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    D-Day: les douloureux souvenirs des vétérans alliés

    media Cimetière américain de Colleville-sur-Mer, au-dessus d'Omaha Beach, le 2 juin 2013. REUTERS/Regis Duvignau

    Les vétérans alliés qui ont débarqué le 6 juin 1944 en Normandie sont aujourd’hui les véritables stars de ce 70e anniversaire du D-Day. Vénérés et célébrés comme libérateurs de la France et de l’Europe entière, ils seront un peu plus de mille à assister aux cérémonies officielles ce vendredi. Mais ces hommes aujourd'hui âgés portent, pour la plupart, un regard bien différent sur eux-mêmes et leur rôle dans le débarquement. Pour eux, ce sont surtout des souvenirs douloureux, qu’ils ont pendant des décennies eu du mal à partager avec leurs proches.

    Avec notre envoyée spéciale à Colleville-sur-Mer, Stefanie Schüler

    Leif Massing, ancien parachutiste américain de la 82e Airborne Division, n’était jamais retourné sur les lieux du débarquement. Il se dit heureux de l'avoir finalement fait : « Il était temps pour moi de revenir, et je suis soulagé de l’avoir fait. J’ai du mal à contrôler mes émotions. Je ressens la douleur des gens ici ».

    La douleur des autres renvoie Leif à ses propres démons. Durant soixante-dix ans, il n’a pas voulu parler de son vécu en Normandie. Sa fille, Nancy, accompagne son père en France : « Il avait des tas d’histoires drôles, adaptées aux enfants, des anecdotes. Mais il ne nous a jamais parlé de la bataille ».

    Julian Rice, qui était en 1944 pilote dans l’armée américaine, s’est lui aussi tu pendant soixante-dix ans. Il s'explique mieux, aujourd'hui, les raisons de son silence : « J’ai vraiment enfoui tout ça au fin fond de mon esprit. J’ai voulu oublier. C’est un sujet inconfortable. Tuer est une chose terrible ».

    Arrivés à la fin de leur vie, beaucoup de vétérans ressentent le besoin de se confier. Et il leur est souvent plus facile de parler à leurs petits-enfants qu’à leurs enfants, comme en témoigne Andy Vogel : « Mon grand-père m’a raconté plus durant cette dernière semaine qu’il n’avait jamais raconté à qui que ce soit au sein de notre famille. Cela me permettra de préserver ces informations pour les générations à venir ».

    Julian Rice, 93 ans, a le regard perdu sur Omaha Beach. « Ces choses sont derrière nous maintenant, explique-t-il. C’est notre dernière révérence. Il faut que nous parlions ».

    → À (re)découvrir : Le webdocumentaire « Les Sanglots Longs »

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