que ses promoteurs enrôlent toujours plus de nouveaux disciples, qu'ils organisent des rassemblements en l'honneur d' anciens SS, qui ont été reconnus comme criminels par le tribunal de Nurenberg », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères. « Mais ce qui se passe maintenant, ce ne sont pas de simples rassemblements avec des slogans glorifiant des nazis, c'est le fascisme vivant qui se manifeste. Ce qui c'est passé à Odessa c'est du fascisme pur », a-t-il ajouté.

    Ce qui c'est passé à Odessa c'est du fascisme pur.

    Sergueï Lavrov

    Ministre russe des Affaires étrangères.

    07/05/2014 Écouter

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