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    Europe

    La crise en Ukraine s'invite en Normandie

    media Barricade sur la route de l'aéroport de Donetsk, le 28 mai 2014. REUTERS/Yannis Behrakis

    Le président français François Hollande rencontrera son homologue russe Vladimir Poutine le 5 juin 2014 lors d'un dîner informel à Paris, à la veille des commémorations du 6 juin qui se dérouleront en Normandie : c'est ce qu'a annoncé le conseiller diplomatique du Kremlin. François Hollande a, par ailleurs, invité le nouveau président ukrainien Petro Porochenko à participer à ces cérémonies.

    « Nous aurons des discussions sur la crise ukrainienne », a annoncé François Hollande à Bruxelles à l'issue du sommet européen. Le président russe sera donc convié en tête-à-tête à un dîner informel à l'Elysée. Il sera temps que Vladimir Poutine reconnaisse désormais le nouveau président ukrainien Petro Porochenko, élu dimanche en Ukraine avec 54% des voix, et qu'il favorise l'apaisement dans l'est, a déclaré François Hollande.

    Cette rencontre se déroulera après le sommet du G7 de Bruxelles qui avait annulé le G8 prévu à Sotchi, et suspendu la Russie après le rattachement de la Crimée à Moscou. Le même jour, le président français doit aussi recevoir Barack Obama qui lui, en revanche, ne devrait pas rencontrer Vladimir Poutine.

    « Favoriser la paix »

    Enfin, le lendemain, le nouveau président ukrainien Petro Porochenko a été convié aux cérémonies du 6 juin. Il a assuré dans une interview au quotidien allemand Bild qu'il souhaitait discuter avec son homologue russe « pour détendre la situation et favoriser la paix », sans préciser le lieux ni la date de ces discussions éventuelles.

    Les trois présidents Américain, Russe, et Ukrainien seront finalement réunis le vendredi 6 juin dans un contexte très tendu, pour commémorer pourtant le 70e anniversaire du débarquement des Alliés en Normandie.

    Militant pro-russe stationné derrière une barricade à Donetsk, le 27 mai. REUTERS/Yannis Behrakis


    Des combattants tchétchènes dans le Donbass ?

    Dans le Donbass, écrit notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne, des témoins, parmi lesquels des journalistes, affirment que les combattants prorusses sont aidés par des combattants venus de Tchétchénie. Hier soir, le président tchétchène Ramzan Kadyrov a démenti avoir envoyé des militaires combattre aux côtés des insurgés, mais il n’exclut pas que des ressortissants Tchétchènes aient pu s'y rendre de leur propre gré.

    « Aucune colonne militaire de Tchétchénie ne prend part au conflit dans l’Est de l’Ukraine », affirme Ramzan Kadyrov. Pourtant des combattants tchétchènes ont été vus à Donetsk. Certains ont parlé à des journalistes, expliquant qu’ils étaient là depuis une semaine, et qu’ils avaient répondu à l’appel de leur président !

    Initiatives individuelles

    Mais, officiellement Ramzan Kadyrov explique que la Tchétchénie faisant partie de la Russie, elle n’a pas ses propres forces armées. Et donc, s’il y a des Tchétchènes dans le Donbass, il s’agit d’initiatives individuelles. Fin février, Kadyrov avait proposé d’envoyer en Ukraine ses soldats pour protéger les Russes, et récemment encore, il s’est dit prêt à mener toutes les missions nécessaires pour défendre le peuple et l’Etat russe.

    Et justement, il se présente comme celui qui a négocié la libération des deux journalistes russes détenus en Ukraine. C’est dans son avion personnel que, dimanche dernier, les deux journalistes sont arrivés à Grozny, avant de rentrer à Moscou. Et il ne cache pas que le président Poutine a été impliqué tout au long des négociations. Ramzan Kadyrov, nommé à la tête de la Tchétchénie par le président russe en 2007, s'est lui-même surnommé « le fantassin de Poutine » lors d'une interview récente dans un quotidien russe.

    Gazoduc de Gazprom en cours de construction. Reuters/Yuri Maltsev


    Comment faire sans le gaz russe ?

    Gazprom menace de ne plus livrer l'ukraine à compter du 3 juin prochain, le contentieux sur la facture de gaz due par Kiev au géant gazier russe n'ayant pas été réglé. L'Union européenne craint donc une redite des precédentes crises liées au gaz en 2006 et 2009 et se demande si elle a les moyens de faire sans gaz russe.

    L'Union européenne reste très vulnérable, reconnaît le président de la Commission européenne. Depuis dix ans, elle importe plus de la moitié de sa consommation en énergie, et son principal fournisseur, en gaz comme en pétrole, c'est la Russie. Rien que l'année dernière, Bruxelles a importé 480 milliards de m3 de gaz, 133 milliards ont été fourni par Gazprom, et la moitié a transité par l'Ukraine.

    Si Kiev est privé du gaz russe, l'Union devra compter sur ses propres réserves, mais elles n'excèdent pas les 100 milliards de m3 et ce ne pourra être qu'une solution très temporaire. Soit miser sur d'autres fournisseurs traditionnels tels que la Norvège, mais là encore, ce n'est pas une solution pérenne, les quantités disponibles ne seront pas suffisantes.

    Réduire la dépendance

    L'Union européenne peut enfin demander à Gazprom de faire transiter le gaz qui lui est destiné via Nord Stream, le gazoduc qui arrive directement en Allemagne, mais ce serait un aveu d'échec, et cela renforcerait encore la dépendance de Bruxelles vis à vis de la Russie, ce que l'Union européenne veut éviter. L'UE cherche d'ailleurs des solutions qui lui permettrait de réduire cette dépendance.

    La Commission a présenté un plan d'action en ce sens allant du développement des énergies renouvelables à l'exploitation du charbon, du nucléaire et du contesté gaz de schiste. Il sera présenté lors du prochain sommet européen fin juin 2014.

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