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    Europe

    Hongrie : 60 tests ADN pour un portable volé

    media Capture d'écran du blog de Lazlo Csokasi http://iksz.beszolunk.hu

    C’est souvent sur les blogs que l’on déniche les histoires les plus originales ou les plus insensées. A Budapest, Laszlo Csokasi, un barman, raconte ses aventures sur son blog. Ses tribulations et son bras de fer avec le FBI hongrois ont agité la blogosphère hongroise. Il vient de porter plainte pour « abus de pouvoir ».

    Avec notre correspondante en Hongrie, Florence La Bruyère

    Laszlo Csokasi a 32 ans, il est barman pour un restaurateur qui organise des cocktails. Sur son blog, Prenons la parole, il a raconté son aventure. Tout a commencé en septembre dernier, lorsque le Premier ministre Viktor Orban a marié sa fille. C’est le patron de Laszlo Csokasi qui s’est occupé de la réception. Un mariage somptueux, à la campagne, avec 300 invités, et une soixantaine de personnes derrière le bar.

    Deux mois plus tard, Laszlo est convoqué par la police, ainsi que tous les employés du traiteur. La police explique que le téléphone portable d’un invité a été volé pendant le mariage. Mais le voleur a laissé l’étui sur la table. Et sur l’étui, il y a un peu d’ADN. Laszlo et ses collègues sont considérés comme suspects. La police veut procéder à un prélèvement d’ADN sur chacun d’entre eux.

    La plupart des personnes concernées étaient indignées, mais n’ont pas osé dire «non». Seules trois personnes, dont Laszlo Csokasi, ont refusé. Avec beaucoup d’humour, Laszlo écrit sur son blog : « Oui, vous avez bien lu, la police veut prélever l’ADN de 60 personnes. S’agit-il d’un triple assassinat, d’un tueur en série qui a pris la fuite ? Non, on parle d’un simple téléphone portable. » Après son refus, Laszlo est de nouveau convoqué. Cette fois, c’est au Bureau national d’investigation, l’équivalent du FBI en Hongrie. Là, on lui a dit : « si vous refusez le test ADN, vous paierez une amende de 250 000 forints ». Cette somme représentant plus d’un mois de salaire pour Laszlo, il a accepté.

    Pas d'enquête sur les invités

    Laszlo n'a néanmoins pas hésité à leur demander si les invités présents au mariage ont dû aussi se soumettre au test ADN. Les agents du Bureau lui ont répondu qu'il n’y avait pas d’enquête sur les invités. Une pratique discriminatoire selon le jeune blogueur, qui ne s’est pas laissé faire. Il a porté plainte pour abus de pouvoir. Il ne savait pas comment faire, et n’avait pas d’avocat. Il est donc allé sur le portail de la justice européenne. Un site internet qui fournit des informations pratiques dans 23 langues. Par exemple : comment porter plainte, quels sont les droits d’un témoin pendant une audition, etc.

    Quand RFI a rencontré Laszlo, il nous a confié sa satisfaction d'être dans l’Union européenne. Parce qu’il a l’impression qu’il peut mieux faire respecter ses droits. S’il le faut, il est résolu à aller jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme, à Strasbourg.

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