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L'histoire inédite de juifs polonais et baltes sauvés par le Goulag

media Trois jours après le pogrom de Kielce, la population locale et la police militaire furent contraints par le gouvernement d'assister aux funérailles des victimes. Ushmm/Photo Archives/Leah Lahav

Comment et pourquoi Polonais et Baltes d’origine juive ont été déplacés de force au Goulag ? Quand purent-ils rentrer chez eux ? Par les hasards de l'Histoire, ces trois vagues soviétiques de déportation permirent à un certain nombre de juifs d'échapper aux camps de concentration mais pas à toutes les persécutions.

Article publié en 2010

Suite à la signature du pacte entre les ministres des Affaires étrangères allemand et soviétique Ribbentrop et Molotov, en septembre 1939, l’Union soviétique a annexé les territoires orientaux de la Pologne (l’Ukraine et la Biélorussie occidentales) et les pays baltes. 

Les élites politiques, économiques et militaires qui habitaient ces territoires (Polonais, Juifs, Allemands, Ukrainiens, Lituaniens, Lettons, Estoniens et Biélorusses) furent arrêtées et déportées dans de lointaines régions de l’URSS ou condamnées aux travaux forcés dans les camps du Goulag soviétique.

En Pologne orientale, entre 1940 et 1941, les Soviétiques organisèrent quatre grandes vagues de déportation destinées à purger les régions orientales des « éléments indésirables ». Chaque opération de déportation avait, au départ, une cible bien précise : la première, de février 1940, visait principalement les colons militaires, les « Osadniki », c’est-à-dire les anciens membres de l’armée qui avaient combattu durant la Première Guerre mondiale ou participé à la guerre russo-polonaise de 1920 et auxquels avaient été attribuées des terres dans l’objectif stratégique d’affirmer la présence polonaise dans les régions frontalières.

En avril 1940, les déportations concernèrent surtout les représentants de l’ancien ordre public polonais (policiers, gendarmes, gardiens de prison, employés administratifs), les membres des classes possédantes (propriétaires, artisans, fabricants, commerçants) ainsi que les membres des familles de réprimés.

Pendant la troisième vague, en juin 1940, la catégorie visée était celle des réfugiés qui avaient fui la Pologne occidentale occupée par les Allemands, mais qui, ensuite, avaient refusé de prendre la citoyenneté soviétique et avaient fait la demande, auprès de la commission soviéto-allemande de transferts, de retourner chez eux.

Tous ceux qui n’avaient pas obtenu la permission allemande de se transférer dans la partie occidentale de la Pologne furent déportés par les Soviétiques. 80% des 75.000 personnes déportés étaient des juifs. 

Lors de la dernière opération, en juin 1941, furent déportées toutes les personnes faisant partie des catégories déjà visées mais qui avaient échappé aux opérations précédentes.

Dans les pays baltes, les arrestations et les déportations en masse de la population commencèrent seulement en juin 1941, une semaine avant l’invasion allemande : environ 26.000 personnes furent déportées, 15% étaient d’origine juive. Etaient arrêtés tout les juifs qui étaient classifiés comme socialement ou politiquement dangereux, c’est-à-dire les familles qui avaient du patrimoine et tous ceux qui avaient milité dans un parti, un mouvement, une organisation culturelle ou politique.

L’invasion allemande de l’URSS modifia l’attitude des Soviétiques face au gouvernement polonais en exil à Londres et ouvrit une brève période de coopération bilatérale. Elle se traduisit par la possibilité pour les Polonais de prendre en charge leurs ressortissants sur le territoire de l’URSS et d’organiser leur rapatriement. Au mois d’août 1941 fut déclarée une amnistie concernant « les citoyens polonais se trouvant sur le territoire soviétique ».  

Si, dans un premier temps, certains citoyens polonais d’origine juive furent libérés pour rejoindre l’armée polonaise du général Anders au Moyen-Orient et combattre sur le front occidental à côté des Anglo-américains, à partir de novembre 1941, les Soviétiques introduisirent le critère ethnique dans leur conception de la citoyenneté des ayants droit à quitter le territoire soviétique. Les Ukrainiens, Biélorusses et Juifs qui vivaient dans les territoires orientaux de la Pologne et qui avaient été déportés en 1940-1941 étaient ainsi exclus de l’amnistie car ils étaient désormais considérés comme des citoyens soviétiques n’ayant pas le droit de quitter leurs lieux de déportation. Sur les environ 120.000 personnes transférées dans le cadre du départ de l’armée Anders, 3% étaient constitués des membres de la minorité juive.

Ces quelques juifs, qui réussirent à être évacués en 1942 par les autorités polonaises en Asie centrale, ne rentrèrent jamais en Pologne après la fin des hostilités, pour la plupart ils s’installèrent en Europe occidentale, aux Etats-Unis et en Israël.

En 1945, suite aux accords entre le gouvernement provisoire d’unité nationale de la République de Pologne et l’URSS, concernant l’évacuation des individus de nationalité ethnique polonaise et juive déportés en 1940-1941, commencèrent effectivement les retours.

La majorité des juifs qui purent rentrer chez eux, en Pologne occidentale, quittèrent le pays suite au pogrom de Kielce du 4 juillet 1946 (250.000 juifs partirent de Pologne entre 1946 et 1948), d’autres en 1968 lors de la campagne antisémite menée par le gouvernement polonais.

Les Baltes déportés en 1941 ne firent l’objet d’aucun accord de rapatriement et durent attendre la mort de Staline, en mars 1953, et les amnisties qui suivirent pour pouvoir retourner chez eux.

Rencontre avec des témoins au Mémorial de la Shoah (17 rue Geoffroy-l’Asnier, 75004 Paris), le dimanche 9 mai 2010 à 14h30. En partenariat avec le Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen (EHESS/CNRS) et Radio France Internationale, dans le cadre du projet soutenu par l’Agence nationale de la Recherche (ANR) « les Archives Sonores de l’Europe du Goulag ».

« Déplacés spéciaux » était le terme qui désignait à l’époque soviétique les personnes assignées à résidence dans les régions les plus éloignées en territoire soviétique. Une rencontre exceptionnelle avec deux témoins ayant vécu ces itinéraires méconnus.

Henry Welch est né à Lodz en 1933 d’une famille de la bourgeoisie juive. Après l’invasion de la Pologne en septembre 1939, il se réfugie avec sa mère et sa tante à l’Est, à Pinsk. C’est de là qu’ils seront déplacés de force vers le nord de l’URSS pour avoir refusé d’acquérir la nationalité soviétique. Paradoxalement, ce «déplacement», loin de la zone du front et de l’Occupation allemande, leur sauva ainsi la vie. Dans le cadre de cette rencontre, Henry Welch raconte son parcours qui depuis Lodz, à travers l’Union soviétique, l’Asie centrale, Israël, le Brésil, les Etats-Unis et le Canada, le mènera jusqu’à Rome, sa résidence actuelle.

Juliana Zarchi, est née à Kaunas en 1938 de père lituanien d’origine juive et de mère allemande. Elle réussira à survivre au ghetto de Kaunas et à l’occupation nazie, mais en août 1945 – dans le cadre des répressions contre les ressortissants d’origine allemande – elle sera déplacée de force avec sa mère par les Soviétiques au Tadjikistan, en Asie centrale, d’où elle rentrera seulement en 1962. Juliana Zarchi raconte l’histoire de sa famille et de son expérience des deux régimes dictatoriaux.

En présence des témoins Henry Welch et Juliana Zarchi, de Marta Craveri, historienne au Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen de Paris et Catherine Gousseff , historienne au Centre Marc Bloch à Berlin. Une rencontre animée par Valérie Nivelon, journaliste à Radio France Internationale (RFI).
 

 

 

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